Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

guérit Allah. Si donc tu crois en Allah, j’invoquerai Allah et Il te guérira. » Il crut en Allah et Allah le guérit.

Il se rendit alors auprès du roi et s’assit près de lui comme à l’accoutumée. Le roi lui demanda : « Qui t’a rendu la vue ? » Il répondit : « Mon Seigneur. » – « Aurais-tu donc un seigneur autre que moi ? » rétorqua le roi. Il répondit : « Mon Seigneur et le tien, c’est Allah. » Alors le roi se saisit de lui et ne cessa de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonçât le garçon.

On fit venir le garçon et le roi lui dit : « Ô mon enfant ! Serait-il donc arrivé, par ta magie, que tu guérisses l’aveugle-né et le lépreux, que tu fasses ceci et cela ? » Il répondit : « Je ne guéris personne ; c’est Allah seul qui guérit. » Le roi se saisit de lui et le tortura sans relâche jusqu’à ce qu’il indiquât le moine ; on fit donc venir le moine.

Il lui fut dit : « Renie ta religion. » Il refusa. Le roi fit alors apporter une scie, la plaça au milieu de sa tête et le scia jusqu’à ce que ses deux moitiés tombent. Puis on amena le compagnon du roi ; on lui dit : « Renie ta religion. » Il refusa ; la scie fut placée au milieu de sa tête et il fut scié jusqu’à ce que ses deux moitiés tombent.

On fit ensuite venir le garçon ; on lui dit : « Renie ta religion. » Il refusa. Le roi le confia à quelques-uns de ses hommes en leur ordonnant : « Emmenez-le sur tel ou tel mont, grimpez jusqu’au sommet : s’il renie sa religion, laissez-le ; sinon, précipitez-le. » Ils l’emmenèrent donc et gravirent la montagne. Le garçon dit : « Ô Allah, épargne-moi d’eux comme Tu le veux. » La montagne trembla, ils chutèrent et le garçon revint, marchant, jusqu’au roi.

Le roi lui demanda : « Qu’est-il advenu de tes compagnons ? » Il répondit : « Allah m’en a préservé. » Le roi le confia alors à un autre groupe de ses hommes : « Emmenez-le, embarquez-le dans un qurqûr (1), gagnez le large ; s’il renie sa religion, laissez-le, sinon jetez-le. » Ils l’emmenèrent ; le garçon dit : « Ô Allah, épargne-moi d’eux comme Tu le veux. » L’embarcation chavira, ils se noyèrent, et le garçon revint, marchant, jusqu’au roi.

Le roi lui demanda : « Qu’est-il advenu de tes compagnons ? » Il répondit : « Allah m’en a préservé. » Puis il dit au roi : « Tu ne me tueras pas avant d’accomplir ce que je vais t’ordonner. » – « Et qu’est-ce donc ? » demanda le roi. – « Tu rassembles les gens sur une esplanade, tu me fixes à un tronc, tu prends une flèche de mon carquois (2), tu places la flèche sur la corde de l’arc, puis tu dis : “Au nom d’Allah, Seigneur du garçon”, et tu me décoches la flèche. Si tu fais cela, tu me tueras. »

Le roi rassembla donc les gens sur une esplanade, fit attacher le garçon à un tronc, prit une flèche de son carquois (2), plaça la flèche sur la corde de l’arc, puis dit : « Au nom d’Allah, Seigneur du garçon », et décocha la flèche. Celle-ci atteignit la tempe du garçon ; il porta la main à l’endroit de la flèche et mourut.

Alors les gens s’écrièrent : « Nous avons cru au Seigneur du garçon ! Nous avons cru au Seigneur du garçon ! Nous avons cru au Seign…"

يَشْفِي اللَّهُ، فَإِنْ أَنْتَ آمَنْتَ بِاللَّهِ دَعَوْتُ اللَّهَ فَشَفَاكَ؟ فَآمَنَ بِاللَّهِ فَشَفَاهُ اللَّهُ. فَأَتَى الْمَلِكَ فَجَلَسَ إِلَيْهِ كَمَا كَانَ يَجْلِسُ، فَقَالَ لَهُ الْمَلِكُ: مَنْ رَدَّ عَلَيْكَ بَصَرَكَ؟ قَالَ رَبِّي. قَالَ: وَلَكَ رَبٌّ غَيْرِي؟ قَالَ: رَبِّي وَرَبُّكَ اللَّهُ. فَأَخَذَهُ فَلَمْ يَزَلْ يُعَذِّبُهُ حَتَّى دل على الغلام، فجئ بِالْغُلَامِ فَقَالَ لَهُ الْمَلِكُ: أَيْ بُنَيَّ! أَقَدْ بَلَغَ مِنْ سِحْرِكَ مَا تُبْرِئُ الْأَكْمَهَ وَالْأَبْرَصَ، وَتَفْعَلُ وَتَفْعَلُ؟ ! قَالَ: أَنَا لَا أَشْفِي أَحَدًا، إِنَّمَا يَشْفِي اللَّهُ. فَأَخَذَهُ فَلَمْ يَزَلْ يُعَذِّبُهُ حتى دل على الراهب، فجئ بِالرَّاهِبِ، فَقِيلَ لَهُ: ارْجِعْ عَنْ دِينِكَ. فَأَبَى فَدَعَا بِالْمِنْشَارِ، فَوَضَعَ الْمِنْشَارَ فِي مَفْرِقِ رَأْسِهِ فشقه حتى وقع شقاه. ثم جئ بِجَلِيسِ الْمَلِكِ فَقِيلَ لَهُ: ارْجِعْ عَنْ دِينِكَ، فَأَبَى فَوَضَعَ الْمِنْشَارَ فِي مَفْرِقِ رَأْسِهِ، فَشَقَّهُ به حتى وقع شقاه. ثم جئ بِالْغُلَامِ فَقِيلَ لَهُ: ارْجِعْ عَنْ دِينِكَ، فَأَبَى فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَرٍ مِنْ أَصْحَابِهِ فَقَالَ: اذْهَبُوا بِهِ إِلَى جَبَلِ كَذَا وَكَذَا، فَاصْعَدُوا بِهِ الْجَبَلَ، فَإِذَا بَلَغْتُمْ ذُرْوَتَهُ فَإِنْ رَجَعَ عَنْ دِينِهِ وَإِلَّا فَاطْرَحُوهُ، فَذَهَبُوا بِهِ فَصَعِدُوا بِهِ الْجَبَلَ فَقَالَ: اللَّهُمَّ اكْفِنِيهِمْ بِمَا شِئْتَ، فَرَجَفَ بِهِمُ الْجَبَلُ، فَسَقَطُوا. وَجَاءَ يَمْشِي إِلَى الْمَلِكِ، فَقَالَ لَهُ الْمَلِكُ: مَا فَعَلَ أَصْحَابُكَ؟ قَالَ: كَفَانِيهِمُ اللَّهُ. فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَرٍ مِنْ أَصْحَابِهِ فَقَالَ: اذْهَبُوا بِهِ فَاحْمِلُوهُ فِي قُرْقُورٍ «١» ، فَتَوَسَّطُوا بِهِ الْبَحْرَ، فَإِنْ رَجَعَ عَنْ دِينِهِ وَإِلَّا فَاقْذِفُوهُ، فَذَهَبُوا بِهِ فَقَالَ: اللَّهُمَّ اكْفِنِيهِمْ بِمَا شِئْتَ، فَانْكَفَأَتْ بِهِمُ السَّفِينَةُ، فَغَرِقُوا. وَجَاءَ يَمْشِي إِلَى الْمَلِكِ، فَقَالَ لَهُ الْمَلِكُ: مَا فَعَلَ أَصْحَابُكَ؟ قَالَ: كَفَانِيهِمُ اللَّهُ. فَقَالَ لِلْمَلِكِ: إِنَّكَ لَسْتَ بِقَاتِلِي حَتَّى تَفْعَلَ مَا آمُرُكَ بِهِ. قَالَ: وَمَا هُوَ؟ قَالَ: تَجْمَعُ النَّاسَ فِي صَعِيدٍ وَاحِدٍ، وَتَصْلُبُنِي عَلَى جِذْعٍ، ثُمَّ خُذْ سَهْمًا مِنْ كِنَانَتِي، ثُمَّ ضَعِ السَّهْمَ فِي كَبِدِ الْقَوْسِ، ثُمَّ قُلْ: بِاسْمِ اللَّهِ رَبِّ الْغُلَامِ، ثُمَّ ارْمِنِي، فَإِنَّكَ إِذَا فَعَلْتَ ذَلِكَ قَتَلْتَنِي. فَجَمَعَ النَّاسَ فِي صَعِيدٍ وَاحِدٍ، وَصَلَبَهُ عَلَى جِذْعٍ، ثُمَّ أَخَذَ سَهْمًا مِنْ كِنَانَتِهِ «٢» ، ثُمَّ وَضَعَ السَّهْمَ فِي كَبِدِ الْقَوْسِ ثُمَّ قَالَ: بِاسْمِ اللَّهِ رَبِّ الْغُلَامِ، ثُمَّ رَمَاهُ فَوَقَعَ السَّهْمُ فِي صُدْغِهِ، فَوَضَعَ يَدَهُ فِي صُدْغِهِ، فِي مَوْضِعِ السَّهْمِ، فَمَاتَ، فَقَالَ النَّاسُ: آمَنَّا بِرَبِّ الْغُلَامِ! آمَنَّا بِرَبِّ الْغُلَامِ! آمَنَّا برب
(١). القرقور) بضم القافين: السفينة الصغيرة. [ ..... ] (٢). الكنانة (بالكسر): جعبة السهام تتخذ من جلود لا خشب فيها أو من خشب لا جلود فيها.

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