Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

D’après ʿÂṣim, Khârija, d’après Nâfiʿ, et Ismâʿîl al-Makkî, d’après Ibn Kathîr, on lit :
« wa-yuṣlā » avec ḍamma sur le yâʾ, sukûn sur le ṣâd et fatḥa, légère, sur le lâm, tout comme on lit :
« wa-sa-yuṣlawn » avec ḍamma sur le yâʾ ; de même, dans la sourate « al-Ghâshiya », il a également été lu : « taṣlā nâran ». Les deux formes ṣalâ et aṣlâ appartiennent à deux usages linguistiques, à l’instar de Ses paroles : « nazala / anzala ».

« Il était, parmi les siens » – c’est-à-dire en ce bas-monde – « tout joyeux ». Ibn Zayd dit : Allah a décrit les gens du Paradis, dans la vie d’ici-bas, par la crainte, la tristesse, les larmes et l’appréhension ; Il les a donc récompensés par la félicité et l’allégresse dans l’Au-delà, et il récita la parole du Très-Haut :
« Nous étions jadis, au sein de nos familles, pleins d’appréhension ; Allah nous a alors comblés de Sa grâce et nous a préservés du châtiment du Samûm. »
Il ajouta : Il a décrit les hôtes du Feu par la joie, le rire et la délectation en ce monde, en disant :
« Il était, parmi les siens, tout joyeux. »

« Il pensait qu’il ne retournerait jamais » : autrement dit, qu’il ne ressusciterait pas vivant pour être jugé, puis récompensé ou châtié. On dit : ḥâra yaḥûru lorsque l’on revient.

Labîd a dit :
A) « L’homme n’est rien qu’un éclair flamboyant, luisant,
A) Qui, sitôt qu’il resplendit, redevient cendre au couchant. »

ʿIkrima et Dâwûd b. Abî Hind ont affirmé que yaḥûr est un mot abyssin signifiant « revenir ». Il se peut que les deux langues se rejoignent, car le terme procède de la même racine ; de là vient l’expression al-khubzu al-ḥuwârâ (le pain très blanc), parce qu’il « revient » à la blancheur.

Ibn ʿAbbâs dit : « Je ne savais pas ce que signifiait yaḥûr jusqu’à ce que j’entende une Bédouine appeler sa fillette : “ḥûrîyy !”, c’est-à-dire : reviens vers moi. Al-ḥawr, dans la langue des Arabes, signifie le retour. »
Parmi les exemples, la supplication du Prophète – paix et salut sur lui : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le ḥawr après le kawr », c’est-à-dire : contre la rechute dans la diminution après l’accomplissement. On dit de même al-ḥûr, avec ḍamma. Dans le proverbe : « ḥûr fî maḥâra » – « diminution sur diminution » –, on l’emploie pour un homme dont l’affaire se dégrade.

Le poète a dit :
A) « Ils hâtèrent leur bouchée, à peine mâchée, puis l’avalèrent,
A) Le blâme demeure, et la part du groupe se voit altérer. »

Al-ḥûr désigne aussi le nom d’action dans l’expression : « la meule a tourné, mais mā ḥârat shayʾan », c’est-à-dire qu’elle n’a rien « retourné » de farine ; al-ḥûr peut également signifier la perdition. Ainsi le poète de rajaz a chanté :
A) « Dans un puits sans recours, il s’en fut dans le noir,
A) Nulle issue, nul espoir, nul bruit pour le voir. »

عَنْ عَاصِمٍ وَخَارِجَةَ عَنْ نَافِعٍ وَإِسْمَاعِيلَ الْمَكِّيِّ عَنِ ابْنِ كَثِيرٍ (وَيُصْلَى) بِضَمِّ الْيَاءِ وَإِسْكَانِ الصَّادِ وَفَتْحِ اللَّامِ مُخَفَّفًا، كَمَا قُرِئَ (وَسَيُصْلَوْنَ) بِضَمِّ الْيَاءِ، وَكَذَلِكَ فِي " الْغَاشِيَةِ" قَدْ قُرِئَ أَيْضًا: تَصْلى نَارًا وَهُمَا لُغَتَانِ صَلَى وَأَصْلَى، كَقَوْلِهِ: " نَزَلَ. وَأَنْزَلَ" . (إِنَّهُ كانَ فِي أَهْلِهِ) أَيْ فِي الدُّنْيَا (مَسْرُوراً) قَالَ ابْنُ زَيْدٍ: وَصَفَ اللَّهُ أَهْلَ الْجَنَّةِ بِالْمَخَافَةِ وَالْحُزْنِ وَالْبُكَاءِ وَالشَّفَقَةِ فِي الدُّنْيَا فَأَعْقَبَهُمْ بِهِ النَّعِيمَ وَالسُّرُورَ فِي الْآخِرَةِ، وَقَرَأَ قَوْلَ اللَّهِ تَعَالَى: إِنَّا كُنَّا قَبْلُ فِي أَهْلِنا مُشْفِقِينَ فَمَنَّ اللَّهُ عَلَيْنا وَوَقانا عَذابَ السَّمُومِ. قَالَ: وَوَصَفَ أَهْلَ النَّارِ بِالسُّرُورِ فِي الدُّنْيَا وَالضَّحِكِ فِيهَا وَالتَّفَكُّهِ. فَقَالَ: إِنَّهُ كانَ فِي أَهْلِهِ مَسْرُوراً (إِنَّهُ ظَنَّ أَنْ لَنْ يَحُورَ) أَيْ لَنْ يَرْجِعَ حَيًّا مَبْعُوثًا فَيُحَاسَبُ، ثُمَّ يُثَابُ أَوْ يُعَاقَبُ. يُقَالُ: حَارَ يَحُورُ إِذَا رَجَعَ، قَالَ لَبِيدٌ: وَمَا الْمَرْءُ إِلَّا كَالشِّهَابِ وُضُوئِهِ ... يَحُورُ رَمَادًا بعد إذا هُوَ سَاطِعُ وَقَالَ عِكْرِمَةُ وَدَاوُدُ بْنُ أَبِي هِنْدٍ، يَحُورُ كَلِمَةٌ بِالْحَبَشِيَّةِ، وَمَعْنَاهَا يَرْجِعُ. وَيَجُوزُ أَنْ تَتَّفِقَ الْكَلِمَتَانِ فَإِنَّهُمَا كَلِمَةُ اشْتِقَاقٍ، وَمِنْهُ الْخُبْزُ الْحُوَارَى، لِأَنَّهُ يَرْجِعُ إِلَى الْبَيَاضِ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: مَا كُنْتُ أَدْرِي: مَا يَحُورُ؟ حَتَّى سَمِعْتُ أَعْرَابِيَّةً تَدْعُو بُنَيَّةً لَهَا: حُورِيُّ، أَيِ ارْجِعِي إِلَيَّ، فَالْحَوْرُ فِي كَلَامِ الْعَرَبِ الرُّجُوعُ، وَمِنْهُ قَوْلُهُ عَلَيْهِ السَّلَامُ: " اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوَذُ بِكَ مِنَ الْحَوْرِ بَعْدَ الْكَوْرِ" يَعْنِي: مِنَ الرُّجُوعِ إِلَى النُّقْصَانِ بَعْدَ الزِّيَادَةِ، وَكَذَلِكَ الْحُورُ بِالضَّمِّ. وَفِي الْمَثَلِ " حُورٌ فِي مَحَارَةٍ" » أَيْ نُقْصَانٌ فِي نُقْصَانٍ. يُضْرَبُ لِلرَّجُلِ إِذَا كَانَ أَمْرُهُ يُدْبِرُ، قَالَ الشَّاعِرُ «٢» : وَاسْتَعْجَلُوا عَنْ خَفِيفِ الْمَضْغِ فَازْدَرَدُوا ... وَالذَّمُّ يَبْقَى وَزَادُ الْقَوْمِ فِي حُورِ وَالْحُورُ أَيْضًا: الِاسْمُ مِنْ قَوْلِكَ: طَحَنَتِ الطَّاحِنَةُ فَمَا أَحَارَتْ شَيْئًا، أَيْ مَا رَدَّتْ شَيْئًا مِنَ الدَّقِيقِ. وَالْحُورُ أَيْضًا الْهَلَكَةُ، قَالَ الرَّاجِزُ: «٣» فِي بِئْرٍ لَا حُورٍ سَرَى ولا شعر
(١). أي حور في حور فمحاورة: مصدر ميمي بمعنى الحور. (٢). قائله سبيع بن الخطيم يريد الأكل يذهب والذم يبقى. [ ..... ] (٣). هو العجاج.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies