est ce qui s’élève au-dessus du Feu lorsqu’il s’embrase, arborant des teintes rouge, jaune et verte.
On a dit encore : les trois branches désignent le ḍarīʿ, le zaqqūm et le ghislīn ; telle est l’opinion rapportée d’al-Ḍaḥḥāk.
D’autres ont affirmé qu’il s’agit, successivement, de la flamme, puis des étincelles, puis de la fumée ; ce sont en effet trois états qui représentent l’extrémité des attributs du Feu lorsqu’il s’embrase et devient violent.
On a également soutenu qu’un « cou » (ʿunuq) jaillit de l’Enfer et se divise en trois rameaux : la lumière se tient alors au-dessus des têtes des croyants, la fumée au-dessus des têtes des hypocrites, et la flamme pure au-dessus des têtes des mécréants.
Selon une autre explication, il s’agit du surādiq : une langue de feu qui les cerne, d’où se détachent trois branches qui les couvrent jusqu’à ce que leur compte soit réglé, puis ils seront précipités dans le Feu.
On a dit encore : c’est l’ombre de « yaḥmūm », comme le Très-Haut l’a dit : « dans un vent brûlant et une eau bouillante, et une ombre de fumée noire, ni fraîche ni bienfaisante » (al-Wāqiʿa, 56 : 42-44), ainsi qu’il a déjà été exposé (1).
Dans le ḥadīth : « En vérité, le soleil s’approchera des têtes des créatures, alors qu’ils n’auront ce jour-là ni vêtements ni linceuls ; le soleil les rejoindra (2) et leur coupera le souffle durant toute la durée de ce jour. Puis Allah, par Sa miséricorde, sauvera qui Il voudra en le conduisant vers une ombre de Son ombre ; là ils diront : “Allah nous a comblés de Sa grâce et nous a protégés du châtiment du simūm” » (at-Ṭūr, 52 : 27).
Et l’on dira aux négateurs : « Partez vers ce que vous traitiez de mensonge, vers le châtiment et la rétribution d’Allah ; partez vers une ombre à trois branches. » Quant aux alliés d’Allah – exaltée soit Sa Majesté –, ils se tiendront à l’ombre de Son Trône, ou dans toute autre ombre qu’Il voudra, jusqu’à ce que le jugement soit achevé ; ensuite, chaque groupe sera envoyé à sa demeure, Paradis ou Feu.
Puis Il décrivit l’Enfer en disant : « Elle lance des étincelles énormes comme des palais. » Le mot sharar (sing. : sharara) désigne ce qui jaillit du feu dans toutes les directions ; il vient de la racine sharartu, « j’ai étendu le vêtement au soleil pour le faire sécher ». Quant au terme qasr, il signifie un bâtiment élevé.
La récitation majoritaire lit kal-qasr, en maintenant la ṣād muette : « comme des forteresses, comme de grandes cités », et c’est le singulier de quṣūr ; ainsi l’ont expliqué Ibn ʿAbbās et Ibn Masʿūd. Le mot revêt ici une valeur collective par genre.
D’autres ont dit que qasr est le pluriel de qaṣra, avec ṣād muette, comme dans jamra / jamr, tamra / tamr.
La qaṣra est un seul tronc de gros bois vigoureux.
Dans le Ṣaḥīḥ de al-Bukhārī, on rapporte d’Ibn ʿAbbās également : « Elle lance des étincelles comme des qasr » ; il disait : « Nous entassions le bois en tas hauts de trois coudées (3) ou un peu moins pour l’hiver, et nous appelions cela qasr. »
Saʿīd ibn Jubayr et al-Ḍaḥḥāk ont dit : ce sont