Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

– non véritable.

Ibn ʿAbbâs et Ibn Masʿûd ont dit : « “On les réunira tous deux”, c’est-à-dire qu’ils seront associés l’un à l’autre lorsqu’ils se lèveront de l’Occident, noirs, sphériques, obscurcis, attachés l’un à l’autre, tels deux taureaux entravés. » Le ḥadîth portant sur ce sens a déjà été cité à la fin de la sourate « al-Anʿâm »¹.

Dans la lecture de ʿAbd Allâh, on trouve : « et l’on réunit le soleil et la lune. »

ʿAṭâʾ b. Yasâr a dit : « Ils seront groupés le Jour de la Résurrection, puis projetés dans la mer ; ils deviendront alors le Grand Feu d’Allâh. »

ʿAlî et Ibn ʿAbbâs ont dit : « Ils seront placés dans la lumière des voiles. » Il se peut aussi qu’on les rassemble dans le feu de Jahannam, car ils ont été adorés en dehors d’Allâh ; le Feu ne sera pas pour eux un châtiment, puisqu’ils sont inanimés ; on n’agira ainsi qu’afin d’accentuer la confusion et le regret des mécréants.

Dans le Musnad d’Abû Dâwûd aṭ-Ṭayâlisî, d’après Yazîd ar-Raqâshî, d’après Anas b. Mâlik, remontant jusqu’au Prophète — que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui — il est rapporté que le Messager d’Allâh a dit :
« Le soleil et la lune sont deux taureaux entravés dans le Feu. »

On a dit encore : ce rapprochement signifie qu’ils ne se sépareront plus, qu’ils s’approcheront des gens ; ceux-ci seront alors couverts de sueur sous l’effet d’une chaleur extrême ; le sens serait donc : leur ardeur combinée se concentrera sur eux.

D’autres ont avancé : le soleil et la lune seront réunis, si bien qu’il n’y aura plus ni alternance de nuit ni de jour.

Parole du Très-Haut :
« Ce jour-là l’homme dira : “Où fuir ?” »
Autrement dit, le fils d’Âdam dira — et l’on a dit qu’il s’agit d’Abû Jahl — : « Où est l’issue ? »

Le poète a dit :
Où donc la fuite, quand les béliers s’affrontent de front ? (A)
Tout bélier qui s’en écarte aussitôt subit l’affront. (A)

Al-Mâwardî : le verset peut se comprendre de deux manières :

  1. Où fuir loin d’Allâh, par pudeur devant Lui ;
  2. Où fuir loin de Jahannam, par crainte d’elle.

Cette parole de l’homme peut, elle aussi, être envisagée de deux façons :

  1. qu’elle soit propre au mécréant, lors de l’exhibition du Jugement, le croyant, lui, se fiant à la bonne annonce de son Seigneur ;
  2. qu’elle soit prononcée tant par le croyant que par le mécréant à l’apparition de l’Heure, devant l’effroi de ce qu’ils verront.

La récitation commune lit al-mafar avec une fatḥa sur le fâʾ ; Abû ʿUbayda et Abû Ḥâtim l’ont préférée, car il s’agit d’un nom verbal.

Ibn ʿAbbâs, Mujâhid, al-Ḥasan et Qatâda le lisent avec une kasra sur le fâʾ et une fatḥa sur la mîm.

Al-Kisâʾî a dit : ce sont deux dialectes, comme madabb/madibb et maṣaḥ/maṣiḥ.

Il est rapporté d’az-Zuhrî une lecture mettant la kasra sur la mîm et la fatḥa sur le fâʾ.

Al-Mahdawî : celui qui ouvre la mîm et le fâʾ dans al-mafar le considère également comme un nom verbal.

غَيْرُ حَقِيقِيٍّ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَابْنُ مَسْعُودٍ: جُمِعَ بَيْنَهُمَا أَيْ قُرِنَ بَيْنَهُمَا فِي طُلُوعِهِمَا مِنَ الْمَغْرِبِ أَسْوَدَيْنِ مُكَوَّرَيْنِ مُظْلِمَيْنِ مُقْرَنَيْنِ كَأَنَّهُمَا ثَوْرَانِ عَقِيرَانِ. وَقَدْ مَضَى الْحَدِيثُ بِهَذَا الْمَعْنَى فِي آخِرِ سُورَةِ " الْأَنْعَامِ" «١» . وَفِي قِرَاءَةِ عَبْدِ اللَّهِ وَجُمِعَ بَيْنَ الشَّمْسِ وَالْقَمَرِ وَقَالَ عَطَاءُ ابن يَسَارٍ: يُجْمَعُ بَيْنَهُمَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ ثُمَّ يُقْذَفَانِ فِي الْبَحْرِ، فَيَكُونَانِ نَارَ اللَّهِ الْكُبْرَى. وَقَالَ عَلِيٌّ وَابْنُ عَبَّاسٍ: يُجْعَلَانِ فِي [نُورِ «٢» ] الْحُجُبِ. وَقَدْ يُجْمَعَانِ فِي نَارِ جَهَنَّمَ، لِأَنَّهُمَا قَدْ عُبِدَا مِنْ دُونِ اللَّهِ وَلَا تَكُونُ النَّارُ عَذَابًا لَهُمَا لِأَنَّهُمَا جَمَادٌ، وَإِنَّمَا يُفْعَلُ ذَلِكَ بِهِمَا زِيَادَةً فِي تَبْكِيتِ الْكَافِرِينَ وَحَسْرَتِهِمْ. وَفِي مُسْنَدِ أَبِي دَاوُدَ الطَّيَالِسِيِّ، عَنْ يَزِيدَ الرَّقَاشِيِّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ يَرْفَعْهُ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (إِنَّ الشَّمْسَ وَالْقَمَرَ ثَوْرَانِ عَقِيرَانِ فِي النَّارِ) وَقِيلَ: هَذَا الْجَمْعُ أَنَّهُمَا يَجْتَمِعَانِ وَلَا يَفْتَرِقَانِ، وَيَقْرُبَانِ مِنَ النَّاسِ، فَيَلْحَقُهُمُ الْعَرَقُ لِشِدَّةِ الْحَرِّ، فَكَأَنَّ الْمَعْنَى يُجْمَعُ حَرُّهُمَا عَلَيْهِمْ. وَقِيلَ: يُجْمَعُ الشَّمْسُ وَالْقَمَرُ، فَلَا يَكُونُ ثَمَّ تَعَاقُبُ لَيْلٍ وَلَا نَهَارٍ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (يَقُولُ الْإِنْسانُ يَوْمَئِذٍ أَيْنَ الْمَفَرُّ) ؟ أَيْ يَقُولُ ابْنُ آدَمَ، وَيُقَالُ: أَبُو جَهْلٍ، أي أين المهرب؟ قال الشاعر: أين المف وَالْكِبَاشُ تَنْتَطِحْ ... وَأَيُّ كَبْشٍ حَادَ عَنْهَا يَفْتَضِحْ الْمَاوَرْدِيُّ: وَيَحْتَمِلُ وَجْهَيْنِ: أَحَدُهُمَا أَيْنَ الْمَفَرُّ مِنَ اللَّهِ اسْتِحْيَاءً مِنْهُ. الثَّانِي أَيْنَ الْمَفَرُّ مِنْ جَهَنَّمَ حَذَرًا مِنْهَا. وَيَحْتَمِلُ هَذَا الْقَوْلُ مِنَ الْإِنْسَانِ وَجْهَيْنِ: أَحَدُهُمَا- أَنْ يَكُونَ مِنَ الْكَافِرِ خَاصَّةً فِي عَرْضَةِ الْقِيَامَةِ دُونَ الْمُؤْمِنِ، لِثِقَةِ الْمُؤْمِنِ بِبُشْرَى رَبِّهِ. الثَّانِي- أَنْ يَكُونَ مِنْ قَوْلِ الْمُؤْمِنِ وَالْكَافِرِ عِنْدَ قِيَامِ السَّاعَةِ لِهَوْلِ مَا شَاهَدُوا مِنْهَا. وَقِرَاءَةُ الْعَامَّةِ الْمَفَرُّ بِفَتْحِ الْفَاءِ وَاخْتَارَهُ أَبُو عُبَيْدَةَ وَأَبُو حَاتِمٍ، لِأَنَّهُ مَصْدَرٌ. وَقَرَأَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَمُجَاهِدٌ وَالْحَسَنُ وَقَتَادَةُ بِكَسْرِ الْفَاءِ مَعَ فَتْحِ الْمِيمِ، قَالَ الْكِسَائِيُّ: هُمَا لُغَتَانِ مِثْلُ مَدَبٍّ وَمَدِبٍّ، وَمَصَحٍّ وَمَصِحٍّ. وَعَنِ الزُّهْرِيِّ بِكَسْرِ الْمِيمِ وَفَتْحِ الْفَاءِ. الْمَهْدَوِيُّ: مَنْ فَتَحَ الْمِيمَ وَالْفَاءَ مِنَ الْمَفَرُّ فَهُوَ مصدر
(١). راجع ج ٧ ص ١٤٦. (٢). الزيادة من كتب التفسير.

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