Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Quant au terme « ṣawāb », son étymologie renvoie à la rectitude, tant dans la parole que dans l’action ; il provient du verbe : aṣāba – yuṣību – iṣābatan, tout comme « jawāb » dérive de : ajāba – yujību – ijābatan.

On a dit : « Ils ne parleront pas » – c’est-à-dire les anges et l’Esprit, alignés en rangs ; ils garderont le silence par crainte révérencielle et magnification, sauf celui à qui le Tout-Miséricordieux aura donné permission d’intercéder ; ceux-là auront déjà prononcé des paroles justes, proclamant l’unicité d’Allah – Très-Haut – et Le glorifiant.

Al-Ḥasan a dit : « L’Esprit, au Jour de la Résurrection, déclarera : ‟Nul n’entrera au Paradis si ce n’est par miséricorde, et nul n’entrera en Enfer si ce n’est par ses œuvres.” » Tel est le sens de Sa parole – exalté soit-Il – : « … et il aura tenu des propos conformes à la vérité. »

Sa parole – exalté soit-Il – : « Tel sera le Jour de Vérité. » C’est-à-dire un Jour inéluctable et réel. « Quiconque le veut prendra vers son Seigneur un lieu de retour » : un refuge obtenu par l’œuvre pie, comme si, lorsqu’il accomplit un bien, il le rapporte à Allah – Puissant et Majestueux – et, lorsqu’il commet un mal, il l’impute à lui-même. Cette compréhension est étayée par la parole du Prophète – que la bénédiction et la paix soient sur lui – : « Tout le bien est entre Tes mains, et le mal ne T’est pas attribué. »

Qatādah a dit : « Maʾāb signifie : voie (sabil). »

Sa parole – exalté soit-Il – : « Nous vous avons certes avertis d’un châtiment imminent. » Il s’adresse aux mécréants de Qurayš et aux polythéistes arabes qui disaient : « Nous ne serons pas ressuscités. » Ce châtiment est celui de l’Au-delà, et toute chose promise est proche ; Allah – Très-Haut – a dit : « Le jour où ils la verront, il leur semblera n’avoir demeuré qu’un soir ou son matin. » Telle est l’explication d’al-Kalbī et d’autres.

Qatādah a toutefois estimé qu’il s’agit de la punition d’ici-bas, la plus proche des deux. Muqātil, quant à lui, y voit le massacre des Qurayšites à Badr. L’avis le plus manifeste reste qu’il s’agit du châtiment de l’Au-delà : la mort et la Résurrection, car quiconque meurt voit sa propre résurrection commencer ; s’il est promis au Paradis, il y aperçoit sa place, et s’il est destiné au Feu, il contemple déjà l’ignominie et l’humiliation qui l’attendent.

C’est pourquoi Allah – exalté soit-Il – a dit : « le jour où l’homme observera ce que ses mains ont avancé. » Il précise ainsi le moment dudit châtiment : « Nous vous avons avertis d’un châtiment proche, le jour où l’homme verra ce que ses mains ont préparé », c’est-à-dire qu’il le verra de ses propres yeux. On a également dit : « Il regardera vers ce qu’il a avancé », l’expression « vers » (ilā) ayant été sous-entendue.

Selon al-Ḥasan, « l’homme » désigne le croyant : il trouvera pour lui-même des œuvres. Quant au mécréant, il ne trouvera pour lui-même aucune œuvre et souhaitera alors n’être que poussière.

Lorsque le verset ajoute : « … et le mécréant dira… », on comprend que « l’homme » visait ici le croyant.

Il a également été dit que l’homme mentionné est Ubayy ibn Khalaf ou ʿUqbah ibn Abī Muʿīṭ ; certains ont précisé qu’« le mécréant » désigne Abū Jahl. D’autres enfin estiment que le verset est général : tout être humain verra ce Jour-là la rétribution de ses actes.

Muqātil rapporte que le passage : « le jour où l’homme observera ce que ses mains ont avancé » fut révélé au sujet d’Abū Salamah ibn ʿAbd al-Asad al-Makhzūmī, tandis que « le mécréant dira : ‟Plût à moi que je fusse poussière !” » le concerne également.

وَأَصْلُ الصَّوَابِ. السَّدَادُ مِنَ الْقَوْلِ وَالْفِعْلِ، وَهُوَ مَنْ أَصَابَ يُصِيبُ إِصَابَةً، كَالْجَوَابِ مِنْ أَجَابَ يُجِيبُ إِجَابَةً. وَقِيلَ: لَا يَتَكَلَّمُونَ يَعْنِي الْمَلَائِكَةَ وَالرُّوحَ الَّذِينَ قَامُوا صَفًّا، لَا يَتَكَلَّمُونَ هَيْبَةً وَإِجْلَالًا إِلَّا مَنْ أَذِنَ لَهُ الرَّحْمنُ فِي الشَّفَاعَةِ وَهُمْ قَدْ قَالُوا صَوَابًا، وَأَنَّهُمْ يُوَحِّدُونَ اللَّهَ تَعَالَى وَيُسَبِّحُونَهُ. وَقَالَ الْحَسَنُ: إِنَّ الرُّوحَ يَقُولُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ: لَا يَدْخُلُ أَحَدٌ الْجَنَّةَ إِلَّا بِالرَّحْمَةِ، وَلَا النَّارَ إِلَّا بِالْعَمَلِ. وَهُوَ مَعْنَى قَوْلِهِ تَعَالَى: وَقالَ صَواباً. قَوْلُهُ تَعَالَى: ذلِكَ الْيَوْمُ الْحَقُّ أَيِ الْكَائِنُ الْوَاقِعُ فَمَنْ شاءَ اتَّخَذَ إِلى رَبِّهِ مَآباً أَيْ مَرْجِعًا بِالْعَمَلِ الصَّالِحِ، كَأَنَّهُ إِذَا عَمِلَ خَيْرًا رَدَّهُ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَإِذَا عَمِلَ شَرًّا عَدَّهُ مِنْهُ. وَيَنْظُرُ إِلَى هَذَا الْمَعْنَى قَوْلُهُ عَلَيْهِ السَّلَامُ: [وَالْخَيْرُ كُلُّهُ بِيَدَيْكَ، وَالشَّرُّ لَيْسَ إِلَيْكَ [. وَقَالَ قَتَادَةُ: مَآباً: سَبِيلًا. قَوْلُهُ تَعَالَى: ِنَّا أَنْذَرْناكُمْ عَذاباً قَرِيباً) : يُخَاطِبُ كُفَّارَ قُرَيْشٍ وَمُشْرِكِي الْعَرَبِ، لِأَنَّهُمْ قَالُوا: لَا نُبْعَثُ. وَالْعَذَابُ عَذَابُ الْآخِرَةِ، وَكُلُّ مَا هُوَ آتٍ فَهُوَ قَرِيبٌ، وَقَدْ قَالَ تَعَالَى: كَأَنَّهُمْ يَوْمَ يَرَوْنَها لَمْ يَلْبَثُوا إِلَّا عَشِيَّةً أَوْ ضُحاها [النازعات: ٤٦] قَالَ مَعْنَاهُ الْكَلْبِيُّ وَغَيْرُهُ. وَقَالَ قَتَادَةُ: عُقُوبَةُ الدُّنْيَا، لِأَنَّهَا أَقْرَبُ الْعَذَابَيْنِ. قَالَ مُقَاتِلٌ: هِيَ قَتْلُ قُرَيْشٍ بِبَدْرٍ. وَالْأَظْهَرُ أَنَّهُ عَذَابُ الْآخِرَةِ، وَهُوَ الْمَوْتُ وَالْقِيَامَةُ، لِأَنَّ مَنْ مَاتَ فَقَدْ قَامَتْ قِيَامَتُهُ، فَإِنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ رَأَى مَقْعَدَهُ مِنَ الْجَنَّةِ، وَإِنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ النَّارِ رَأَى الْخِزْيَ وَالْهَوَانَ، وَلِهَذَا قَالَ تعالى: وْمَ يَنْظُرُ الْمَرْءُ مَا قَدَّمَتْ يَداهُ [بَيَّنَ وَقْتَ ذَلِكَ الْعَذَابِ، أَيْ أَنْذَرْنَاكُمْ عَذَابًا قَرِيبًا فِي ذَلِكَ الْيَوْمِ، وَهُوَ يَوْمَ يَنْظُرُ الْمَرْءُ مَا قَدَّمَتْ يَدَاهُ، أَيْ يَرَاهُ «١» ] وَقِيلَ: يَنْظُرُ إِلَى ما قدمت فحذف إلى. والمرء ها هنا الْمُؤْمِنُ فِي قَوْلِ الْحَسَنِ، أَيْ يَجِدُ لِنَفْسِهِ عَمَلًا، فَأَمَّا الْكَافِرُ فَلَا يَجِدُ لِنَفْسِهِ عَمَلًا، فيتمنى أن يكون ترابا. ولما قال: - يَقُولُ الْكافِرُ عُلِمَ أَنَّهُ أَرَادَ بِالْمَرْءِ الْمُؤْمِنَ. وَقِيلَ: المرء ها هنا: أبي خلف وعقبة بن أبي معيط. َ- يَقُولُ الْكافِرُ) أَبُو جَهْلٍ. وَقِيلَ: هُوَ عَامٌّ فِي كُلِّ أَحَدٍ وَإِنْسَانٍ يَرَى فِي ذَلِكَ الْيَوْمِ جَزَاءَ مَا كَسَبَ. وَقَالَ مُقَاتِلٌ: نَزَلَتْ قَوْلُهُ :وْمَ يَنْظُرُ الْمَرْءُ مَا قَدَّمَتْ يَداهُ فِي أَبِي سلمة بن عبد الأسد المخزومي: - يَقُولُ الْكافِرُ يا لَيْتَنِي كُنْتُ تُراباً
(١). ما بين القوسين: ساقط من ز، ط، ل.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies