Mujâhid :
« Mashkûran » signifie « agréé » ; les deux termes sont proches, car lorsque le Très-Haut accepte une œuvre, Il en remercie l’auteur, et lorsqu’Il le remercie, Il le comble d’une généreuse rétribution, Lui qui – exalté soit-Il – est le Détenteur d’une grâce immense.
Il a été rapporté d’après Ibn ʿUmar qu’un Abyssin dit : « Ô Messager d’Allâh ! Vous avez été privilégiés par rapport à nous quant aux traits, aux couleurs et à la prophétie. Dis-moi : si je crois à ce à quoi tu as cru et que j’agis comme toi, serai-je avec toi au Paradis ? » Il répondit :
« Oui, par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! On verra la blancheur de l’homme noir au Paradis, et sa lumière se distinguera à une distance de mille ans. »
Puis le Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui – ajouta :
« Quiconque dit : “Lâ ilâha illâ Allâh” aura, grâce à cette parole, un pacte auprès d’Allâh ; et quiconque dit : “Subḥân Allâh wa-l-ḥamdu li-llâh” obtiendra pour cela, auprès d’Allâh, cent vingt-quatre mille bonnes actions. »
L’homme s’exclama : « Comment pourrions-nous périr après cela, ô Messager d’Allâh ? » Il répondit :
« Il arrive qu’un homme se présente, le Jour de la Résurrection, avec une œuvre qui, si on la posait sur une montagne, l’alourdirait ; alors survient un bienfait d’Allâh qui est sur le point de consumer tout cela, à moins qu’Allâh ne l’entoure de Sa miséricorde. »
Il dit ensuite : puis fut révélé : « S’est-il écoulé pour l’homme une période… » jusqu’à « … et une royauté immense. » L’Abyssin demanda : « Ô Messager d’Allâh ! Mes yeux verront-ils au Paradis ce que voient tes yeux ? » – « Oui », répondit le Prophète. L’Abyssin pleura alors jusqu’à ce que son âme s’en allât.
Ibn ʿUmar rapporte : « J’ai vu le Messager d’Allâh – paix et bénédictions sur lui – le descendre dans sa tombe en disant : “Certes, ceci est pour vous une rétribution et votre effort a été apprécié.” Nous demandâmes : “Ô Messager d’Allâh, qu’est-ce donc ?” Il répondit : “Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, Allâh l’a arrêté puis a dit : ‘Ô Mon serviteur, J’illuminerai ton visage et Je t’installerai au Paradis où tu voudras ; quelle excellente récompense pour ceux qui œuvrent !’” »
(Sourate al-Insân, 76 : 23-26)
« En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre sur toi le Coran, par révélation progressive (23). Endure donc le jugement de ton Seigneur et ne suis pas, parmi eux, un pécheur ou un ingrat (24). Évoque le Nom de ton Seigneur au matin et au soir (25). Et, durant une partie de la nuit, prosterne-toi devant Lui et glorifie-Le longuement pendant la nuit (26). »
Parole du Très-Haut :
« En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre sur toi le Coran – une révélation. »
Tu ne l’as ni forgé ni apporté de toi-même, ni de ta propre initiative, comme le prétendent les polythéistes. Le lien de ce verset avec ce qui précède est le suivant : après avoir évoqué les catégories de promesse et de menace, le Très-Haut explique que ce Livre renferme tout ce dont les gens ont besoin ; il n’est donc pas une magie,