ʿAlī ibn Abī Ṭālib — qu’Allah l’agrée — a dit :
« Les enfants des musulmans n’ont pas encore acquis d’œuvres qui les feraient retenir en gage pour leurs acquisitions. »
Ad-Ḍaḥḥāk a dit : « Il s’agit de ceux auxquels Allah a déjà promis la plus belle récompense (al-ḥusnā). » Un propos semblable est rapporté d’Ibn Jurayj qui dit : « Toute âme sera appelée à rendre compte de ses actes, à l’exception des Compagnons de la Droite — les gens du Paradis —, car, eux, ne seront pas soumis au jugement. »
Muqātil a tenu le même propos : « Ce sont les gens du Paradis qui se trouvaient à la droite d’Ādam, le Jour du Pacte, lorsque Allah — exalté soit-Il — leur dit : “Ceux-ci seront au Paradis et Je ne M’en soucie point.” »
Al-Ḥasan et Ibn Kaysān ont dit : « Ce sont les musulmans sincères ; ils ne sont pas mis en gage, car ils se sont acquittés de ce qui leur incombait. »
Abū Ẓubyān rapporte d’Ibn ʿAbbās — qu’Allah l’agrée — : « Ils sont les musulmans. »
On a également dit : « Ils sont les gens de la Vérité et les détenteurs de la foi. »
D’autres ont soutenu : « Ce sont ceux qui recevront leurs registres dans leur main droite. »
Abū Jaʿfar al-Bāqir a déclaré : « Nous, les Gens de la Maison, ainsi que nos partisans, sommes les Compagnons de la Droite ; quiconque nous déteste est de ceux qui sont tenus en gage. »
Al-Ḥakam a dit : « Ce sont ceux qu’Allah a choisis pour Son service ; ils n’entrent donc pas dans le gage, car ils sont les serviteurs d’Allah, Son élite, et ce qu’ils ont acquis ne leur nuit pas. »
Al-Qāsim a dit : « Toute âme est saisie pour ce qu’elle a acquis, qu’il s’agisse de bien ou de mal, à l’exception de celui qui s’en remet à la grâce et à la miséricorde plutôt qu’à l’acquisition et au service ; quiconque se repose sur ses œuvres est tenu en gage, tandis que celui qui se confie à la grâce n’en est pas tenu. »
« Dans des jardins » — c’est-à-dire dans de luxuriants vergers — « ils s’interrogeront », c’est-à-dire qu’ils demanderont
« au sujet des criminels », c’est-à-dire des polythéistes :
« Qu’est-ce qui vous a fait entrer en Saqar ? » — autrement dit : qu’est-ce qui vous a introduits dans Saqar ? De même que l’on dit : « J’ai fait passer le fil dans telle chose », c’est-à-dire : je l’y ai introduit.
Al-Kalbī dit : Un homme des gens du Paradis appellera un homme des gens du Feu par son nom et lui dira : « Ô Untel… » ; dans la lecture de ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr on lit : « Ô Untel, qu’est-ce qui t’a fait entrer en Saqar ? »
D’après lui encore, ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb — qu’Allah l’agrée — récita : « Ô Untel, qu’est-ce qui vous a fait entrer en Saqar ? » Il s’agit là d’une lecture explicative et non d’un texte coranique, contrairement à l’allégation de ceux qui ont attaqué le Coran, comme l’a précisé Abū Bakr ibn al-Anbārī.
Il a également été dit : Les croyants interrogeront les anges au sujet de leurs proches ; les anges, à leur tour, questionneront les polythéistes en leur disant : « Qu’est-ce qui vous a fait entrer en Saqar ? »
Al-Farrāʾ a dit : Cette situation corrobore l’opinion selon laquelle les Compagnons de la Droite sont les enfants, car ils ne connaissent pas le péché. Les gens du Feu répondront : « Nous n’étions pas parmi ceux qui accomplissaient la prière » — c’est-à-dire les croyants qui prient.
« Et nous ne nourrissions pas l’indigent » : c’est-à-dire que nous ne faisions pas l’aumône.
« Et nous nous laissions aller à pérorer avec les pérorants » : nous nous mêlions aux gens du faux dans leurs discussions futiles.
Ibn Zayd a dit : Nous pérorions avec les détracteurs au sujet de Muḥammad — que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui —, en disant — qu’Allah les maudisse — : « C’est un devin, un fou, un poète, un sorcier. »