Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — a dit :
« Lorsque le serviteur se prosterne, sept membres se prosternent avec lui » (1).

On a dit : les « mosquées » désignent les prières, parce que la prosternation revient exclusivement à Allâh ; telle est aussi l’opinion d’al-Ḥasan. Si tu considères les mosquées comme des lieux, chacune d’elles s’appelle masjid, la jîm étant sous-voyellée (kasra) — on la trouve également, selon al-Farrâʾ, avec la fatḥa. Si, en revanche, tu les prends pour les membres, l’unité s’appelle masjad, la jîm étant ouverte.

Autre avis : il s’agit du pluriel de masjad, c’est-à-dire la prosternation elle-même. On dira : « J’ai accompli un sujūd et un masjad », de même que l’on dit : « J’ai parcouru la terre ḍarban et maḍraban » (avec la fatḥa) quand je pars en quête de subsistance.

Ibn ʿAbbâs a dit : les « mosquées » ici, c’est la Mecque, qui est la qibla ; on l’a appelée « les mosquées » parce que chacun se prosterne en sa direction. Le premier avis est, si Allâh le veut, le plus probant, et il est également rapporté d’Ibn ʿAbbâs — qu’Allâh lui fasse miséricorde.

Deuxième point : l’annexion à la majesté d’Allâh est une annexion d’honorification et de révérence. Puis Il a, parmi elles, distingué la Maison Antique en disant : « Purifie Mon sanctuaire » (al-Ḥajj, 26).

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « On ne dresse les montures que vers trois mosquées… » ; ce ḥadith a été rapporté par les Imams et nous en avons déjà parlé (2).

Il a encore dit : « Une prière dans cette mosquée à moi vaut mieux que mille prières ailleurs, à l’exception de la Mosquée sacrée. »

Ibn al-ʿArabî a dit : on rapporte, par une chaîne irréprochable, que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « Une prière dans cette mosquée à moi vaut mieux que mille prières ailleurs, sauf dans la Mosquée sacrée ; car une prière dans celle-ci vaut mieux que cent prières dans cette mosquée à moi » (3). Si ce propos est authentique, il constitue un texte décisif.

Je dis : il est authentique, transmis par des narrateurs dignes de confiance les uns des autres, comme nous l’avons détaillé dans la sourate Ibrâhîm (4).

Troisième point : bien que les mosquées appartiennent à Allâh en droit de propriété et d’honneur, on peut les rattacher à d’autres à titre d’identification ; on dira ainsi : « La mosquée d’Untel ».

Dans un ḥadith authentique, il est relaté que le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — organisa une course entre les chevaux entraînés (udmirat) partant d’al-Ḥafiyâʾ jusqu’à Thaniyyat al-Wadâʿ, et une autre entre les chevaux non entraînés, de cette même colline jusqu’à la mosquée [des Banû Zurayq].

صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: [إِذَا سَجَدَ الْعَبْدُ سَجَدَ مَعَهُ سَبْعَةُ آرَابٍ «١» ]. وَقِيلَ: الْمَسَاجِدُ هِيَ الصَّلَوَاتُ، أَيْ لِأَنَّ السُّجُودَ لِلَّهِ. قَالَهُ الْحَسَنُ أَيْضًا. فَإِنْ جَعَلْتَ الْمَسَاجِدَ الْمَوَاضِعَ فَوَاحِدُهَا مَسْجِدٌ بِكَسْرِ الْجِيمِ، وَيُقَالُ بِالْفَتْحِ، حَكَاهُ الْفَرَّاءُ. وَإِنْ جَعَلْتَهَا الْأَعْضَاءَ فَوَاحِدُهَا مَسْجَدٌ بِفَتْحِ الْجِيمِ. وَقِيلَ: هُوَ جَمْعُ مَسْجَدٍ وَهُوَ السُّجُودُ، يُقَالُ: سَجَدْتُ سُجُودًا وَمَسْجَدًا، كَمَا تَقُولُ: ضَرَبْتُ فِي الْأَرْضِ ضَرْبًا وَمَضْرَبًا بِالْفَتْحِ: إِذَا سِرْتُ فِي ابْتِغَاءِ الرِّزْقِ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: الْمَسَاجِدُ هُنَا مَكَّةُ الَّتِي هِيَ الْقِبْلَةُ وَسُمِّيَتْ مَكَّةَ الْمَسَاجِدِ، لِأَنَّ كُلَّ أَحَدٍ يَسْجُدُ إِلَيْهَا. وَالْقَوْلُ الْأَوَّلُ أَظْهَرُ هَذِهِ الْأَقْوَالِ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، وَهُوَ مَرْوِيٌّ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ رَحِمَهُ اللَّهُ. الثَّانِيَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: لِلَّهِ إِضَافَةُ تَشْرِيفٍ وَتَكْرِيمٍ، ثُمَّ خَصَّ بِالذِّكْرِ مِنْهَا الْبَيْتَ الْعَتِيقَ فَقَالَ: وَطَهِّرْ بَيْتِيَ [الحج: ٢٦] . وَقَالَ عَلَيْهِ السَّلَامُ: [لَا تُعْمَلُ الْمَطِيُّ إِلَّا إِلَى ثَلَاثَةِ مَسَاجِدَ [الْحَدِيثَ خَرَّجَهُ الْأَئِمَّةُ. وَقَدْ مَضَى الْكَلَامُ «٢» فِيهِ. وَقَالَ عَلَيْهِ السَّلَامُ: [صَلَاةٌ فِي مَسْجِدِي هَذَا خَيْرٌ مِنْ أَلْفِ صَلَاةٍ فِيمَا سِوَاهُ إِلَّا الْمَسْجِدَ الْحَرَامَ [. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: وَقَدْ رُوِيَ مِنْ طَرِيقٍ لَا بَأْسَ بِهَا أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: [صَلَاةٌ فِي مَسْجِدِي هَذَا خَيْرٌ مِنْ أَلْفِ صَلَاةٍ فِيمَا سِوَاهُ إِلَّا الْمَسْجِدَ الْحَرَامَ، فَإِنَّ صَلَاةً فِيهِ خَيْرٌ مِنْ مِائَةِ صَلَاةٍ فِي مَسْجِدِي هَذَا «٣» ] وَلَوْ صَحَّ هَذَا لَكَانَ نَصًّا. قُلْتُ: هُوَ صَحِيحٌ بِنَقْلِ الْعَدْلِ عَنِ الْعَدْلِ حَسْبَ مَا بَيَّنَّاهُ فِي سُورَةِ " إِبْرَاهِيمَ" «٤» . الثَّالِثَةُ- الْمَسَاجِدُ وَإِنْ كَانَتْ لِلَّهِ مِلْكًا وَتَشْرِيفًا فَإِنَّهَا قَدْ تُنْسَبُ إِلَى غَيْرِهِ تَعْرِيفًا، فَيُقَالُ: مَسْجِدُ فُلَانٍ. وَفِي صَحِيحِ الْحَدِيثِ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَابَقَ بَيْنَ الْخَيْلِ الَّتِي أُضْمِرَتْ مِنَ الْحَفْيَاءِ» وَأَمَدُهَا ثَنِيَّةَ الْوَدَاعِ، وَسَابَقَ بَيْنَ الْخَيْلِ الَّتِي لَمْ تُضْمَرْ مِنَ الثنية إلى مسجد
(١). آراب: أعضاء واحدها (إرب) بالكسر ثم السكون. (٢). راجع ج ١٠ ص ٢١١ والرواية المشهورة في الصحاح (لا تشد الرجال) كما مر للقرطبي. [ ..... ] (٣). كلمة هذا ساقطة من الأصل المطبوع. (٤). راجع ج ٩ ص (٣٧١) (٥). في معجم البلدان لياقوت: الحفياء: بالفتح ثم السكون وياء وألف ممدودة: موضع قرب المدينة أجرى مِنْهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الخيل في السباق. وقال سفيان بين الحفياء إلى الثنية خمسة أميال.

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