d’une blancheur éclatante comparable à celle du lait, plus douce que le miel, plus onctueuse que le beurre, sans aucun noyau.
Abû Jaʿfar an-Naḥḥâs dit :
« On appelle également mudhallal ce qu’une abondante irrigation a amolli, c’est-à-dire qu’elle a rassasié d’eau. D’autres disent : le mudhallal est ce qu’incline la moindre brise, tant il est luxuriant ; d’autres encore : il désigne ce qui est aplani, car les gens du Ḥijâz disent : “dhallil nakhlaka”, c’est-à-dire “mets tes palmiers à niveau”. On dit aussi que le mudhallal est proche et facile à atteindre, comme dans leur expression : “ḥâ’iṭun dhalîlun”, c’est-à-dire un mur bas.
Abû Jaʿfar (1) ajoute : « Toutes ces explications ont été rapportées par les maîtres de la langue, et ils les ont évoquées à propos du vers d’Imru’ l-Qays : “wa sâqun ka-annûbi s-saqî l-mudhallali” (2).
﴿Sourate al-Insân (76), versets 15-18﴾
« Des coupes d’argent circuleront parmi eux, ainsi que des gobelets transparents » (15),
« des cristaux d’argent, exactement proportionnés » (16),
« et ils y seront abreuvés d’une coupe dont le mélange sera de gingembre » (17),
« à une source que l’on nomme là-bas Salsabîl » (18).
Parole du Très-Haut : « Des récipients d’argent et des gobelets seront portés autour d’eux ». Autrement dit, lorsque ces vertueux souhaiteront boire, les serviteurs tourneront autour d’eux avec des vases d’argent. Ibn ʿAbbâs a dit : « Il n’est rien, dans ce monde, qui soit identique à ce qu’il y a au Paradis, hormis les noms ; en effet, ce qui se trouve au Paradis est plus noble, plus élevé et plus pur. » La mention des récipients d’argent n’exclut pas pour autant ceux d’or ; le sens est qu’ils seront abreuvés dans des coupes d’argent, et il se peut qu’ils le soient aussi dans des coupes d’or.
Le Très-Haut a d’ailleurs dit : « On fera circuler parmi eux des plateaux d’or et des coupes » [az-Zukhruf : 71].
On a soutenu encore qu’en citant l’argent, Il a voulu faire allusion à l’or, à l’instar de Sa parole : « Des vêtements qui vous protègent de la chaleur » [an-Naḥl : 81], c’est-à-dire aussi du froid ; l’un est mentionné pour signaler l’autre.
Les « akwâb » sont de grands gobelets dépourvus d’anses et de poignées ; au singulier : kūb. ʿAdiyy a dit :
« Accoudé, l’on frappe (3) à ses portes…
un serviteur accourt vers lui avec la coupe. »
Le terme a déjà été expliqué dans notre commentaire de la sourate « az-Zukhruf » (4).
« Transparentes comme des cristaux, des cristaux d’argent » : elles possèdent la limpidité du cristal et la blancheur de l’argent ; leur transparence est celle du verre, alors même qu’elles sont faites d’argent.
Et l’on a dit : la terre du Paradis