Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

D’après Ibn ʿAbbâs – qu’Allâh l’agrée –, la preuve en est la parole du Très-Haut : « et le Feu couvrira leurs visages » [Ibrâhîm : 50].

Il a également été dit : elle enveloppera l’ensemble des créatures.

Il a été avancé encore qu’il s’agit du second souffle annonçant la Résurrection, parce qu’il recouvrira tous les êtres.

D’autres ont soutenu que l’« Enveloppante » désigne les gens du Feu : ils la côtoieront et s’y précipiteront.

On a également expliqué l’interrogation « T’est-il parvenu » en disant : cela ne relevait ni de ta science ni de celle de ton peuple.

Ibn ʿAbbâs dit : avant cela, il ne lui en était rien parvenu avec le détail qui est exposé ici.

Il a encore été dit : l’expression a pris la forme d’une question adressée à Son Messager ; son sens est : « Si le récit de l’Enveloppante ne t’avait pas encore atteint, le voici qui t’atteint », telle est aussi l’explication d’al-Kalbî.

[Coran 88 : 2-3]
« Des visages, ce jour-là, seront humiliés,
travailleurs, exténués. »

Ibn ʿAbbâs dit : Le récit les concernant ne lui était pas encore parvenu ; Allâh l’en informa donc en disant : « Des visages, ce jour-là », c’est-à-dire le Jour de la Résurrection.

Khâshiʿah (« humiliés »), selon Sufyân, signifie : avilis par le châtiment. Tout être réduit, immobile, est qualifié de khâshiʿ.

On dit : « Il est khâshiʿ dans sa prière » quand il s’humilie et incline la tête.

On dit d’une voix qu’elle est khâshiʿa lorsqu’elle s’abaisse ; le Très-Haut a dit : « Et les voix se seront tues devant le Tout-Miséricordieux » (Tâ-Hâ : 108).

Par « visages », il faut entendre leurs détenteurs.

Qatâdah et Ibn Zayd disent : khâshiʿah, c’est-à-dire « dans le Feu ». Il s’agit des visages de tous les mécréants, selon Yaḥyâ ibn Sallâm.

Il a aussi été avancé – d’après Ibn ʿAbbâs – qu’il s’agirait des visages des Juifs et des Chrétiens.

Puis Allâh dit : « ʿÂmilah nâṣibah » (« travailleurs, exténués ») ; cela concerne la vie d’ici-bas, car l’Au-delà n’est pas demeure d’action.

Le sens est donc : des visages qui, dans le bas-monde, se sont épuisés dans l’action et qui, dans l’Au-delà, seront humiliés.

Les linguistes expliquent : on dit d’un homme qui persévère dans sa marche : « ʿamila yaʿmalu ʿamalan ».

De même, d’un nuage dont l’éclair persiste : « ʿamila yaʿmalu ʿamalan » ; on dit encore : « voici un nuage ʿamil ».

Le Hudhalî a dit :
A – Jusqu’à ce qu’un voile nocturne, las, vienne s’étendre encore ;
A – Il passa la nuit joyeux, tandis que veillait l’aurore.
B – Le firmament demeura muet, sans repos ni remords ;
B – La nuit, privée de sommeil, s’attarda jusqu’à l’aurore.

عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، وَدَلِيلُهُ قَوْلُهُ تَعَالَى: وَتَغْشى وُجُوهَهُمُ النَّارُ «١» [إبراهيم: ٥٠] . وَقِيلَ: تَغْشَى الْخَلْقَ. وَقِيلَ: الْمُرَادُ النَّفْخَةُ الثَّانِيَةِ لِلْبَعْثِ، لِأَنَّهَا تَغْشَى الْخَلَائِقَ. وَقِيلَ: الْغاشِيَةِ أَهْلُ النَّارِ يَغْشَوْنَهَا، وَيَقْتَحِمُونَ فِيهَا. وَقِيلَ: مَعْنَى هَلْ أَتاكَ أَيْ هَذَا لَمْ يَكُنْ مِنْ عِلْمِكَ، وَلَا مِنْ عِلْمِ قَوْمِكَ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: لَمْ يَكُنْ أَتَاهُ قَبْلَ ذَلِكَ عَلَى هَذَا التفصيل المذكور ها هنا. وَقِيلَ: إِنَّهَا خَرَجَتْ مَخْرَجَ الِاسْتِفْهَامِ لِرَسُولِهِ، وَمَعْنَاهُ إِنْ لَمْ يَكُنْ أَتَاكَ حَدِيثُ الْغَاشِيَةِ فَقَدْ أتاك، وهو معنى قول الكلبي. [سورة الغاشية (٨٨) : الآيات ٢ الى ٣] وُجُوهٌ يَوْمَئِذٍ خاشِعَةٌ (٢) عامِلَةٌ ناصِبَةٌ (٣) قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: لَمْ يَكُنْ أَتَاهُ حَدِيثُهُمْ، فَأَخْبَرَهُ عَنْهُمْ، فَقَالَ: وُجُوهٌ يَوْمَئِذٍ أَيْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ. خاشِعَةٌ قَالَ سُفْيَانُ: أَيْ ذَلِيلَةٌ بِالْعَذَابِ. وَكُلُّ مُتَضَائِلٍ سَاكِنٌ خَاشِعٌ. يُقَالُ: خَشَعَ فِي صَلَاتِهِ: إِذَا تَذَلَّلَ وَنَكَّسَ رَأْسَهُ. وَخَشَعَ الصَّوْتُ: خَفِيَ، قَالَ الله تعالى: وَخَشَعَتِ الْأَصْواتُ لِلرَّحْمنِ [طه: [١٠٨) «٢» . وَالْمُرَادُ بِالْوُجُوهِ أَصْحَابُ الْوُجُوهِ. وَقَالَ قَتَادَةُ وَابْنُ زَيْدٍ: خاشِعَةٌ أَيْ فِي النَّارِ. وَالْمُرَادُ وُجُوهُ الْكُفَّارِ كُلِّهِمْ، قَالَهُ يَحْيَى بْنُ سَلَّامٍ. وَقِيلَ: أَرَادَ وُجُوهَ الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى، قَالَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ. ثُمَّ قَالَ (عامِلَةٌ ناصِبَةٌ) فَهَذَا فِي الدُّنْيَا، لِأَنَّ الْآخِرَةَ لَيْسَتْ دَارَ عَمَلٍ. فَالْمَعْنَى: وُجُوهٌ عَامِلَةٌ نَاصِبَةٌ فِي الدُّنْيَا خاشِعَةٌ فِي الْآخِرَةِ. قَالَ أَهْلُ اللُّغَةِ: يُقَالُ لِلرَّجُلِ إِذَا دَأَبَ فِي سَيْرِهِ: قَدْ عَمِلَ يَعْمَلُ عَمَلًا. وَيُقَالُ لِلسَّحَابِ إِذَا دَامَ بَرْقُهُ: قَدْ عَمِلَ يَعْمَلُ عَمَلًا. وَذَا سَحَابٌ عَمِلٌ. قَالَ الْهُذَلِيُّ: «٣» حَتَّى شَآهَا كَلِيلٌ مَوْهِنًا عَمِلٌ ... بَاتَتْ طِرَابًا وَبَاتَ الليل لم ينم
(١). آية ٥٠ سورة ابراهيم. (٢). آية ١٠٨ سورة طه. (٣). هو ساعدة بن جوية. وقوله (شآها): أي ساقها. والكليل: البرق الضعيف. والموهن: القطعة من الليل. وباتت طرابا: أي باتت البقر العطاش طرابا إلى السير إلى الموضع الذي فيه البرق. وبات البرق الليل أجمع لا يقر: فعبر عن البرق بأنه لم ينم، لاتصاله من أول الليل إلى آخره (راجع هذا البيت والكلام عليه في خزانة الأدب الشاهد الرابع بعد الستمائة).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies