et les épreuves les plus redoutables.
Parmi leurs formulations, on trouve : « Le monde s’est dressé sur une jambe », ou encore : « La guerre s’est dressée sur une jambe. »
Le poète a dit :
« La guerre s’est dressée contre nous sur une jambe » (1)
Ce même sens a déjà été abordé à la fin de la sourate « Nûn (2) et le Calame ».
D’autres ont avancé que l’âme du mécréant est châtiée au moment où elle quitte son corps ; voilà la première jambe. Puis viendra la jambe de la Résurrection et ses affres.
« Vers ton Seigneur » : c’est-à-dire vers ton Créateur ;
« ce jour-là » : c’est-à-dire le Jour de la Résurrection ;
« la destination » : autrement dit le lieu du retour.
Dans certains commentaires, on lit : c’est l’ange chargé d’enregistrer ses mauvaises actions qui le mènera ce jour-là.
Al-Masâq est le nom verbal de sāqa, yasūqu, tout comme al-maqāl provient de qāla, yaqūlu.
[Sourate al-Qiyâmah (75), versets 31 à 35]
« Il n’a ni cru ni prié ;
mais il a crié au mensonge et s’est détourné ;
ensuite il est reparti vers les siens, se pavanant ;
malheur à toi, malheur !
oui, malheur à toi, malheur ! »
Parole du Très-Haut :
« Il n’a ni cru ni prié » : Abû Jahl n’a ni attesté la vérité ni accompli la prière.
On a également dit que cette phrase renvoie à « l’être humain » mentionné au début de la sourate ; il s’agit alors d’un nom générique. La première opinion, rapportée d’Ibn ʿAbbâs, est la suivante : il n’a pas cru à la mission prophétique
— ni prié, ni invoqué son Seigneur, ni prié pour Son Messager.
Qatâdah dit : il n’a pas cru au Livre d’Allâh et n’a pas prié pour Allâh.
D’autres disent : il n’a pas fait d’aumône qu’il eût réservée auprès d’Allâh, ni accompli les prières qu’Allâh lui a prescrites.
D’autres encore : il n’a pas cru de son cœur et n’a pas agi de son corps.
Al-Kisâ’î explique :
« Fa-lâ » tient la place de « lam » (négation du passé), mais il vient toujours accolé à un autre terme. Les Arabes disent : « Lā ʿAbdallāh khârijun wa-lâ fulân » ; mais ils ne disent pas : « Marartu bi-rajulin lâ muḥsinun », à moins d’ajouter « wa lâ mujmilun ».
La parole du Très-Haut : « Fa-lâ iqtaḥama al-ʿaqabah » [al-Balad : 11] n’appartient pas à ce registre, car le sens en est : « Afalâ iqtaḥama », autrement dit « Pourquoi donc n’a-t-il pas franchi ? » ; l’hamzah interrogative a été omise.
Al-Akhfash dit :
« Fa-lâ saddaqa » signifie : « il n’a pas cru », tout comme « fa-lâ iqtaḥama » signifie : « il n’a pas franchi » ; il ne pose pas la condition qu’une autre proposition suive l’une ou l’autre.