Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

du garçon !

On se rendit alors auprès du roi et on lui dit : « Vois-tu ce dont tu te méfiais ? Par Allah, ce que tu redoutais t’est bel et bien advenu : le peuple a cru. »

Le roi ordonna donc que l’on creusât des fosses aux débouchés des ruelles ; on les creusa et l’on y attisa les brasiers.

Puis il proclama : « Quiconque ne revient pas de sa religion, brûlez-le dans ces fosses » — ou bien on lui disait : « Jette-toi dedans ! » — et l’ordre fut exécuté.

Une femme arriva portant son nourrisson ; elle hésita à y tomber. Le garçon (l’enfant) lui dit alors :

« Ô ma mère, patiente, car tu es dans la vérité. »

Ce hadith a été rapporté par at-Tirmidhî avec ce sens.

Il y est également mentionné : « Sur le chemin du garçon se trouvait un moine retiré dans sa cellule. » Maʿmar dit : « Je pense que les ermites des cellules, ce jour-là, étaient musulmans. »

Il y est encore rapporté : « La bête qui retenait les gens était un lion, et le garçon fut enterré ; on rapporte qu’il fut exhumé à l’époque de ʿUmar ibn al-Khattâb et que son doigt se trouvait encore sur sa tempe, tel qu’il l’avait placé au moment de sa mort. »

At-Tirmidhî déclara : « Hadith ḥasan gharīb. »

Ad-Dahhâk le rapporta d’après Ibn ʿAbbâs, lequel dit : « Il y avait un roi à Najrân ; parmi ses sujets se trouvait un homme qui avait un garçon. Il l’envoya chez un magicien pour qu’il lui apprenne la magie. Le chemin du garçon passait devant un moine qui récitait l’Évangile ; ce qu’il entendait du moine lui plut, si bien qu’il embrassa la religion du moine.

Un jour, il rencontra un énorme serpent qui barrait la route aux gens. Il prit une pierre et dit : “Au nom d’Allah, Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux”, puis il le tua. Il mentionna alors un récit proche de celui qui précède.

Lorsque le roi lui décocha la flèche et le tua, les gens du royaume s’écrièrent : “Il n’y a de divinité que le Dieu de ʿAbdullâh ibn Thâmir” — tel était le nom du garçon.

Le roi se mit en colère, ordonna que l’on creusât des fosses, qu’on y entassât du bois et qu’on y allumât le feu, puis il fit défiler ses sujets devant ces fosses : quiconque renonçait au tawḥîd était relâché, et quiconque demeurait ferme dans sa foi était jeté dans le feu.

On amena une femme qui allaitait. On lui dit : « Renonce à ta religion ou nous te jetterons, toi et ton enfant. » Effrayée, elle faillit céder, mais le nourrisson lui dit : « Ô ma mère, tiens bon dans ce que tu es ; ce n’est qu’un instant fugace. » On la jeta donc, elle et son enfant.

Abû Ṣāliḥ rapporta d’après Ibn ʿAbbâs que le feu s’éleva de la fosse jusqu’au-dessus du roi et de ses compagnons de quarante coudées et les brûla.

Ad-Dahhâk dit : « Ce furent des chrétiens du Yémen, quarante ans avant la mission du Messager d’Allah — paix et salut sur lui. Yûsuf ibn Sharâḥīl ibn Tubbaʿ al-Himyarî s’empara d’eux ; ils étaient un peu plus de quatre-vingts hommes. Il creusa pour eux une fosse et les y brûla. »

Al-Mâwardî a rapporté cela, et ath-Thaʿlabî, de son côté, a cité de lui que les Compagnons de la Fosse étaient des Fils d’Israël ; ils capturèrent des hommes

الْغُلَامِ! فَأُتِيَ الْمَلِكُ فَقِيلَ لَهُ: أَرَأَيْتَ مَا كُنْتَ، تَحْذَرُ؟ قَدْ وَاللَّهِ نَزَلَ بِكَ حَذَرُكَ، قَدْ آمَنَ النَّاسُ، فَأَمَرَ بِالْأُخْدُودِ فِي أَفْوَاهِ السكك، فحدت، وَأَضْرَمَ النِّيرَانَ، وَقَالَ: مَنْ لَمْ يَرْجِعْ عَنْ دِينِهِ فَأَحْمُوهُ فِيهَا- أَوْ قِيلَ لَهُ اقْتَحِمْ- فَفَعَلُوا، حَتَّى جَاءَتِ امْرَأَةٌ وَمَعَهَا صَبِيٌّ لَهَا، فَتَقَاعَسَتْ أَنْ تَقَعَ فِيهَا، فَقَالَ، لَهَا الْغُلَامُ: (يَا أُمَّهُ اصْبِرِي فَإِنَّكِ عَلَى الْحَقِّ) . خَرَّجَهُ التِّرْمِذِيُّ بِمَعْنَاهُ. وَفِيهِ: (وَكَانَ عَلَى طَرِيقِ، الْغُلَامِ رَاهِبٌ فِي صَوْمَعَةٍ) قَالَ مَعْمَرٌ: أَحْسَبُ أَنَّ أَصْحَابَ الصَّوَامِعِ كَانُوا يَوْمَئِذٍ مُسْلِمِينَ. وَفِيهِ: (أَنَّ الدَّابَّةَ الَّتِي حَبَسَتِ النَّاسَ كَانَتْ أَسَدًا، وَأَنَّ الْغُلَامَ دُفِنَ- قَالَ- فَيُذْكَرُ أَنَّهُ أُخْرِجَ فِي زَمَنِ عُمَرِ بْنِ الْخَطَّابِ وَأُصْبُعُهُ عَلَى صُدْغِهِ كَمَا وَضَعَهَا حِينَ قُتِلَ (. وَقَالَ: حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ. وَرَوَاهُ الضَّحَّاكُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: كَانَ مَلِكٌ بِنَجْرَانَ، وَفِي رَعِيَّتِهِ رَجُلٌ لَهُ فَتًى، فَبَعَثَهُ إِلَى سَاحِرٍ يُعَلِّمُهُ السِّحْرَ، وَكَانَ طَرِيقُ الْفَتَى عَلَى رَاهِبٍ يَقْرَأُ الْإِنْجِيلَ، فَكَانَ يُعْجِبُهُ مَا يَسْمَعُهُ مِنَ الرَّاهِبِ، فَدَخَلَ فِي دِينِ الرَّاهِبِ، فَأَقْبَلَ يَوْمًا فَإِذَا حَيَّةٌ عَظِيمَةٌ قَطَعَتْ عَلَى النَّاسِ طَرِيقَهُمْ، فَأَخَذَ حَجَرًا فَقَالَ باسم الله رب السموات وَالْأَرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَا، فَقَتَلَهَا. وَذَكَرَ نَحْوَ مَا تَقَدَّمَ. وَأَنَّ الْمَلِكَ لَمَّا رَمَاهُ بِالسَّهْمِ وَقَتَلَهُ قَالَ أَهْلُ مَمْلَكَةِ الْمَلِكِ: لَا إِلَهَ إِلَّا إِلَهُ «١» عَبْدِ اللَّهِ بْنِ ثَامِرٍ، وَكَانَ اسْمَ الْغُلَامِ، فَغَضِبَ الْمَلِكُ، وَأَمَرَ فَخُدَّتْ أَخَادِيدُ، وَجُمِعَ فِيهَا حَطَبٌ وَنَارٌ، وَعَرَضَ أَهْلَ مَمْلَكَتِهِ عَلَيْهَا، فَمَنْ رَجَعَ عَنِ التَّوْحِيدِ تَرَكَهُ، وَمَنْ ثَبَتَ على دينه قذفه في النار. وجئ بِامْرَأَةٍ مُرْضِعٍ فَقِيلَ لَهَا ارْجِعِي عَنْ دِينِكِ وَإِلَّا قَذَفْنَاكِ وَوَلَدَكِ- قَالَ- فَأَشْفَقَتْ وَهَمَّتْ بِالرُّجُوعِ، فَقَالَ لَهَا الصَّبِيُّ الْمُرْضَعُ: يَا أُمِّي، اثْبُتِي عَلَى مَا أَنْتِ عَلَيْهِ، فَإِنَّمَا هِيَ غُمَيْضَةٌ، فَأَلْقَوْهَا وَابْنَهَا. وَرَوَى أَبُو صَالِحٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ النَّارَ ارْتَفَعَتْ مِنَ الْأُخْدُودِ فَصَارَتْ فَوْقَ الْمَلِكِ وَأَصْحَابِهِ أَرْبَعِينَ ذِرَاعًا فَأَحْرَقَتْهُمْ. وَقَالَ الضَّحَّاكُ: هُمْ قَوْمٌ مِنْ النَّصَارَى كَانُوا بِالْيَمَنِ قَبْلَ مَبْعَثِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بأربعين سنة، أخذهم يوسف ابن شَرَاحِيلَ بْنِ تُبَّعٍ الْحِمْيَرِيُّ، وَكَانُوا نَيِّفًا وَثَمَانِينَ رَجُلًا، وَحَفَرَ لَهُمْ أُخْدُودًا وَأَحْرَقَهُمْ فِيهِ. حَكَاهُ الْمَاوَرْدِيُّ، وَحَكَى الثَّعْلَبِيُّ عَنْهُ أَنَّ أَصْحَابَ الْأُخْدُودِ من بني إسرائيل، أخذوا رجالا
(١). في الأصول: ( .. إلا الله عبد الله ... ) وهو تحريف.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies