Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Abû Ṣâliḥ rapporte d’après Ibn ʿAbbâs :

Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « En ce jour-là, il ne restera dans le ciel aucune étoile sans qu’elle ne s’abatte sur la terre, jusqu’à ce que les habitants de la septième terre soient saisis d’effroi par ce qu’auront éprouvé les couches supérieures », c’est-à-dire la terre.

Ad-Daḥḥâk rapporte également d’après Ibn ʿAbbâs : « Elles tomberont ; en vérité, ce sont des lampes suspendues entre le ciel et la terre par des chaînes de lumière, lesquelles chaînes se trouvent dans les mains d’anges faits de lumière. Lorsque surviendra le premier Souffle, tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux mourront ; ces astres se disperseront alors et les chaînes tomberont des mains des anges, car ceux qui les maintenaient auront péri. » Il se peut aussi que leur enfoncement signifie l’effacement de leurs traces. Les astres ont été appelés nujûm (étoiles) en raison de leur apparition dans le ciel par leur lumière.

Ibn ʿAbbâs a dit encore : « Inkadarat : elles se sont altérées, de sorte qu’il ne leur est plus resté de lumière parce qu’elles se sont retirées de leurs emplacements¹. » Le sens est voisin.

« Et lorsque les montagnes seront mises en marche » : c’est-à-dire arrachées de la terre et déplacées dans l’air, comme Sa parole – Très-Haut : « Et le Jour où Nous ferons marcher les montagnes, et tu verras la terre apparaître à nu » (al-Kahf : 47).

Il a aussi été dit : leur marche consiste en leur transformation de l’état de roches à celui d’une dune mouvante, c’est-à-dire un sable fluide ; elles deviendront comme la laine cardée, puis une poussière éparpillée, puis un mirage semblable à un mirage qui n’est rien. La terre redeviendra une plaine parfaitement lisse, où tu ne verras ni courbure ni relief. Cela a déjà été exposé ailleurs – et louange à Allah².

« Et lorsque les chamelles à pleine gestation seront délaissées » : il s’agit des chamelles gravides qui portent leurs petits ; chacune est appelée ʿusharâ, ou celle dont la gestation a atteint dix mois – et ce nom la désigne jusqu’à ce qu’elle mette bas, et même après. Il est d’usage chez les Arabes de nommer une chose par son appellation première, même lorsqu’elle a dépassé cet état.

Ainsi, l’homme dit à son cheval – alors qu’il est adulte : « Apportez mon poulain, approchez mon poulain », le désignant par son ancien nom.

Antara a dit :
Ne rappelle pas mon poulain ni ce que je lui ai accordé,
Car ta peau deviendrait semblable à celle d’un galeux.

Il a dit aussi :
J’ai porté mon poulain en son sein, puis je l’ai lancé³.

Il a été fait mention des ʿishâr parce qu’elles sont ce que les Arabes chérissent le plus, et leurs propriétaires ne les délaissent que dans la situation du Jour de la Résurrection. Il s’agit là d’une image, car, lors de la Résurrection, il n’y aura pas de chamelle à pleine gestation ; mais par cet exemple, il a voulu montrer que l’horreur

وَرَوَى أَبُو صَالِحٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (لَا يَبْقَى فِي السَّمَاءِ يَوْمَئِذٍ نَجْمٌ إِلَّا سَقَطَ فِي الْأَرْضِ، حَتَّى يَفْزَعَ أَهْلُ الْأَرْضِ السَّابِعَةِ مِمَّا لَقِيَتْ وَأَصَابَ الْعُلْيَا) ، يَعْنِي الْأَرْضَ. وَرَوَى الضَّحَّاكُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: تَسَاقَطَتْ، وَذَلِكَ أَنَّهَا قَنَادِيلُ مُعَلَّقَةٌ بَيْنَ السَّمَاءِ وَالْأَرْضِ بِسَلَاسِلَ مِنْ نُورٍ، وَتِلْكَ السَّلَاسِلُ بِأَيْدِي مَلَائِكَةٍ مِنْ نُورٍ، فَإِذَا جَاءَتِ النَّفْخَةُ الْأُولَى مَاتَ من في الأرض ومن في السموات، فَتَنَاثَرَتْ تِلْكَ الْكَوَاكِبُ وَتَسَاقَطَتِ السَّلَاسِلُ مِنْ أَيْدِي الْمَلَائِكَةِ، لِأَنَّهُ مَاتَ مَنْ كَانَ يُمْسِكُهَا. وَيَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ انْكِدَارُهَا طَمْسَ آثَارِهَا. وَسُمِّيَتِ النُّجُومُ نُجُومًا لِظُهُورِهَا فِي السَّمَاءِ بِضَوْئِهَا. وَعَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَيْضًا: انْكَدَرَتْ تَغَيَّرَتْ فَلَمْ يَبْقَ لَهَا ضَوْءٌ لِزَوَالِهَا «١» عَنْ أَمَاكِنِهَا. وَالْمَعْنَى مُتَقَارِبٌ. (وَإِذَا الْجِبالُ سُيِّرَتْ) يَعْنِي قُلِعَتْ مِنَ الْأَرْضِ، وَسُيِّرَتْ فِي الْهَوَاءِ، وَهُوَ مِثْلُ قَوْلُهُ تَعَالَى: وَيَوْمَ نُسَيِّرُ الْجِبالَ وَتَرَى الْأَرْضَ بارِزَةً [الكهف: ٤٧] . وَقِيلَ: سَيْرُهَا تَحَوُّلُهَا عَنْ مَنْزِلَةِ الْحِجَارَةِ، فَتَكُونُ كَثِيبًا مَهِيلًا أَيْ رَمْلًا سَائِلًا وَتَكُونُ كَالْعِهْنِ، وَتَكُونُ هَبَاءً مَنْثُورًا، وَتَكُونُ سَرَابًا، مِثْلَ السَّرَابِ الَّذِي لَيْسَ بِشَيْءٍ. وَعَادَتِ الْأَرْضُ قَاعًا صَفْصَفًا لَا تَرَى فِيهَا عِوَجًا وَلَا أمتا. وَقَدْ تَقَدَّمَ «٢» فِي غَيْرِ مَوْضِعٍ وَالْحَمْدُ لِلَّهِ. (وَإِذَا الْعِشارُ عُطِّلَتْ) أَيِ النُّوقُ الْحَوَامِلُ الَّتِي فِي بُطُونِهَا أَوْلَادُهَا، الْوَاحِدَةُ عُشَرَاءُ أَوِ الَّتِي أَتَى عَلَيْهَا فِي الْحَمْلِ عَشَرَةُ أَشْهُرٍ، ثُمَّ لا يزال ذلك اسمها حتى تضع، وبعد ما تَضَعُ أَيْضًا. وَمِنْ عَادَةِ الْعَرَبِ أَنْ يُسَمُّوا الشَّيْءَ بِاسْمِهِ الْمُتَقَدِّمِ وَإِنْ كَانَ قَدْ جَاوَزَ ذَلِكَ، يَقُولُ الرَّجُلُ لِفَرَسِهِ وَقَدْ قَرِحَ: هَاتُوا مهري وقربوا مهري، يسميه بِمُتَقَدِّمِ اسْمِهِ، قَالَ عَنْتَرَةُ: لَا تَذْكُرِي مُهْرِي وما أطمعته ... فَيَكُونُ جِلْدُكِ مِثْلَ جِلْدِ الْأَجْرَبِ وَقَالَ أَيْضًا: وَحَمَلْتُ مُهْرِيَ وَسْطَهَا فَمَضَاهَا «٣» وَإِنَّمَا خَصَّ الْعِشَارَ بِالذِّكْرِ، لِأَنَّهَا أَعَزُّ مَا تَكُونُ عَلَى الْعَرَبِ، وَلَيْسَ يُعَطِّلُهَا أَهْلُهَا إِلَّا حَالَ الْقِيَامَةِ. وَهَذَا عَلَى وَجْهِ الْمَثَلِ، لِأَنَّ فِي الْقِيَامَةِ لَا تَكُونُ نَاقَةً عُشَرَاءَ، وَلَكِنْ أَرَادَ بِهِ الْمَثَلَ، أن هول
(١). في ا، ح، و: لزلزالها. (٢). راجع ج ١١ ص ٢٤٥. (٣). صدره: وضرمت قرني كبشها فتجدلا

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