Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il dit (1) :
« Les vêtements des Banû ʿAwf sont purs, immaculés…
Et leurs visages, tels des voyageurs, rayonnants. »
C’est-à-dire : il s’agit des personnes mêmes des Banû ʿAwf.

Ceux qui retiennent la quatrième opinion affirment : l’interprétation du verset est : « Et ton corps, purifie-le », c’est-à-dire des péchés apparents. Les Arabes, en effet, emploient le mot « vêtement » pour désigner le corps, comme le montre la parole de Laylâ, à propos de chamelles :
A. « Ils les criblèrent d’habits légers, si bien qu’on ne voit,
A. Pour elles nulle image, hormis l’autruche en émoi. »
C’est-à-dire : ils les montèrent, les couvrant de leurs propres personnes.

Ceux qui adoptent la cinquième opinion disent : l’interprétation du verset est : « Et ta famille, purifie-la des fautes par l’exhortation et la correction. » Les Arabes, en effet, appellent la famille « thawb », « libâs » et « izâr ». Le Très-Haut a dit : « Elles sont pour vous un vêtement et vous êtes pour elles un vêtement » (Al-Baqarah, 187).

Al-Mâwardî relève à ce sujet deux angles : le premier – « et tes épouses, purifie-les », en choisissant des croyantes chastes ; le second – jouir d’elles par devant et non par derrière, dans l’état de pureté et non durant les menstrues ; cela est rapporté par Ibn Bahr.

Ceux qui suivent la sixième opinion estiment que le verset signifie : « Et ton comportement, embellis-le. » Ainsi l’ont expliqué al-Ḥasan et al-Qurazî, car le caractère de l’homme enveloppe ses états comme ses vêtements enveloppent son corps.

Le poète a dit :
A. « Jamais Yahyâ n’est blâmé pour un mauvais caractère ;
A. Yahyâ, vêtu de pureté, est un noble affranchi. »
C’est-à-dire : il possède de belles qualités.

Ceux qui soutiennent la septième opinion disent : l’interprétation du verset est : « Et ta religion, purifie-la. »

Dans les deux Ṣaḥîḥ, il est rapporté de lui — sur lui la paix — qu’il dit : « J’ai vu les gens et, sur eux, des vêtements ; chez certains ceux-ci atteignaient la poitrine, chez d’autres moins que cela ; et j’ai vu ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb portant un pagne qu’il traînait. » Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allâh, comment l’as-tu interprété ? » Il répondit : « La religion. »

Ibn Wahb rapporte de Mâlik qu’il déclara : « Il ne me plaît de réciter le Coran qu’en prière ou dans les mosquées, non dans la rue », invoquant la parole du Très-Haut : « Et tes vêtements, purifie-les » ; Mâlik entendait qu’Allâh y emploie le terme « vêtements » pour désigner la religion.

ʿAbd Allâh b. Nâfiʿ transmet encore d’Abû Bakr b. ʿAbd al-ʿAzîz b. ʿAbd Allâh

وَقَالَ «١» : ثِيَابُ بَنِي عَوْفٍ طَهَارَى نَقِيَّةٌ ... وَأَوْجُهُهُمْ بِيضُ الْمَسَافِرِ غُرَّانُ أَيْ أَنْفُسُ بَنِي عَوْفٍ. وَمَنْ ذَهَبَ إِلَى الْقَوْلِ الرَّابِعِ قَالَ: تَأْوِيلُ الْآيَةِ وَجِسْمَكَ فَطَهِّرْ، أَيْ عَنِ الْمَعَاصِي الظَّاهِرَةِ. وَمِمَّا جَاءَ عَنِ الْعَرَبِ فِي الْكِنَايَةِ عَنِ الْجِسْمِ بِالثِّيَابِ قَوْلُ لَيْلَى، وَذَكَرَتْ إِبِلًا: رَمَوْهَا بِأَثْيَابٍ خِفَافٍ فَلَا تَرَى ... لَهَا شَبَهًا إِلَّا النَّعَامَ الْمُنَفَّرَا أَيْ رَكِبُوهَا فَرَمَوْهَا بِأَنْفُسِهِمْ. وَمَنْ ذَهَبَ إِلَى الْقَوْلِ الْخَامِسِ قَالَ: تَأْوِيلُ الْآيَةِ وَأَهْلَكَ فَطَهِّرْهُمْ مِنَ الْخَطَايَا بِالْوَعْظِ وَالتَّأْدِيبِ، وَالْعَرَبُ تُسَمِّي الْأَهْلَ ثَوْبًا وَلِبَاسًا وَإِزَارًا، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: هُنَّ لِباسٌ لَكُمْ وَأَنْتُمْ لِباسٌ لَهُنَّ [البقرة: ١٨٧] . الْمَاوَرْدِيُّ: وَلَهُمْ فِي تَأْوِيلِ الْآيَةِ وَجْهَانِ: أَحَدُهُمَا- مَعْنَاهُ وَنِسَاءَكَ فَطَهِّرْ، بِاخْتِيَارِ الْمُؤْمِنَاتِ الْعَفَائِفِ. الثَّانِي- الِاسْتِمْتَاعُ بِهِنَّ فِي الْقُبُلِ دُونَ الدُّبُرِ، فِي الطُّهْرِ لَا فِي الْحَيْضِ. حَكَاهُ ابْنُ بَحْرٍ. وَمَنْ ذَهَبَ إِلَى الْقَوْلِ السَّادِسِ قَالَ: تَأْوِيلُ الْآيَةِ وَخُلُقَكَ فَحَسِّنْ. قَالَهُ الْحَسَنُ وَالْقُرَظِيُّ، لِأَنَّ خَلْقَ الْإِنْسَانِ مُشْتَمِلٌ عَلَى أَحْوَالِهِ اشْتِمَالَ ثِيَابِهِ عَلَى نَفْسِهِ. وَقَالَ الشَّاعِرُ: وَيَحْيَى لَا يُلَامُ بِسُوءِ خُلْقٍ ... وَيَحْيَى طَاهِرُ الْأَثْوَابِ حُرُّ أَيْ حَسَنُ الْأَخْلَاقِ. وَمَنْ ذَهَبَ إِلَى الْقَوْلِ السَّابِعِ قَالَ: تَأْوِيلُ الْآيَةِ وَدِينَكَ فَطَهِّرْ. وَفِي الصَّحِيحَيْنِ عَنْهُ عَلَيْهِ السَّلَامُ قَالَ: (وَرَأَيْتُ النَّاسَ وَعَلَيْهِمْ ثِيَابٌ، مِنْهَا مَا يَبْلُغُ الثُّدِيَّ، وَمِنْهَا مَا دُونَ ذَلِكَ، وَرَأَيْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَعَلَيْهِ إِزَارٌ يَجُرُّهُ (. قَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ فَمَا أَوَّلْتَ ذَلِكَ؟ قَالَ: الدِّينُ. وَرَوَى ابْنُ وَهْبٍ عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ قَالَ: مَا يُعْجِبُنِي أَنْ أَقْرَأَ الْقُرْآنَ إِلَّا فِي الصَّلَاةِ وَالْمَسَاجِدِ لَا فِي الطَّرِيقِ، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: وَثِيابَكَ فَطَهِّرْ يُرِيدُ مَالِكٌ أَنَّهُ كَنَّى عَنِ الثِّيَابِ بِالدِّينِ. وَقَدْ رَوَى عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نَافِعٍ عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ عَبْدِ الله
(١). نسب المؤلف هذا البيت فيما سيأتي لابن أبي كبشة مرة ولامرئ القيس مرة أخرى وفي (اللسان) و (شرح القاموس) أنه لامرئ القيس ولم نعثر عليه في ديوانه وقد نسبه ابن العربي لابن أبي كبشة. والشطر الأخير في ا، ز، ح، ط: وأوجههم عند المشاهد غران

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