Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

d’argent ; les ustensiles sont façonnés à partir de la terre même dont ils proviennent.

Ibn ʿAbbâs a rapporté : « Il n’est rien au Paradis sans que vous en ayez reçu l’équivalent en ce monde, à l’exception des cristaux d’argent. » Il ajouta : « Si tu prenais l’argent de ce bas-monde et le battais jusqu’à le rendre aussi fin qu’une aile de mouche, tu ne verrais pas l’eau à travers ; mais les cristaux du Paradis ressemblent à l’argent tout en ayant la limpidité du verre. »

« Qaddarûhâ taqdîrâ » – la lecture courante prononce le qāf et le dāl ouverts – signifie que les échansons qui tournent autour d’eux leur dosent la boisson. Ibn ʿAbbâs, Mujâhid et d’autres ont dit : « Ils la leur apportent exactement à la mesure de leur soif, sans surplus ni déficit. » Al-Kalbî précise : « C’est là ce qu’il y a de plus savoureux et de plus agréable », autrement dit : les anges qui circulent autour d’eux en fixent la mesure.

Ibn ʿAbbâs rapporta encore : « Ils l’ont calibrée à la mesure d’une paume : ni plus ni moins, de sorte qu’elle ne les incommode ni par excès de poids ni par petitesse excessive. » On a dit également : les buveurs eux-mêmes ont estimé intérieurement la quantité qu’ils désiraient, et les coupes furent ajustées en conséquence.

ʿUbayd b. ʿUmayr, ash-Shaʿbî et Ibn Sîrîn ont récité : « quuddirûhâ » (avec ḍamma sur le qāf et kasra sur le dāl), c’est-à-dire : elle leur a été fixée selon leur volonté. Al-Mahdawî rapporte cette lecture d’après ʿAlî et Ibn ʿAbbâs – qu’Allah les agrée – et dit : « Celui qui lit qaddarûhâ renvoie au sens de l’autre lecture ; c’est comme si la formule originelle était quuddirû ʿalayhâ, la préposition ayant été omise, c’est-à-dire : elle leur a été déterminée. » Sibawayh a cité ces vers :

« J’ai juré : le blé d’Irak, toujours, je le savourerai ;
ce même blé, dans la bourgade de Sūs, on vient le savourer. »

Il tenait que le sens concernait l’amour pour le blé d’Irak.

On a dit encore : cette détermination signifie que les coupes volent et puisent exactement la quantité que désire le buveur ; telle est la signification de Sa parole – Exalté soit-Il : « Qaddarûhâ taqdîrâ » : il n’y a ni surplus au-delà de la satiété, ni déficit en deçà ; les coupes ont été inspirées de la connaissance de la mesure de la soif de celui qui souhaite, afin de puiser rigoureusement cette quantité. Cette opinion a été rapportée par at-Tirmidhî al-Ḥakîm dans son ouvrage « Nawâdir al-Uṣûl ».

Parole du Très-Haut : « Et ils y seront abreuvés d’une coupe… » – il s’agit du vin contenu dans le récipient – « …dont le mélange sera de gingembre. » Le mot « kâna » y joue le rôle de particule de liaison : autrement dit, son mélange est du gingembre, ou bien : il a été décrété par Allah qu’il soit mêlé de gingembre. Les Arabes, en effet, trouvaient délectation dans

مِنْ فِضَّةٍ، وَالْأَوَانِي تُتَّخَذُ مِنْ تُرْبَةِ الْأَرْضِ الَّتِي هِيَ مِنْهَا. ذَكَرَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ وَقَالَ: ليس في الجنة شي إِلَّا قَدْ أُعْطِيتُمْ فِي الدُّنْيَا شَبَهَهُ، إِلَّا الْقَوَارِيرُ مِنْ فِضَّةٍ. وَقَالَ: لَوْ أَخَذْتَ فِضَّةً مِنْ فِضَّةِ الدُّنْيَا فَضَرَبْتَهَا حَتَّى تَجْعَلَهَا مِثْلَ جَنَاحِ الذُّبَابِ لَمْ تَرَ مِنْ وَرَائِهَا الْمَاءَ، وَلَكِنَّ قَوَارِيرَ الْجَنَّةِ مِثْلَ الْفِضَّةِ «١» فِي صَفَاءِ الْقَوَارِيرِ. (قَدَّرُوها تَقْدِيراً) قِرَاءَةُ الْعَامَّةِ بِفَتْحِ الْقَافِ وَالدَّالِ، أَيْ قَدَّرَهَا لَهُمُ السُّقَاةُ الَّذِينَ يَطُوفُونَ بِهَا عَلَيْهِمْ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَمُجَاهِدٌ وَغَيْرُهُمَا: أَتَوْا بِهَا عَلَى قَدْرِ رِيِّهِمْ، بِغَيْرِ زِيَادَةٍ وَلَا نُقْصَانٍ. الْكَلْبِيُّ: وَذَلِكَ أَلَذُّ وَأَشْهَى، وَالْمَعْنَى: قَدَّرَتْهَا الْمَلَائِكَةُ الَّتِي تَطُوفُ عَلَيْهِمْ. وَعَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَيْضًا: قَدَّرُوهَا عَلَى مِلْءِ الْكَفِّ لَا تَزِيدُ وَلَا تَنْقُصُ، حَتَّى لَا تُؤْذِيَهُمْ بِثِقَلٍ أَوْ بِإِفْرَاطِ صِغَرٍ. وَقِيلَ: إِنَّ الشَّارِبِينَ قَدَّرُوا لَهَا مَقَادِيرَ فِي أَنْفُسِهِمْ عَلَى مَا اشْتُهُوا وَقَدَرُوا. وَقَرَأَ عُبَيْدُ بْنُ عُمَيْرٍ وَالشَّعْبِيُّ وَابْنُ سِيرِينَ (قُدِّرُوهَا) بِضَمِّ الْقَافِ وَكَسْرِ الدَّالِّ، أَيْ جُعِلَتْ لَهُمْ عَلَى قَدْرِ إِرَادَتِهِمْ. وَذَكَرَ هَذِهِ الْقِرَاءَةَ الْمَهْدَوِيُّ عَنْ عَلِيٍّ وَابْنِ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا، وَقَالَ: وَمَنْ قَرَأَ قَدَّرُوها فَهُوَ رَاجِعٌ إِلَى مَعْنَى الْقِرَاءَةِ الْأُخْرَى، وَكَأَنَّ الْأَصْلَ قُدِّرُوا عَلَيْهَا فَحُذِفَ الْجَرُّ، وَالْمَعْنَى قُدِّرَتْ عَلَيْهِمْ، وَأَنْشَدَ سِيبَوَيْهُ: » آلَيْتُ حَبَّ الْعِرَاقِ الدَّهْرَ آكُلُهُ ... وَالْحَبُّ يَأْكُلُهُ فِي الْقَرْيَةِ السُّوسُ وَذَهَبَ إِلَى أَنَّ الْمَعْنَى عَلَى حَبِّ الْعِرَاقِ. وَقِيلَ: هَذَا التَّقْدِيرُ هُوَ أَنَّ الْأَقْدَاحَ تَطِيرُ فَتَغْتَرِفُ بِمِقْدَارِ شَهْوَةِ الشَّارِبِ، وَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى: قَدَّرُوها تَقْدِيراً أَيْ لَا يَفْضُلُ عَنِ الرِّيِّ لَا يَنْقُصُ مِنْهُ، فَقَدْ أُلْهِمَتِ الْأَقْدَاحُ مَعْرِفَةَ مِقْدَارِ رِيِّ الْمُشْتَهِي حَتَّى تَغْتَرِفَ بِذَلِكَ الْمِقْدَارِ. ذَكَرَ هَذَا الْقَوْلَ التِّرْمِذِيُّ الْحَكِيمُ فِي " نَوَادِرِ الْأُصُولِ" . قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَيُسْقَوْنَ فِيها كَأْساً) وَهِيَ الْخَمْرُ فِي الْإِنَاءِ. كانَ مِزاجُها زَنْجَبِيلًا كانَ صِلَةٌ، أَيْ مِزَاجُهَا زَنْجَبِيلٌ، أَوْ كَانَ فِي حُكْمِ اللَّهِ زنجبيلا. وكانت العرب تستلذ من
(١). أي في بياضها. (٢). قائله المتلمس. ويروى: أطعمه. والرواية الصحيحة في (آليت) بالفتح لأنه يخاطب عمرو بن هند الملك وكان قد أقسم ألا يطعم المتلمس حب العراق. فقال له المتلمس مستهزئا آليت على حب العراق لا أطعمه وقد وجدت منه بالشام ما يغنى عما عندك فمنه هناك كثير بحيث يأكله السوس. وأراد بالقرية الشام.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies