D’après ʿIkrimah, les « tarâʾib » désignent la poitrine ; puis il récita :
A Un collier de perles pare sa poitrine.
Dhû r-Rumma a dit :
A Elles ont déchiré les étoffes chamarrées couvrant la poitrine d’une noble dame ¹
c’est-à-dire : elles les ont lacérées. On rapporte aussi la variante « ḍaraḥna » avec ḥâ, c’est-à-dire : les ont jetées.
Dans le Ṣiḥâḥ il est dit : la tarîbah – singulier de tarâʾib – est l’ensemble des os de la poitrine, dans l’intervalle compris entre la clavicule et la thandûwah.
Le poète a dit :
A Ses deux seins dominaient la tarîb ²
Al-Muthaqqab al-ʿAbdî a composé :
A D’or l’on façonne, sur une tarîb éclatante,
A Pareille à l’ivoire, exempte de tout pli apparent ³ ⁴
[Selon d’autres que al-Jawharî : la thandûwah, chez l’homme, correspond au sein chez la femme.
Al-Aṣmaʿî a dit : c’est l’emplacement du sein.
Ibn as-Sikkît a dit : c’est la chair qui entoure le sein ; si tu fermes la première voyelle, tu ajoutes le hamza ; si tu l’ouvres, tu ne l’ajoutes pas ⁵.]
Dans l’exégèse il est rapporté : du liquide de l’homme, qui sort de ses lombes, proviennent l’os et le nerf ; et du liquide de la femme, qui jaillit de ses tarâʾib, proviennent la chair et le sang ; tel est l’avis de l’Aʿmash. Cela a déjà été transmis avec chaîne élevée au début de la sourate Âl ʿImrân ⁶. Louange à Allah ; et, dans la sourate al-Ḥujurât, Sa parole : « Nous vous avons certes créés d’un mâle et d’une femelle » (al-Ḥujurât : 13) a déjà été mentionnée ⁷.
Il a encore été avancé que le liquide de l’homme descend du cerveau puis se rassemble dans les deux testicules.
Cela n’est nullement contraire à Sa parole : « d’entre les lombes », car