Abd ar-Raḥmân ibn Zayd a dit : « Le soleil, la lune et les étoiles effectuent dans le ciel un retour perpétuel ; ils se lèvent d’un côté et se couchent de l’autre. »
Il a aussi été avancé que l’expression désigne « [un ciel] peuplé d’anges », car ceux-ci y retournent avec les œuvres des serviteurs. Il s’agit là d’un serment divin.
« … et par la terre fendue » constitue un second serment : la terre se fissure pour faire surgir la végétation, les arbres, les fruits et les rivières, comme dans Sa parole : « Puis Nous avons creusé la terre en crevasses » (ʿAbasa, 26).
Le terme aṣ-ṣadʿ signifie « fissure », parce qu’il fend la terre, laquelle s’ouvre sous son effet. C’est comme si Allâh avait dit : « … et par la terre porteuse de végétation », car la plante fend le sol.
Mujâhid a commenté : « … et par la terre dotée de sentiers tracés par les piétons. »
D’autres ont dit : « [par la terre] vouée au labour », parce que la charrue la fend ; ou encore : « [par la terre] contenant les morts », car elle se fendra pour les faire surgir lors de la Résurrection.
« Certes, ceci est une parole décisive. » C’est à cette affirmation que renvoient les serments : le Coran tranche nettement entre la vérité et le faux. Il a déjà été cité, dans l’introduction de l’ouvrage, le ḥadith rapporté par al-Hârith d’après ʿAlî – qu’Allâh l’agrée – qui rapporte que le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – a dit : « Un Livre renfermant le récit de ce qui vous a précédés et le jugement de ce qui viendra après vous ; il est le Critère, il n’est point divertissement ; quiconque le délaisse par tyrannie, Allâh le brisera, et quiconque cherche la guidance ailleurs que dans lui, Allâh l’égarera. »
On a également dit que la « parole décisive » renvoie aux menaces précédemment mentionnées dans cette sourate, à partir de Sa parole : « Il est certes capable de le ramener, le jour où les secrets seront dévoilés. »
« Et il n’est point un divertissement » : le Coran n’est ni fausseté ni jeu. Le terme hazl est l’antonyme de jidd (le sérieux). Al-Kumayt a dit :
« Chaque jour le sérieux nous étreint toujours,
Et pourtant nous plaisantons, légers, en retour. »
« Ils – c’est-à-dire les ennemis d’Allâh – complotent bel et bien un complot » : ils ourdissent des intrigues contre Muḥammad – qu’Allâh prie sur lui et le salue – et contre ses Compagnons.
« Et Moi, Je trame un complot » : Je les rétribuerai selon leur complot.
Certains ont dit : il s’agit de ce qu’Allâh leur fit subir à Badr : mise à mort et capture. D’autres ont dit : le « complot » d’Allâh consiste à les mener progressivement à la perdition sans qu’ils s’en rendent compte. Cette explication a déjà été exposée au début de la sourate « al-Baqarah », dans Sa parole : « Allâh Se moque d’eux » (2 : 15), de manière détaillée.