personne, si bien qu’aucune rançon ne sera acceptée de lui. Le terme « al-ʿadhāb » revêt ici le sens de l’acte même de châtier, tandis que « al-wathāq » renvoie à l’acte d’entraver.
De là la parole du poète :
« Et, après ton don des cent (têtes), si généreux… »[1]
Il a encore été dit : nul, s’il n’est pas mécréant, ne sera châtié d’un châtiment semblable à celui du mécréant. Abû ʿUbayd et Abû Ḥâtim ont retenu la vocalisation en fatḥa du dhâl et du thâʾ ; dans cette lecture, le pronom se rapporte au mécréant, car il est établi que personne ne châtie comme Allah châtie. Abû Qilâbah a rapporté du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – qu’il récita avec cette ouverture du dhâl et du thâʾ, et l’on rapporte qu’Abû ʿAmr revint à la récitation du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue.
Abû ʿAlî a dit : il est également possible que, dans la lecture commune, le pronom renvoie au mécréant ; le sens serait alors : « Nul ne châtie quiconque d’un châtiment semblable à celui infligé à ce mécréant », le pronom renvoyant ainsi au mécréant, et par « nul » on entend les anges chargés de châtier les gens du Feu.
[Sourate al-Fajr (89) : versets 27-30]
« Ô toi, âme apaisée (27),
retourne à ton Seigneur, satisfaite et agréée (28),
entre donc parmi Mes serviteurs (29)
et entre dans Mon Paradis (30). »
Parole du Très-Haut :
« Ô toi, âme apaisée… »
Après avoir dépeint l’état de celui dont toute la préoccupation est la vie d’ici-bas, qui met en cause Allah lorsqu’Il l’enrichit ou l’appauvrit, le Très-Haut mentionne la situation de celui dont l’âme s’est tranquillisée auprès d’Allah : il se soumet à Son ordre et se confie à Lui.
On a également dit : il s’agit de la parole des anges adressée aux alliés d’Allah – qu’Il soit exalté.
Quant à l’« âme apaisée », c’est l’âme calme et certaine ; elle a acquis la certitude qu’Allah est son Seigneur et s’est humblement soumise, ainsi l’ont expliqué Mujâhid et d’autres.
Ibn ʿAbbâs a dit : c’est l’âme rassurée par la récompense d’Allah ; d’après lui encore, il s’agit de l’âme croyante.
Al-Ḥasan a dit : c’est la croyante sûre de sa foi.
Mujâhid a également dit : c’est l’âme satisfaite du décret d’Allah, qui sait que ce qui la manque n’aurait pu la toucher et que ce qui la touche n’aurait pu la manquer.
Muqâtil a dit : c’est celle qui est à l’abri du châtiment d’Allah. Dans la codex d’Ubayy ibn Kaʿb on lit : « Ô toi, âme en sécurité, apaisée. »
On a encore dit : c’est celle qui a œuvré avec une certitude ferme dans la promesse qu’Allah fait dans Son Livre.
Ibn Kaysân a dit : ici, « apaisée » signifie « sincère ».