au moyen de Son fouet.
D’après ‘Amr ibn ‘Ubayd :
Lorsque al-Ḥasan (al-Baṣrî) arrivait à ce verset, il disait : « Auprès d’Allah se trouvent de nombreux fouets ; Il les a donc frappés avec l’un d’entre eux. »
Qatâdah dit :
« Tout instrument par lequel Allah – Très-Haut – châtie est un fouet de châtiment. »
[Sourate al-Fajr, 89 : 14]
« Ton Seigneur est certes aux aguets. » (v. 14)
C’est-à-dire qu’Il épie l’œuvre de chaque homme jusqu’à le rétribuer selon celle-ci : telle est l’explication d’al-Ḥasan et d’Ikrimah.
On a également dit : Il se tient sur la voie des serviteurs, nul ne Lui échappe.
Le marṣad et le mirṣād désignent le chemin ; l’explication en a déjà été donnée dans la sourate « Barâ’a » (1) – et louange à Allah.
Ad-Ḍaḥḥâk rapporte d’Ibn ‘Abbâs :
« Au-dessus de la Géhenne se trouvent sept passerelles. L’homme est interrogé, à la première, au sujet de la foi ; s’il la présente complète, il passe à la seconde. Puis on l’interroge sur la prière ; s’il s’en acquitte, il passe à la troisième. Ensuite, on le questionne sur la zakât ; s’il s’en acquitte, il passe à la quatrième. Puis on l’interroge sur le jeûne du mois de Ramaḍân ; s’il l’a observé, il passe à la cinquième. Ensuite, il est interrogé au sujet du ḥajj et de la ‘umrah ; s’il les a accomplis, il passe à la sixième. Puis on l’interroge sur le maintien des liens de parenté ; s’il s’en acquitte, il passe à la septième. Enfin, on l’interroge au sujet des injustices.
Un héraut proclamera alors : « Ô vous ! Que quiconque a subi une injustice se présente ! » Il sera alors fait justice aux gens contre lui, et à lui contre les gens.
Tel est le sens de la parole du Très-Haut : « Ton Seigneur est certes aux aguets. »
Sufyân ath-Thawrî dit : « “Aux aguets” désigne la Géhenne, au-dessus de laquelle se dressent trois passerelles : l’une où se tient le lien de parenté, l’autre où se tient la confiance, et la troisième où se tient le Seigneur – béni et exalté soit-Il. »
Je dis : c’est-à-dire Sa sagesse, Sa volonté et Son ordre. Allah sait mieux.
D’Ibn ‘Abbâs également : « “Aux aguets” signifie qu’Il entend et qu’Il voit. »
Je dis : voilà une parole pertinente : Il (entend) leurs propos et leurs confidences, et (voit), c’est-à-dire connaît, leurs actes et leurs secrets, et Il rétribue chacun selon son œuvre.
On rapporte qu’on demanda à un Arabe : « Où est ton Seigneur ? » Il répondit : « Aux aguets. »
Il est rapporté encore qu’‘Amr ibn ‘Ubayd récita cette sourate devant al-Manṣûr ; lorsqu’il parvint à ce verset, il déclara : « Ton Seigneur est certes aux aguets, ô Abû Ja‘far ! » Az-Zamakhsharî dit : par cette interpellation, il laissa entendre qu’il faisait partie de