par Allah au Jour de la Résurrection.
On a encore dit :
« As-Sâhirah » est le nom de la septième terre ; Allah, exalté soit-Il, la fera apparaître et y jugera les créatures — et cela lorsque « la terre sera remplacée par une autre terre ».
Selon ath-Thawrî :
As-Sâhirah désigne la terre du Shâm.
Pour Wahb b. Munabbih :
Il s’agit de la montagne de Bayt al-Maqdis.
ʿUthmân b. Abî l-ʿÂtikah rapporte :
C’est le nom d’un lieu déterminé, au Shâm, cette plaine située entre le mont Ariḥâ (Jéricho) et le mont Ḥassân (1), qu’Allah étendra comme Il le veut.
Qatâdah dit :
C’est la Géhenne : « alors, ces mécréants se trouveront en Géhenne ». Elle fut nommée Sâhirah parce qu’ils n’y dormiront pas.
D’autres ont expliqué :
As-Sâhirah signifie la steppe qui borde la Géhenne ; on y fera stationner les gens, sur la terre de la Résurrection, et la veille y sera permanente.
On dit encore :
As-Sâhirah est la terre blanche, parfaitement plane. On l’a ainsi nommée parce que le mirage y court, comme dans l’expression « ʿayn sâhirah » : une source d’eau courante, par opposition à « nâ’imah » (immobile).
Al-Ashʿath b. Qays a chanté :
« Dans la steppe éveillée, le mirage, dès l’aube, étend son manteau argenté ;
Je l’ai gagnée, le visage voilé, venant de tous côtés. »
Ou bien parce que celui qui la traverse ne dort pas, craignant la perdition.
[Sourate an-Nâziʿât (79), versets 15 à 26]
15. T’est-il parvenu le récit de Moïse ?
16. Lorsque son Seigneur l’appela dans la vallée sanctifiée de Ṭuwâ :
17. « Va vers Pharaon, car vraiment il s’est montré tyrannique.
18. Dis-lui : voudrais-tu te purifier,
19. et que je te guide vers ton Seigneur, afin que tu Le craignes ? »
20. Il lui fit alors voir le prodige majeur ;
21. mais il démentit et désobéit ;
22. puis il se détourna, s’empressa ;
23. rassembla [son peuple] et proclama ;
24. il dit : « C’est moi votre seigneur, le Très-Haut. »
25. Alors Allah le saisit du châtiment de la dernière et de la première [vie].
26. En cela, il y a certes une exhortation pour quiconque craint [Allah].
Parole du Très-Haut :
« (T’est-il parvenu le récit de Moïse, lorsque son Seigneur l’appela dans la vallée sanctifiée de Ṭuwâ) ». Autrement dit : le récit de Moïse t’est bel et bien parvenu, et cela constitue un réconfort pour le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui : certes, Pharaon