est la vallée : un marécage où stagnent le pus des gens de la mécréance et de l’association, afin que les hommes doués de raison sachent qu’il n’existe rien de plus immonde que lui dans son impureté, rien de plus fétide que lui dans son odeur, rien de plus amer que lui, ni de plus noir que lui. Le Messager d’Allah – qu’Allah le couvre de bénédiction et de salut – l’a ensuite décrite en exposant les tourments qu’elle recèle, précisant qu’elle est la plus vaste des vallées de la Géhenne. Allah, – Exalté soit-Il – l’a donc mentionnée dans Sa menace au sein de cette sourate.
[Sourate al-Mursalāt (77) : versets 16-19]
« N’avons-Nous pas fait périr les premiers ? » (16)
« Puis Nous fîmes suivre [leur sort] aux derniers ? » (17)
« Ainsi agissons-Nous avec les criminels. » (18)
« Malheur donc, ce Jour-là, aux négateurs ! » (19)
Paroles du Très-Haut :
« N’avons-Nous pas fait périr les premiers ? » : Il informe ici de l’extermination des mécréants appartenant aux nations passées, depuis Adam jusqu’à Muḥammad – que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui.
« Puis Nous fîmes suivre [leur sort] aux derniers » : c’est-à-dire que Nous joignîmes les derniers aux premiers.
« Ainsi agissons-Nous avec les criminels » : autrement dit, de même que Nous avons agi envers ceux qui ont précédé, Nous agirons envers les polythéistes de Quraysh, soit par l’épée, soit par la destruction.
La majorité des lecteurs récitent : « ثمَّ نُتْبِعُهُمُ » avec la forme nominative, comme reprise indépendante ; al-Aʿraj lit « نُتْبِعْهُمْ » au jussif, coordonné à « نُهْلِكِ الأَوَّلِينَ », de la même manière que l’on dit : « Ne m’as-tu pas visité, puis je t’honorerai ? ». Le sens est qu’Il fit périr un peuple après l’autre au fil des époques des messagers.
Il reprend ensuite : « Ainsi agissons-Nous avec les criminels », visant ceux qui seront détruits par la suite. Le maintien du soukoun peut être considéré comme un allégement de « نُتْبِعُهُمُ » en raison de la succession des voyelles, et cette lecture est rapportée de lui. Dans la lecture d’Ibn Masʿūd : « ثُمَّ سَنُتْبِعُهُمْ ». Quant à la kāf de « كَذَٰلِكَ », elle est à l’accusatif : « Un anéantissement semblable à celui-là, Nous le ferons subir à tout polythéiste. »
On a dit ensuite que ce propos sert à susciter l’effroi en rappelant leur perte ici-bas, pour exhorter à la réflexion ; d’autres ont dit qu’il s’agit plutôt d’une annonce de leur châtiment dans l’au-delà.
[Sourate al-Mursalāt (77) : versets 20-24]
« Ne vous avons-Nous pas créés d’une eau vile ? » (20)
« Puis Nous l’avons placée dans un séjour sûr ; » (21)
« jusqu’à un terme déterminé, » (22)
« Nous avons alors décrété ; – et quel Excellent Décréteur ! » (23)
« Malheur donc, ce Jour-là, aux négateurs ! » (24)
Paroles du Très-Haut :
« Ne vous avons-Nous pas créés d’une eau vile » : c’est-à-dire faible et insignifiante, la goutte de sperme, ainsi qu’il a déjà été évoqué.
Ce verset sert de preuve pour celui qui affirme que la création de l’embryon provient exclusivement du liquide séminal de l’homme ; cette question a déjà été traitée plus haut.