[[Sourate At-Târiq (86), verset 10]]
« Il n’aura ni force ni secoureur » (10)
Parole du Très-Haut :
(Fa-mâ lahu) : autrement dit, l’être humain ne disposera d’aucune quwwa, c’est-à-dire d’aucune protection qui le préserve ; (wa lâ nâsir) : d’aucun aide qui le défende contre ce qui s’abattra sur lui.
D’après ʿIkrima : « Fa-mâ lahu min quwwatin wa lâ nâsir » concerne ces rois ; au Jour de la Résurrection, ils ne posséderont ni force ni appui.
Sufyân a dit : la quwwa est la parentèle, et le nâsir l’allié.
Il a aussi été dit : « Il ne jouira d’aucune vigueur corporelle, ni d’aucun secoureur extérieur grâce auquel il se soustrairait à Allah » ; tel est le sens de la parole de Qatâda.
[[Sourate At-Târiq (86), versets 11-16]]
Par le ciel doté du rajʿ (11),
et par la terre fendue (12) !
Certes, ceci est une parole décisive (13)
et non point un divertissement (14).
Ils complotent bel et bien un complot (15),
et Moi, Je trame un complot (16).
Parole du Très-Haut :
« Par le ciel doté du rajʿ » : c’est-à-dire pourvu de la pluie, laquelle revient année après année. Ainsi l’ont expliqué la plupart des exégètes.
Les linguistes disent : ar-rajʿ désigne la pluie, et ils citent ces vers d’al-Mutanakhkhil décrivant un sabre qu’il compare à l’eau :
« Blanc comme le rajʿ, il s’enfonce
lorsqu’il pénètre un terrain détrempé. »
« Thâkhat » signifie : son pied s’est enfoncé dans la boue ; « tathûkh » et « tathîkh » veulent dire : il y pataugea et y disparut, explique al-Jawharî (1).
Al-Khalîl a dit : ar-rajʿ est la pluie même, et ar-rajʿ désigne aussi la végétation du printemps.
On a également dit : « doté du rajʿ » signifie : doté de bienfait. La pluie est parfois appelée « awb », tout comme elle est nommée « rajʿ ». Le poète a dit :
« Une plaine élevée et âpre, que, par sa rareté,
ne visitent que la nuée, l’awb et les sentiers. » (2)