ʿAṭāʾ déclara : « [La lune est] une lumière pour les habitants du ciel et de la terre. »
Ibn ʿAbbâs et Ibn ʿUmar dirent : « Sa face éclaire les gens de la terre, et son revers éclaire les habitants des cieux. »
Quant à la parole du Très-Haut : « Et Il a fait du soleil un flambeau », elle signifie : un luminaire destiné aux habitants de la terre, afin qu’ils puissent gérer leurs moyens d’existence. S’agissant de son illumination pour les habitants des cieux, les deux premiers avis précités s’appliquent également, ainsi que l’a rapporté al-Māwardî.
Al-Qushayrî transmet d’Ibn ʿAbbâs que le visage du soleil est tourné vers les cieux et son dos vers la terre. D’aucuns ont dit : c’est l’inverse.
On demanda à ʿAbd Allâh Ibn ʿUmar : « Pourquoi le soleil nous brûle-t-il parfois et nous rafraîchit-il à d’autres moments ? » Il répondit : « Pendant l’été, il se trouve dans le quatrième ciel, et durant l’hiver dans le septième, près du Trône du Tout-Miséricordieux ; s’il se trouvait dans le ciel le plus proche, rien ne pourrait lui résister. »
[Coran, S. Nûḥ (71), v. 17-18]
« Et Allah vous a fait pousser de la terre comme une germination (17), puis Il vous y fera retourner et vous en fera ressortir d’une extraction. (18) »
Ibn Jurayj commenta : il s’agit d’Âdam – paix sur lui – qu’Allah créa de l’ensemble de la surface terrestre. L’explication de cela a déjà été donnée dans les sourates al-Anʿâm et al-Baqarah.
Khâlid Ibn Maʿdân dit : « Il a créé l’homme à partir d’argile ; c’est pourquoi les cœurs ne s’attendrissent qu’en hiver. »
Le terme « nabātan » est un maṣdar employé à la place de son maṣdar originel, car le maṣdar du verbe « anbata » est « inbātan » ; ainsi, le substantif « nabât » a été placé dans la fonction du maṣdar. Cette question a déjà été éclaircie dans la sourate Âl ʿImrân et ailleurs.
D’autres ont dit qu’il s’agit d’un maṣdar fondé sur le sens, car « anbatakum » signifie : Il vous fit croître d’une croissance, selon al-Khalîl et az-Zajjâj.
On a également avancé : c’est-à-dire qu’Il fit germer pour vous, de la terre, la végétation ; « nabātan » serait alors un maṣdar explicite à l’accusatif. La première interprétation demeure cependant la plus évidente.
Ibn Jurayj ajouta : « Il les fit croître sur terre en leur accordant la grande taille après la petitesse et la haute stature après la brièveté. »
« Puis Il vous y fera retourner » : au moment de votre mort, par l’ensevelissement.
« Et Il vous en fera ressortir d’une extraction » : par la résurrection, le Jour du Jugement.
[Coran, S. Nûḥ (71), v. 19-20]
« Et Allah a fait pour vous de la terre un tapis étendu (19) afin que vous y empruntiez des sentiers spacieux. (20) »