Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Saʿîd ibn Jubayr a dit :
Il entendait par « ses deux parents » son père et son grand-père. Saʿîd ibn Jubayr a, en outre, récité : « li-wâlidi » – en mettant un kasra sous le dāl – au singulier.

Al-Kalbî a déclaré :
Entre lui et Âdam il y avait dix ancêtres, tous croyants.

Ibn ʿAbbâs a dit :
Aucun ascendant de Nûḥ n’a mécru entre lui et Âdam – que la paix soit sur eux.

« … et à quiconque entrera chez moi en croyant »
C’est-à-dire : dans ma mosquée, mon lieu de prière, en y accomplissant la ṣalâh et en attestant la véracité d’Allâh. Seuls entraient dans les demeures des prophètes ceux qui avaient cru parmi leur peuple ; il a donc pris la mosquée comme cause pour implorer le pardon.

Le Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui – a dit :
« Les anges invoquent pour l’un de vous tant qu’il reste à la place où il a prié, sans y avoir rompu son état de pureté ; ils disent : “Ô Allâh, pardonne-lui, ô Allâh, fais-lui miséricorde.” »
Le ḥadîth a déjà été cité.

Tel est l’avis d’Ibn ʿAbbâs : « ma maison » signifie « ma mosquée », ainsi que l’ont rapporté aṯ-Ṯaʿlabî et ad-Ḍaḥḥâk.

Ibn ʿAbbâs a également dit :
C’est-à-dire : « et à quiconque embrassera ma religion », la « maison » ayant alors le sens de religion ; cela a été rapporté par al-Qushayrî et affirmé par Juwaybir.

Ibn ʿAbbâs a encore dit :
C’est-à-dire : « mon ami qui entrera dans ma demeure », selon al-Mâwardî.

D’autres ont avancé :
Il visait « ma demeure ». D’autres : « mon arche ».

« … ainsi qu’aux croyants et aux croyantes »
Généralement, jusqu’au Jour de la Résurrection, a dit ad-Ḍaḥḥâk.

Al-Kalbî a dit :
Il s’agit de la communauté de Muḥammad – qu’Allâh le bénisse et le salue.

On a aussi dit :
Il s’agit de son propre peuple ; mais la première opinion est la plus manifeste.

« Et n’ajoute rien aux injustes »
C’est-à-dire : aux mécréants.

« … si ce n’est tabâr »
C’est-à-dire : la perdition, la destruction ; l’invocation vise donc, de façon générale, tout mécréant et tout polythéiste.

D’aucuns ont dit :
Il visait les polythéistes de son peuple.

Tabâr : la destruction. Il a aussi été dit : la ruine, selon as-Suddî.

D’où la parole du Très-Haut :
« Certes, ceux-ci verront anéanti ce dans quoi ils se trouvent » [al-Aʿrâf, 139].

Il a également été dit que tabâr signifie « anéantissement » ; le sens est unique. Et Allâh est plus savant à ce sujet ; c’est Lui qui accorde la réussite vers la vérité.

Avec l’aide d’Allâh s’achève le dix-huitième volume du Tafsîr d’al-Qurṭubî. Le suivra, si Allâh – exalté soit-Il – le veut, le dix-neuvième volume, qui commence par :
« Sourate (al-Jinn) ».

Par la grâce d’Allâh et Son magnifique concours, le dix-huitième volume de « Tafsîr al-Qurṭubî » a été imprimé à la presse de Dâr al-Kutub wa-th-Thawâʾiq al-Qawmiyya au mois de Ṣafar 1386 H (mai 1966).

Muḥammad Ḥamdî Junaydî, directeur de l’imprimerie.

وَقَالَ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ: أَرَادَ بِوَالِدَيْهِ أَبَاهُ وَجَدَّهُ. وَقَرَأَ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ " لِوَالِدِي" بِكَسْرِ الدَّالِّ عَلَى الْوَاحِدِ. قَالَ الْكَلْبِيُّ: كَانَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ آدَمَ عَشَرَةُ آبَاءَ كُلُّهُمْ مُؤْمِنُونَ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: لَمْ يَكْفُرْ لِنُوحٍ وَالِدٌ فِيمَا بَيْنَهُ وَبَيْنَ آدَمَ عَلَيْهِمَا السَّلَامُ. (وَلِمَنْ دَخَلَ بَيْتِيَ مُؤْمِناً) «١» أَيْ مَسْجِدِي وَمُصَلَّايَ مُصَلِّيًا مُصَدِّقًا بِاللَّهِ. وَكَانَ إِنَّمَا يَدْخُلُ بُيُوتَ الْأَنْبِيَاءِ مَنْ آمن منهم فجعل المسجد سببا للدعاء بالمغفرة. وَقَدْ قَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (الْمَلَائِكَةُ تُصَلِّي عَلَى أَحَدِكُمْ مَا دَامَ فِي مَجْلِسِهِ الَّذِي صَلَّى فِيهِ مَا لَمْ يُحْدِثْ فِيهِ تَقُولُ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ اللَّهُمَّ ارْحَمْهُ) الْحَدِيثَ. وَقَدْ تَقَدَّمَ. وَهَذَا قَوْلُ ابْنِ عَبَّاسٍ: بَيْتِيَ مَسْجِدِي، حَكَاهُ الثَّعْلَبِيُّ وَقَالَهُ الضَّحَّاكُ. وَعَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَيْضًا: أَيْ وَلِمَنْ دَخَلَ دِينِي، فَالْبَيْتُ بِمَعْنَى الدِّينِ، حَكَاهُ الْقُشَيْرِيُّ وَقَالَهُ جُوَيْبِرٌ. وَعَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَيْضًا: يَعْنِي صَدِيقِي الدَّاخِلَ إِلَى مَنْزِلِي، حَكَاهُ الْمَاوَرْدِيُّ. وَقِيلَ: أَرَادَ دَارِي. وَقِيلَ سَفِينَتِي. (وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِناتِ) عَامَّةً إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ، قَالَهُ الضَّحَّاكُ. وَقَالَ الْكَلْبِيُّ: مِنْ أُمَّةِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. وَقِيلَ: مِنْ قَوْمِهِ، وَالْأَوَّلُ أَظْهَرُ. (وَلا تَزِدِ الظَّالِمِينَ) أَيِ الْكَافِرِينَ. (إِلَّا تَباراً) إِلَّا هَلَاكًا، فَهِيَ عَامَّةٌ فِي كُلِّ كَافِرٍ وَمُشْرِكٍ. وَقِيلَ: أَرَادَ مُشْرِكِي قَوْمِهِ. وَالتَّبَارُ: الْهَلَاكُ. وَقِيلَ: الْخُسْرَانُ، حَكَاهُمَا السُّدِّيُّ. وَمِنْهُ قَوْلُهُ تَعَالَى: إِنَّ هؤُلاءِ مُتَبَّرٌ مَا هُمْ فِيهِ «٢» [الأعراف: ١٣٩] . وَقِيلَ: التَّبَارُ الدَّمَارُ، وَالْمَعْنَى وَاحِدٌ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ بذلك. وهو الموفق للصواب. تم بعون الله الجزء الثامن عَشَرَ مِنْ تَفْسِيرِ الْقُرْطُبِيِّ، يَتْلُوهُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ تعالى الجزء التاسع عشر، وأوله: " سورة (الجن) . بعون الله وجميل توفيقه، قد تم طبع الجزء الثامن عشر من" تفسير القرطبي" بمطبعة دار الكتب والوثائق القومية في شهر صفر سنة ١٣٨٦ هـ (مايو سنة ١٩٦٦) محمد حمدي جنيدي رئيس المطبعة
(١). راجع ج ١ ص (٣٥١) (٢). راجع ج ٧ ص ٢٧٣.

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