Ils y demeureront constamment, s’y adonneront, sans jamais en sortir ; « chaque fois que leurs peaux seront consumées, Nous leur en substituerons d’autres » (An-Nisâ’, 56), et « chaque fois que (le feu) s’affaissera, Nous n’en augmenterons que la fournaise » (Al-Isrâ’, 97).
On dit encore : al-Jahîm est la quatrième porte du Feu.
(Puis il leur sera dit) ; c’est-à-dire, les gardiens de la Géhenne leur diront : « Voilà ce dont, dans ce monde, vous taxiez de mensonge les messagers d’Allah. »
Sourate Al-Mutaffifîn (83) : versets 18 à 21
« Kallâ, le registre des justes est certes dans ‘Illiyyûn (18)
Et qui te fera connaître ce qu’est ‘Illiyyûn ? (19)
Un Livre consigné (20)
auquel témoignent ceux qui sont rapprochés (21). »
Parole du Très-Haut :
« Kallâ, le registre des justes est certes dans ‘Illiyyûn. »
Kallâ signifie ici « assurément », et la pause oratoire se fait sur « tukadhdhibûn ». D’aucuns ont dit : l’affaire n’est pas comme ils l’affirment ni comme ils l’imaginent ; bien au contraire, leur registre se trouve dans Sijjîn, alors que le registre des croyants est dans ‘Illiyyûn.
Maqâtil a dit : kallâ veut dire qu’ils ne croient pas au châtiment auquel ils seront exposés.
Puis il reprit : le registre des justes est élevé dans ‘Illiyyûn, proportionnellement à leur rang.
Ibn ‘Abbâs a dit : c’est-à-dire au Paradis.
Et, selon un autre propos de lui : leurs œuvres se trouvent dans le Livre d’Allah, dans le ciel.
Ad-Ḍaḥḥâk, Mujâhid et Qatâdah ont dit : il s’agit du septième ciel, où se trouvent les âmes des croyants.
Ibn al-Ajlaḥ rapporte d’après ad-Ḍaḥḥâk : c’est le Sidrat al-Muntahâ, point ultime où aboutit tout ordre d’Allah et qu’aucune chose ne dépasse. Là, les anges disent : « Seigneur ! Ton serviteur un tel », tandis qu’Il en est plus savant qu’eux ; alors leur parvient, de la part d’Allah – Puissant et Majestueux – un écrit scellé attestant la sécurité contre le châtiment. Voilà la parole du Très-Haut : « Kallâ, inna kitâbal-abrâr… »
Ka‘b al-Aḥbâr a dit : lorsque l’âme du croyant est saisie, on la fait monter au ciel ; les portes des cieux s’ouvrent pour elle, les anges l’accueillent avec la bonne nouvelle, puis ils montent avec elle jusqu’au Trône ; alors, de dessous le Trône, sort un parchemin sur lequel est inscrite et scellée la délivrance du compte le Jour de la Résurrection, et cela est attesté par les rapprochés.
Qatâdah a également dit : « dans ‘Illiyyûn » : c’est au-dessus du septième ciel, auprès du pilier droit du Trône.
Al-Barâ’ ibn ‘Âzib rapporte que le Prophète – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – a dit : « ‘Illiyyûn se trouve dans le septième ciel, sous le Trône. »
Ibn ‘Abbâs a encore dit : il s’agit d’une tablette d’escarboucle verte suspendue au Trône, où leurs œuvres sont inscrites.
Al-Farrâ’ a dit : ‘Illiyyûn désigne une élévation après une autre.
On a également dit : ‘Illiyyûn est la plus haute des places.
Autre avis : cela signifie une hauteur dans une hauteur multipliée, comme si elle n’avait point de limite ; c’est pourquoi le terme est mis au pluriel par waw et nûn – tel est le sens de la parole d’at-Ṭabarî.
Al-Farrâ’ a dit : c’est un nom forgé sur la forme du collectif, qui n’a pas de singulier