chaque serviteur ou servante, en fonction de ce qu’il aura commis sur son dos ; elle dira : « Il a agi, tel jour, de telle et telle manière. »
Il ajouta : « Voilà ses nouvelles. »
Il précisa : « Hadith hassan, gharib, authentique. »
Il a été dit aussi : le témoin, ce sont les créatures ; elles ont attesté pour Allah – Puissant et Majestueux – de Son Unicité, et le bénéficiaire de ce témoignage d’unicité est Allah – Très-Haut.
D’autres ont soutenu que le « mashhûd » est le jour du Vendredi, selon le hadith rapporté par Abû ad-Dardâʾ :
« Le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit : “Multipliez les prières sur moi le jour du Vendredi, car c’est un jour ‘assisté’ auquel les anges assistent…” » – puis il mentionna le reste du hadith, que rapportèrent Ibn Mâjah et d’autres.
Je dis : sur cette base, le jour de ʿArafah est également ‘assisté’, car les anges y sont présents et y descendent avec la miséricorde, et de même le jour du Sacrifice, si Allah le veut.
Abû Bakr al-ʿAṭṭâr dit : le témoin est la Pierre Noire ; elle témoigne en faveur de celui qui la touche avec véracité, sincérité et certitude, et le témoigné est le pèlerin.
Il a encore été dit : les témoins sont les prophètes et le témoigné est Muḥammad – paix et bénédictions d’Allah sur lui – conformément à la parole d’Allah : « (Rappelle) lorsque Allah prit l’engagement des prophètes : “Chaque fois que Je vous accorde un Livre et une sagesse…” » jusqu’à Sa parole : « et Je suis avec vous parmi les témoins » (Âl ʿImrân, 81).
[Coran, sûrat al-Burûj (85), v. 4-7]
« Maudits furent les gens du Fossé,
le feu plein de combustible,
lorsqu’ils se tenaient assis autour de lui
et qu’ils étaient témoins de ce qu’ils infligeaient aux croyants. »
Le Très-Haut dit : « Maudits furent les gens du Fossé », c’est-à-dire : qu’ils soient maudits. Ibn ʿAbbâs a dit : partout dans le Coran où se trouve “quutila”, il signifie “maudit”.
Selon al-Farrâʾ, cette phrase constitue la réponse au serment, la particule emphatique « lâm » y étant sous-entendue, comme dans : « Par le soleil et sa clarté… » puis : « a certes réussi celui qui l’a purifiée », c’est-à-dire : « En vérité, il a réussi. »
Il a également été avancé qu’il y a ici inversion, à entendre : « Maudits furent les gens du Fossé et le ciel aux constellations », opinion rapportée d’Abû Ḥâtim as-Sijistânî. Ibn al-Anbârî objecte : « C’est une erreur, car il n’est pas permis de dire : “Par Allah, Zayd s’est levé” en voulant signifier : “Zayd s’est levé, par Allah.” »
Certains ont affirmé que la réponse au serment est : « En vérité, la prise de ton Seigneur est redoutable » – mais c’est blâmable, car beaucoup de phrases les séparent.
D’autres ont dit : c’est « Ceux qui ont persécuté… »
D’autres enfin estiment que la réponse au serment est omise ; [sous-entendu] : « Par le ciel aux constellations, certes vous serez ressuscités », avis retenu par Ibn al-Anbârî.
Quant au terme « al-ukhdûd », il désigne une grande tranchée.