Abû ʿUbayda déclara : il s’agit du « puits de Ḥawr », et la particule « lâ » est ici purement expletive. On rapporte aussi la leçon « baʿda l-kawn »¹, c’est-à-dire après que l’affaire s’est répandue une fois menée à terme.
Maʿmar fut interrogé au sujet de l’expression « al-ḥawr baʿda l-kawn » et répondit : « Il s’agit du kuntiyy. » ʿAbd ar-Razzâq lui demanda : « Qu’est-ce que le kuntiyy ? » — « C’est l’homme qui, d’abord vertueux, finit par devenir un scélérat. »
Abû ʿAmr ajouta : on appelle kuntiyy l’homme parvenu à la vieillesse, comme si on le rapportait à sa propre parole : « J’étais, dans ma jeunesse, ceci ou cela. » On a ainsi dit :
A) « Me voilà kuntiyy, voûté par le temps éprouvé,
A) Et pire des traits de l’homme : “j’étais”, front courbé. »
On emploie le verbe ʿajana à propos d’un vieillard qui se lève en s’appuyant sur le sol.
Ibn al-Aʿrâbî dit : est kuntiyy celui qui déclare : « J’étais jeune, j’étais vaillant. » Quant au kāniyy, c’est celui qui dit : « J’avais des biens et je faisais largesse, j’avais des montures et je chevauchais. »
Parole du Très-Haut :
« Balâ » : autrement dit, la réalité n’est pas telle qu’il l’imaginait ; bien au contraire, il reviendra vers Nous et retournera.
« Certes, son Seigneur l’observait parfaitement » : avant même de le créer, Il savait que son issue serait auprès de Lui.
On a également dit : « Assurément il reviendra et retournera. » Puis Il reprit : « Certes, son Seigneur l’observait parfaitement », depuis le jour où Il l’a créé jusqu’à ce qu’Il le ressuscite ; il a été dit aussi : Il savait d’avance ce qui lui était prédestiné de malheur ou de félicité.
[Sourate al-Inshiqqâq (84), versets 16-21]
« Non ! Je jure par l’éclat du couchant,
par la nuit et ce qu’elle recèle,
par la lune lorsqu’elle devient pleine ;
vous monterez certes de degré en degré.
Qu’ont-ils donc à ne pas croire ?
Et lorsque le Coran leur est récité, ils ne se prosternent pas. »
Parole du Très-Haut :
« Fa-lâ uqsimu » : autrement dit « Je jure », le mot « fa-lâ » n’étant qu’un simple lien.
« Par l’éclat du couchant » : c’est la rougeur qui demeure après le coucher du soleil jusqu’à l’heure de la prière du ʿishâʾ. Ashhab, ʿAbd Allâh ibn al-Ḥakam, Yaḥyâ ibn Yaḥyâ et beaucoup d’autres, tous rapportant de Mâlik, ont dit : le shafaq est cette rougeur à l’occident ; dès qu’elle disparaît, le temps du maghrib s’achève et la prière du ʿishâʾ devient obligatoire.
Ibn Wahb rapporta : « Plus d’un m’a informé d’ʿAlî ibn Abî Tâlib, de Muʿâdh ibn Jabal, d’ʿUbâdah ibn aṣ-Ṣâmit et de Shaddâd ibn Aws… »
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- Leçon secondaire transmise par certains récitants.