Sa parole – exalté soit-Il :
« Sur elle sont dix-neuf. »
C’est-à-dire : sur Saqar se trouvent dix-neuf anges qui y précipitent ses occupants.
On a également affirmé que, sur l’ensemble du Feu, se tiennent dix-neuf anges en sont les gardiens : Mālik et dix-huit autres. Il se peut encore que ces dix-neuf soient des chefs (naqīb), ou qu’il s’agisse bel et bien de dix-neuf anges précis. Tel est l’avis de la plupart des exégètes.
Al-Thaʿlabī dit : « Cette affirmation n’a rien d’étonnant ; si un seul ange est chargé de saisir les âmes de toutes les créatures, il est a fortiori concevable que dix-neuf soient chargés du châtiment d’une partie seulement des créatures. »
Ibn Jurayj rapporte que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – décrivit les gardiens de la Géhenne en ces termes :
« On dirait que leurs yeux sont des éclairs, que leurs bouches sont des défenses acérées ; ils traînent leurs chevelures ; la force de l’un d’eux équivaut à la force conjointe des deux espèces (hommes et djinns). Chacun d’eux pousse une communauté entière, portant sur sa nuque une montagne ; il les précipite dans le Feu et jette la montagne par-dessus eux. »
Je (l’auteur) dis : Ibn al-Mubārak rapporte qu’Hammād b. Salamah nous transmit, d’après al-Azraq b. Qays, d’après un homme des Banû Tamîm :
« Nous étions auprès d’Abû al-ʿAwwām. Il récita ce verset : « Et qui te fera comprendre ce qu’est Saqar ? Elle ne laisse rien subsister ni épargner ; elle brûle les peaux ; sur elle sont dix-neuf. » Puis il demanda : “Que sont ces dix-neuf ? Dix-neuf mille anges, ou dix-neuf anges ?”
Je répondis : “Non, plutôt dix-neuf anges.”
Il dit : “Et comment le sais-tu ?”
Je répliquai : “Par la parole d’Allah – Puissant et Majestueux : ‘Et Nous n’avons établi leur nombre qu’en épreuve pour ceux qui ont mécru.’”
Il dit : “Tu as dit vrai : ils sont dix-neuf anges. Dans la main de chacun d’eux se trouve une masse (mirzabah)¹ à deux pointes ; d’un seul coup il précipite dans le Feu soixante-dix mille [personnes].” »
D’après ʿAmr b. Dīnâr : « Chacun d’eux, d’une seule poussée, jette en Géhenne un nombre supérieur à la totalité des tribus de Rabīʿah et Muḍar. »
At-Tirmidhī rapporte d’après Jābir b. ʿAbd Allāh :
Des gens parmi les Juifs dirent à certains Compagnons du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Votre Prophète connaît-il le nombre des gardiens de la Géhenne ? » Ils répondirent : « Nous ne savons pas, à moins d’interroger notre Prophète. » C’est alors qu’un homme vint…
¹ Masse (ou marteau) de grande taille, propre aux anges chargés du châtiment.