Le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit :
« L’izar du croyant (1) doit atteindre le milieu des mollets ; il n’y a aucune faute pour ce qui se situe entre cette limite et les chevilles ; mais ce qui descend au-dessous sera dans le Feu. »
Ainsi, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a fixé comme borne, pour l’izar, la cheville et il a menacé de l’Enfer ce qui la dépasse. Que dire alors d’hommes qui laissent traîner leurs pans, allongent leurs vêtements, puis se voient obligés de les relever de la main ! Voilà l’attitude de l’orgueil et le prélude de la vanité, [et le plus grave est qu’ils désobéissent, se souillent et prétendent (2) s’assimiler à celui qu’Allah n’a associé à personne ni mis à son rang].
Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit :
« Allah ne regardera pas celui qui traîne son vêtement par ostentation » ; la version authentique stipule :
« Quiconque fait traîner son izar avec arrogance, Allah ne le regardera pas le Jour de la Résurrection. »
Abû Bakr dit :
« Ô Messager d’Allah ! L’un des côtés de mon izar se relâche, à moins que je ne veille continuellement à le remettre ? »
Le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — répondit :
« Tu n’es pas de ceux qui agissent par arrogance. »
Ainsi, le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — a posé une interdiction générale tout en exceptant le Véridique. Les gens de condition modeste ont voulu s’assimiler aux éminents (3), mais cela ne leur revient pas.
Deuxième signification : laver les vêtements de toute souillure ; ce sens est manifeste et valable.
Al-Mahdawî a dit :
Certains savants s’en sont prévalus pour établir l’obligation de la pureté du vêtement.
Ibn Sîrîn et Ibn Zayd ont déclaré :
« Ne prie que dans un vêtement pur. »
Ach-Shâfiʿî s’appuya lui aussi sur ce verset pour juger obligatoire la purification de l’habit, tandis que Mâlik et les gens de Médine ne la tiennent pas pour un devoir, pas plus que la purification du corps ; la preuve en est le consensus autorisant la prière après l’istijmâr sans lavage. Cette opinion a déjà été exposée de façon exhaustive dans la sourate « Barâ’ah » (4).
[Sourate al-Muddaththir (74) : verset 5]
« Et l’impureté, fuis-la. »
À propos de Sa parole — Exalté soit-Il :
« Et l’impureté, fuis-la »,
Mujâhid et ʿIkrimah ont dit : il s’agit des idoles, comme l’atteste la parole du Très-Haut : « Écartez-vous de l’abomination que sont les idoles » [Al-Hajj : 30].
Ibn ʿAbbâs et Ibn Zayd ont tenu la même opinion. D’après Ibn ʿAbbâs encore : « Et le péché, abandonne-le », c’est-à-dire délaisse-le.
De même, al-Mughîrah rapporte d’Ibrâhîm an-Nakhacî qu’il a dit : ar-Rujz désigne le péché.
Qatâdah a déclaré : « ar-Rujz » renvoie à Isâf et Nâʾilah, deux idoles qui se trouvaient auprès de la Maison.
Il a également été dit : ar-Rujz signifie le châtiment, l’expression comportant une ellipse.