Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

La seconde lecture est prononcée avec allègement, tandis que Nāfiʿ et Ibn Muḥayṣin l’ont récitée avec gémination par assimilation.

« Et il ne t’incombe pas qu’il ne se purifie pas » : c’est-à-dire que cet impie ne se guidera ni ne croira ; tu n’es qu’un Messager ; il ne te revient que de transmettre.

Parole du Très-Haut :

« Quant à celui qui vient à toi en se hâtant »,
c’est-à-dire qu’il recherche la science pour Allah ;

« et qu’il redoute »,
c’est-à-dire qu’il craint Allah ;

« c’est de lui que tu te détournes » :
tu tournes ton visage loin de lui et t’occupes d’un autre. L’origine est « tatallahā ».

On dit : « lahi-tu ʿani – alhā », c’est-à-dire : je me suis détourné, je me suis occupé ailleurs.

At-talahhī : la négligence feinte.

« Lahītu ʿanhu » et « talaytu » ont le même sens.

[Sourate ʿAbasa (80), versets 11 à 16]
11. Non ! Certes, c’est là un rappel ;
12. que celui qui le veut s’en souvienne ;
13. consigné dans des feuillets honorés ;
14. élevés, purifiés ;
15. entre les mains de messagers-scribes ;
16. nobles, vertueux.

Parole du Très-Haut :

« Non ! C’est, en vérité, un rappel. »

« Kal-lâ » est un terme de réprobation et de blâme : la situation ne doit pas être ainsi vis-à-vis des deux groupes ; autrement dit, ne recommence plus à favoriser le riche tout en te détournant du croyant pauvre. Ce qui advint du Prophète ﷺ relevait d’un abandon de la voie la plus parfaite, comme il a été vu ; si l’on y voyait un péché véniel, cela ne serait pas éloigné, a dit al-Qushayrī.

S’arrêter sur « kal-lâ » à cet endroit est permis, tout comme il est permis de s’arrêter sur « talahhā » puis de reprendre « kal-lâ » avec le sens de « certes ».

« Innahā » — la sourate ou les versets du Coran — est un rappel : une exhortation et une illumination pour les créatures.

« Que celui qui le veut s’en souvienne » : c’est-à-dire qu’il se laisse admonester par le Coran.

Al-Jurjānī dit : « Innahā » désigne le Coran ; bien que le Coran soit masculin, parce qu’il a été présenté ici comme « tadhkirah » (un rappel, féminin), le pronom est accordé au féminin ; s’il l’avait accordé au masculin, cela aurait également été correct, comme dans la parole du Très-Haut : « Non ! C’est, en vérité, un rappel. »

Le fait qu’il vise le Coran est indiqué par sa parole : « Que celui qui le veut s’en souvienne », c’est-à-dire qu’il le préserve sans l’oublier ; ici, le pronom a été masculinisé, car « tadhkirah » prend le sens de « dhikr » et « waʿẓ ».

Ad-Ḍaḥḥāk rapporte d’après Ibn ʿAbbās, au sujet de : « Que celui qui le veut s’en souvienne » : quiconque Allah — Béni et Exalté — veut guider, Il l’inspire.

Puis Il informa de la noblesse de ce rappel en disant :

« dans des feuillets » — pluriel de ṣaḥīfah — « honorés », c’est-à-dire auprès d’Allah, a dit as-Suddi.

At-Ṭabarī : honorés dans la religion en raison du savoir et de la sagesse qu’ils renferment.

On a également dit : honorés parce qu’ils furent descendus par les nobles anges gardiens, ou parce qu’ils proviennent de la Tablette préservée.

Et l’on a dit encore : honorés

الثَّانِيَةِ تَخْفِيفًا. وَقَرَأَ نَافِعٌ وَابْنُ مُحَيْصِنٍ بِالتَّشْدِيدِ عَلَى الْإِدْغَامِ. (وَما عَلَيْكَ أَلَّا يَزَّكَّى) أَيْ لَا يَهْتَدِي هَذَا الْكَافِرُ وَلَا يُؤْمِنُ، إِنَّمَا أنت رسول، ما عليك إلا البلاغ. قوله تعالى: (وَأَمَّا مَنْ جاءَكَ يَسْعى) يَطْلُبُ الْعِلْمَ لِلَّهِ (وَهُوَ يَخْشى) أَيْ يَخَافُ اللَّهَ. (فَأَنْتَ عَنْهُ تَلَهَّى) أَيْ تُعْرِضُ عَنْهُ بِوَجْهِكَ وَتُشْغَلُ بِغَيْرِهِ. وَأَصْلُهُ تَتَلَهَّى، يُقَالُ: لَهِيتُ عَنِ الشَّيْءِ أَلْهَى: أَيْ تَشَاغَلْتُ عَنْهُ. وَالتَّلَهِّي: التَّغَافُلُ. وَلَهِيَتْ عَنْهُ وتليت: بمعنى. [سورة عبس (٨٠) : الآيات ١١ الى ١٦] كَلاَّ إِنَّها تَذْكِرَةٌ (١١) فَمَنْ شاءَ ذَكَرَهُ (١٢) فِي صُحُفٍ مُكَرَّمَةٍ (١٣) مَرْفُوعَةٍ مُطَهَّرَةٍ (١٤) بِأَيْدِي سَفَرَةٍ (١٥) كِرامٍ بَرَرَةٍ (١٦) قَوْلُهُ تَعَالَى: (كَلَّا إِنَّها تَذْكِرَةٌ) كَلَّا كَلِمَةُ رَدْعٍ وَزَجْرٍ، أَيْ مَا الْأَمْرُ كَمَا تَفْعَلُ مَعَ الْفَرِيقَيْنِ، أَيْ لَا تَفْعَلُ بَعْدَهَا مِثْلَهَا: مِنْ إِقْبَالِكَ عَلَى الْغَنِيِّ، وَإِعْرَاضِكِ عَنِ الْمُؤْمِنِ الْفَقِيرِ. وَالَّذِي جَرَى مِنَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ تَرْكُ الْأَوْلَى كَمَا تَقَدَّمَ، وَلَوْ حُمِلَ عَلَى صَغِيرَةٍ لَمْ يَبْعُدْ، قَالَهُ الْقُشَيْرِيُّ. وَالْوَقْفُ عَلَى كَلَّا عَلَى هَذَا الْوَجْهِ: جَائِزٌ. وَيَجُوزُ أَنْ تَقِفَ عَلَى تَلَهَّى ثُمَّ تَبْتَدِئُ كَلَّا عَلَى مَعْنَى حَقًّا. إِنَّها أَيِ السُّورَةُ أَوْ آيَاتُ الْقُرْآنِ تَذْكِرَةٌ أَيْ مَوْعِظَةٌ وَتَبْصِرَةٌ لِلْخَلْقِ (فَمَنْ شاءَ ذَكَرَهُ) أَيِ اتَّعَظَ بِالْقُرْآنِ. قَالَ الْجُرْجَانِيُّ: إِنَّها أَيِ الْقُرْآنَ، وَالْقُرْآنُ مُذَكَّرٌ إِلَّا أَنَّهُ لَمَّا جَعَلَ الْقُرْآنَ تَذْكِرَةً، أَخْرَجَهُ عَلَى لَفْظِ التَّذْكِرَةِ، وَلَوْ ذَكَّرَهُ لَجَازَ، كَمَا قَالَ تَعَالَى فِي مَوْضِعٍ آخَرَ: كَلَّا إِنَّهُ تَذْكِرَةٌ. وَيَدُلُّ عَلَى أَنَّهُ أَرَادَ الْقُرْآنَ قَوْلُهُ: فَمَنْ شاءَ ذَكَرَهُ أَيْ كَانَ حَافِظًا لَهُ غَيْرَ نَاسٍ، وَذَكَّرَ الضَّمِيرَ، لِأَنَّ التَّذْكِرَةَ فِي مَعْنَى الذِّكْرِ وَالْوَعْظِ. وَرَوَى الضَّحَّاكُ عن ابن عباس في قول تَعَالَى: فَمَنْ شاءَ ذَكَرَهُ قَالَ مَنْ شَاءَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى أَلْهَمَهُ. ثُمَّ أَخْبَرَ عَنْ جَلَالَتِهِ فَقَالَ: فِي صُحُفٍ جَمْعُ صَحِيفَةٍ مُكَرَّمَةٍ أَيْ عِنْدَ اللَّهِ، قَالَهُ السُّدِّيُّ. الطَّبَرِيُّ: مُكَرَّمَةٍ فِي الدِّينِ لِمَا فِيهَا مِنَ الْعِلْمِ وَالْحُكْمِ. وَقِيلَ: مُكَرَّمَةٍ لِأَنَّهَا نَزَلَ بِهَا كِرَامُ الْحَفَظَةِ، أَوْ لِأَنَّهَا نَازِلَةٌ مِنَ اللَّوْحِ الْمَحْفُوظِ. وَقِيلَ: مُكَرَّمَةٍ

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