c’est-à-dire : le Loué en toute circonstance.
« Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre », sans associé ni rival en l’une et l’autre ; « et Allāh est Témoin de toute chose », c’est-à-dire qu’Il connaît parfaitement les œuvres de Ses créatures ; rien ne Lui demeure caché.
[Sourate al-Burūj (85), versets 10-11]
« Ceux qui persécutèrent les croyants et les croyantes, puis ne se repentirent point, auront le châtiment de la Géhenne ; et pour eux, le supplice de la Fournaise. (10)
Tandis que ceux qui auront cru et accompli des œuvres pies auront des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux ; telle est la réussite suprême. (11) »
Sa Parole – exalté soit-Il :
« En vérité, ceux qui ont persécuté les croyants et les croyantes » : autrement dit, ils les ont brûlés au feu.
Les Arabes disent : « Untel a éprouvé (fatana) le dirham et le dinar lorsqu’il les a mis au creuset pour en éprouver la qualité » ; on parle alors d’un « dinar maftūn ». L’orfèvre est appelé al-fattān, tout comme le Démon ; wariq fatīn désigne une argenture brûlée. On dit encore (1) de la terre volcanique ḥarra qu’elle est fatīn, comme si ses pierres avaient été consumées par le feu, en raison de leur noirceur.
« … puis ne se repentent pas » : c’est-à-dire qu’ils ne renoncent pas à leur acte odieux, malgré les signes clairs qu’Allāh fit apparaître, par la main du jeune garçon, à ce roi tyrannique et à son peuple.
« Ils auront le châtiment de la Géhenne » pour leur mécréance ;
« et pour eux le châtiment de la Fournaise » dans ce bas-monde, pour avoir brûlé les croyants, ainsi que l’a rapporté Ibn ʿAbbās.
D’autres ont dit : « le châtiment de la Fournaise » signifie qu’un tourment supplémentaire, au-delà de celui dû à leur mécréance, les attendra dans l’au-delà pour avoir brûlé les croyants.
D’aucuns ont déclaré : il leur est destiné un châtiment, et ce châtiment de la Géhenne est précisément la Fournaise.
Al-Ḥarīq (« la Fournaise ») est l’un des noms de la Géhenne, comme as-Saʿīr. Le Feu comprend divers degrés, catégories et appellations. C’est comme s’ils (2) étaient d’abord tourmentés par le froid glacial du zamharīr en Géhenne, puis soumis au supplice de la Fournaise ; le premier est un châtiment par son froid, le second un châtiment par sa chaleur.
« Quant à ceux qui ont cru » – c’est-à-dire ceux qui avaient déjà cru en Allāh, Le tenant pour véridique ainsi que Ses Messagers –
« et accompli des œuvres pies, il y aura pour eux des Jardins » : des vergers
« sous lesquels coulent les ruisseaux » d’une eau qui ne croupit point, de lait dont le goût ne s’altère pas, de vin délicieux pour ceux qui le boivent, et de rivières de miel purifié.
« Voilà la réussite suprême », autrement dit immense, qu’aucune autre réussite ne saurait égaler (3).