Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Wudd – avec la wāw vocalisée par ḍamma – était une idole des Quraych, et c’est de ce nom que fut appelé ʿAmr ibn Wudd.

Le Ṣiḥāḥ rapporte, quant à lui, que al-wad (avec la fatḥa) signifie « piquet » dans le parler des gens du Najd ; ils y auraient, semble-t-il, mué la tāʾ en consonne muette avant de l’assimiler à la dāl.

Le même terme, al-wad, revient dans ces vers d’Imruʾ al-Qays :
« Il montre son amitié quand l’ardeur le délivre (A)
Et la cache aussitôt que l’humeur se brouille. (A) »

Ibn Durayd dit encore : « Al-Wad est le nom d’une montagne ; quant à Wadd, c’était l’idole du peuple de Noé – sur lui la paix – puis elle passa à la tribu Kalb et se trouvait à Dûmat al-Jandal. »

De là, l’on appela certains “ʿAbd Wudd”. À cet égard, le Très-Haut a dit : « Ne délaissez pas vos divinités », puis : « Et ne délaissez ni Wadd ni Suwâʿ… » – Il les mentionna nommément, conformément à Sa parole : « Et [souvenez-vous] lorsque Nous avons pris des prophètes leur pacte, de toi [Muḥammad] et de Noé… » (Al-Aḥzâb, 7).

« Ils ont égaré un grand nombre de gens » – c’est là une parole de Noé ; autrement dit, leurs notables ont détourné nombre de leurs adeptes. L’expression est coordonnée à : « Ils ont ourdi une machination énorme. »

D’autres ont dit : ce sont les idoles qui ont égaré beaucoup de monde, c’est-à-dire que beaucoup se sont perdus à cause d’elles, exactement comme Abraham déclara : « Seigneur ! Elles ont fait trébucher un grand nombre d’hommes » (Ibrâhîm, 36). Le texte leur attribue ainsi un qualificatif réservé, d’ordinaire, aux êtres doués de raison, en raison de la croyance que les idolâtres plaçaient en elles.

« Et ne rajoute aux injustes que fourvoiement » : c’est-à-dire un surcroît de châtiment, selon Ibn Baḥr, qui invoque à l’appui le verset : « Les criminels sont certes plongés dans l’égarement et la fournaise » (Al-Qamar, 47). D’autres y voient : « rien si ce n’est la perdition » ; ou encore : « rien si ce n’est une tentation par les biens et les enfants » – sens également plausible.

[Coran, Sûrat Nûḥ (71), verset 25]
« À cause de leurs fautes, ils furent noyés, puis introduits dans le Feu, et ils ne trouvèrent, en dehors d’Allâh, aucun secoureur. »

À propos de Sa parole : « À cause de leurs fautes ils furent noyés », la particule « mâ » n’est ici qu’un élément de renforcement ; le sens est : « en raison de leurs méfaits ». Al-Farrâʾ explique qu’elle vaut pour : « à cause de leurs péchés », exprimant l’idée de rétribution. Il ajoute que « mâ » peut aussi signifier la rétribution même.

Abû ʿAmr lit : « khaṭâyâhum » (leurs péchés) – pluriel dit « cassé », le singulier étant khaṭiyya.

—

وَوُدٌّ (بِالضَّمِّ) صَنَمٌ لِقُرَيْشٍ، وَبِهِ سُمِّيَ عَمْرُو بْنُ وُدٍّ. وَفِي الصِّحَاحِ: وَالْوَدُّ (بِالْفَتْحِ) الْوَتِدُ فِي لُغَةِ أَهْلِ نَجْدٍ، كَأَنَّهُمْ سَكَّنُوا التَّاءَ وَأَدْغَمُوهَا فِي الدَّالِ. وَالْوَدُّ فِي قَوْلِ امْرِئِ الْقَيْسِ: تُظْهِرُ الْوَدَّ إِذَا مَا أَشْجَذَتْ ... وَتُوَارِيهِ إِذَا مَا تَعْتَكِرُ «١» قَالَ ابْنُ دُرَيْدٍ: هُوَ اسْمُ جَبَلٍ: وَوَدٌّ صَنَمٌ كَانَ لِقَوْمِ نُوحٍ عَلَيْهِ السَّلَامُ ثُمَّ صَارَ لِكَلْبٍ وَكَانَ بِدُومَةِ الْجَنْدَلِ، وَمِنْهُ سَمَّوْهُ عَبْدَ وَدٍّ وَقَالَ: لَا تَذَرُنَّ آلِهَتَكُمْ ثُمَّ قَالَ: وَلا تَذَرُنَّ وَدًّا وَلا سُواعاً الْآيَةَ. خَصَّهَا بِالذِّكْرِ، لِقَوْلِهِ تَعَالَى: وَإِذْ أَخَذْنا مِنَ النَّبِيِّينَ مِيثاقَهُمْ وَمِنْكَ وَمِنْ «٢» نُوحٍ [الأحزاب: ٧] . (وَقَدْ أَضَلُّوا كَثِيراً) هَذَا مِنْ قَوْلِ نُوحٍ، أَيْ أُضِلَّ كُبَرَاؤُهُمْ كَثِيرًا مِنْ أَتْبَاعِهِمْ، فَهُوَ عَطْفٌ عَلَى قَوْلِهِ: وَمَكَرُوا مَكْراً كُبَّاراً. وَقِيلَ: إِنَّ الْأَصْنَامَ أَضَلُّوا كَثِيراً أَيْ ضَلَّ بِسَبَبِهَا كَثِيرٌ، نَظِيرُهُ قَوْلُ إِبْرَاهِيمَ: رَبِّ إِنَّهُنَّ أَضْلَلْنَ كَثِيراً مِنَ «٣» النَّاسِ [إبراهيم: ٣٦] فَأَجْرَى عَلَيْهِمْ وَصْفَ مَا يَعْقِلُ، لِاعْتِقَادِ الْكُفَّارِ فِيهِمْ ذَلِكَ. (وَلا تَزِدِ الظَّالِمِينَ إِلَّا ضَلالًا) أَيْ عَذَابًا، قَالَهُ ابْنُ بَحْرٍ. وَاسْتَشْهَدَ بِقَوْلِهِ تعالى: إِنَّ الْمُجْرِمِينَ فِي ضَلالٍ «٤» وَسُعُرٍ [القمر: ٤٧] . وَقِيلَ إِلَّا خُسْرَانًا. وَقِيلَ إِلَّا فِتْنَةً بِالْمَالِ والولد. وهو محتمل. [[سورة نوح (٧١) : آية ٢٥]] مِمَّا خَطِيئاتِهِمْ أُغْرِقُوا فَأُدْخِلُوا نَارًا فَلَمْ يَجِدُوا لَهُمْ مِنْ دُونِ اللَّهِ أَنْصاراً (٢٥) قَوْلُهُ تَعَالَى: (مِمَّا خَطِيئاتِهِمْ «٥» أُغْرِقُوا) (مَا) صِلَةٌ مُؤَكَّدَةٌ، وَالْمَعْنَى مِنْ خَطَايَاهُمْ وَقَالَ الْفَرَّاءُ: الْمَعْنَى مِنْ أَجْلِ خطاياهم، فأدت ما هذا المعنى. قال: وما تَدُلُّ عَلَى الْمُجَازَاةِ. وَقِرَاءَةُ أَبِي عَمْرٍو خَطَايَاهُمْ على جمع التكسير، الواحدة خطية. وكان
(١). الضمير في" تظهر" للديمة (المطر) في البيت قبل هذا. والود (بالفتح) الوتد. و" أشجذت" أقلعت وسكنت. و" تعتكر" تشتد، يقال: اعتكر المطر إذا اشتد. ويروى:" تشتكر" أي تحتفل. يريد: أن هذه السحابة توارى أوتاد البيوت إذا اشتدت وتبديها إذا كفت وأقلعت. (٢). راجع ج ١٤ ص ١٢٧. (٣). راجع ج ٩ ص ٣٦٨. (٤). راجع ج ١٧ ص ١٤٧. (٥). هكذا في نسخ الأصل، وهى قراءة.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies