Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

— au début de la sourate, c’est-à-dire : « Lève-toi donc et avertis », autrement dit : afin d’avertir.

Il a aussi été dit que le terme est à l’accusatif du fait de l’élision d’un verbe sous-entendu. Ibn Abî ʿAbla a, pour sa part, récité : « nadhîr-un » au nominatif, en sous-entendant (huwa).

D’autres ont soutenu que le sens est : le Coran est, en lui-même, un avertisseur pour les hommes, en raison des promesses et des menaces qu’il recèle.

Parole du Très-Haut :
« pour celui d’entre vous qui veut avancer ou reculer ».

La préposition lâm se rattache à « nadhîran » : un avertissement pour quiconque parmi vous veut avancer vers le bien et l’obéissance, ou reculer vers le mal et la désobéissance. De même : « Nous connaissons certes ceux d’entre vous qui s’avancent » – c’est-à-dire vers le bien – « et Nous connaissons ceux qui se tiennent en arrière » (al-Ḥiǧr, 24).

Al-Ḥasan a dit : « Ceci constitue une menace et un avertissement, bien que la forme soit informative », comme dans la parole : « Que celui qui veut croie, et que celui qui veut mécroie » (al-Kahf, 29).

Certains exégètes expliquent : il s’adresse à celui qu’Allah veut faire avancer ou retarder ; la volonté se rapporte donc à Allah – exalté soit-Il –, l’avancée désigne la foi et le recul la mécréance.

Ibn ʿAbbâs disait : « C’est une menace et une notification : quiconque s’avance vers l’obéissance et croit en Muḥammad – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – recevra une récompense ininterrompue ; quiconque se retient de l’obéissance et traite Muḥammad de menteur sera châtié d’un supplice sans fin. »

As-Suddî déclara : « pour celui d’entre vous qui veut avancer vers le Feu précédemment mentionné, ou s’en écarter pour rejoindre le Paradis. »

Parole du Très-Haut :
« Chaque âme est captive de ce qu’elle a acquis. »

Autrement dit : elle est mise en gage par ce qu’elle a gagné, retenue par son acte ; soit celui-ci la libère, soit il la fait périr.

Le mot « rahînah » n’est pas le féminin de « rahîn » dans la parole : « Chaque être est otage de ce qu’il a acquis » (aṭ-Ṭûr, 21), en raison du féminin « nafs ». Si l’on avait visé l’adjectif, on aurait dit « rahîn », car la forme faʿîl, lorsqu’elle signifie mafʿûl, est identique au masculin et au féminin. Il s’agit plutôt d’un nom signifiant « gage » (rahn), tout comme « shatîmah » signifie « injure ».

C’est comme si l’on avait dit : « Chaque âme, du fait de ce qu’elle a acquis, est un gage. » Relève de cela le vers du Ḥamâsah :
« Loin celui qui, à Naʿf, Naʿf de Kuwaykib,
est otage d’une tombe de terre et de pierre. »
C’est comme s’il avait dit : « gage d’une tombe ».

Le sens est donc : chaque âme est un gage auprès d’Allah, retenue par ce qu’elle a acquis, sans possibilité d’être libérée —
« sauf les gens de la droite »,
car eux ne sont pas mis en gage pour leurs péchés. Les savants divergent quant à leur identité ; Ibn ʿAbbâs a dit : « Il s’agit des anges. »

أَوَّلِ السُّورَةِ، أَيْ (قُمْ فَأَنْذِرْ) أَيْ إِنْذَارًا. وَقِيلَ: هُوَ مَنْصُوبٌ بِإِضْمَارِ فِعْلٍ. وَقَرَأَ ابْنُ أَبِي عَبْلَةَ " نَذِيرٌ" بِالرَّفْعِ عَلَى إِضْمَارِ هُوَ. وَقِيلَ: أَيْ إِنَّ الْقُرْآنَ نَذِيرٌ لِلْبَشَرِ، لِمَا تَضَمَّنَهُ مِنَ الْوَعْدِ وَالْوَعِيدِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (لِمَنْ شاءَ مِنْكُمْ أَنْ يَتَقَدَّمَ أَوْ يَتَأَخَّرَ) اللَّامُ مُتَعَلِّقَةٌ بِ- نَذِيراً، أَيْ نَذِيرًا لِمَنْ شَاءَ مِنْكُمْ أَنْ يَتَقَدَّمَ إِلَى الْخَيْرِ وَالطَّاعَةِ، أَوْ يتأخر إلى الشر والمعصية، نظيره: وَلَقَدْ عَلِمْنَا الْمُسْتَقْدِمِينَ مِنْكُمْ [الحجر: ٢٤] أي في الخير وَلَقَدْ عَلِمْنَا الْمُسْتَأْخِرِينَ [الحجر: ٢٤] عَنْهُ. قَالَ الْحَسَنُ: هَذَا وَعِيدٌ وَتَهْدِيدٌ وَإِنْ خَرَجَ مَخْرَجَ الْخَبَرِ، كَقَوْلِهِ تَعَالَى: فَمَنْ شاءَ فَلْيُؤْمِنْ وَمَنْ شاءَ فَلْيَكْفُرْ [الكهف: ٢٩] . وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ التَّأْوِيلِ: مَعْنَاهُ لِمَنْ شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَتَقَدَّمَ أَوْ يَتَأَخَّرَ، فَالْمَشِيئَةُ مُتَّصِلَةٌ بِاللَّهِ جَلَّ ثَنَاؤُهُ، وَالتَّقْدِيمُ الْإِيمَانُ، وَالتَّأْخِيرُ الْكُفْرُ. وَكَانَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَقُولُ: هَذَا تَهْدِيدٌ وَإِعْلَامٌ أَنَّ مَنْ تَقَدَّمَ إِلَى الطَّاعَةِ وَالْإِيمَانِ بِمُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ جُوزِيَ بِثَوَابٍ لَا يَنْقَطِعُ، وَمَنْ تَأَخَّرَ عَنِ الطَّاعَةِ وَكَذَّبَ مُحَمَّدًا صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عُوقِبَ عِقَابًا لَا يَنْقَطِعُ. وَقَالَ السُّدِّيُّ: لِمَنْ شاءَ مِنْكُمْ أَنْ يَتَقَدَّمَ إِلَى النَّارِ الْمُتَقَدِّمِ ذِكْرُهَا، أَوْ يَتَأَخَّرَ عَنْهَا إِلَى الْجَنَّةِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (كُلُّ نَفْسٍ بِما كَسَبَتْ رَهِينَةٌ) أَيْ مُرْتَهَنَةٌ بِكَسْبِهَا، مَأْخُوذَةٌ بِعَمَلِهَا، إِمَّا خَلَّصَهَا وَإِمَّا أَوْبَقَهَا. وَلَيْسَتْ رَهِينَةٌ تَأْنِيثَ رَهِينٍ فِي قَوْلِهِ تَعَالَى: كُلُّ امْرِئٍ بِما كَسَبَ رَهِينٌ [الطور: ٢١] لِتَأْنِيثِ النَّفْسِ، لِأَنَّهُ لَوْ قُصِدَتِ الصِّفَةُ لَقِيلَ رَهِينٌ، لِأَنَّ فَعِيلًا بِمَعْنَى مَفْعُولٍ يَسْتَوِي فِيهِ الْمُذَكَّرُ وَالْمُؤَنَّثُ. وَإِنَّمَا هُوَ اسْمٌ بِمَعْنَى الرَّهْنِ كَالشَّتِيمَةِ بِمَعْنَى الشَّتْمِ، كَأَنَّهُ قِيلَ: كُلُّ نَفْسٍ بِمَا كَسَبَتْ رَهِينٌ، وَمِنْهُ بَيْتُ الْحَمَاسَةِ: أَبْعَدَ الَّذِي بِالنَّعْفِ نَعْفِ كُوَيْكَبٍ ... رَهِينَةُ رَمْسٍ ذِي تُرَابٍ وَجَنْدَلِ «١» كَأَنَّهُ قَالَ رَهْنُ رَمْسٍ. وَالْمَعْنَى: كُلُّ نَفْسٍ رَهْنٌ بِكَسْبِهَا عِنْدَ اللَّهِ غَيْرُ مَفْكُوكٍ (إِلَّا أَصْحابَ الْيَمِينِ) فَإِنَّهُمْ لَا يُرْتَهَنُونَ بِذُنُوبِهِمْ. وَاخْتُلِفَ فِي تَعْيِينِهِمْ، فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: الملائكة.
(١). النعف من الأرض: المكان المرتفع في اعتراض. والبيت من قول عبد الرحمن بن زيد العذري وقد قتل أخوه وعرضت عليه الدية فأبى أن يأخذها واخذ بثأره.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies