et ils s’en acquittent devant le juge, sans la dissimuler ni la falsifier. Le propos relatif au témoignage et à ses règles a déjà été exposé dans la sourate « al-Baqarah ».¹
Ibn ʿAbbâs a dit : « Par “leurs témoignages”, on entend qu’Allâh est Unique, sans associé, et que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager. » On lit également : « pour le dépôt qui leur incombe quant à l’Unicité », et c’est la lecture d’Ibn Kathîr et d’Ibn Muḥayṣin. L’amânah est un nom générique ; elle englobe donc les dépôts relevant de la religion, car les prescriptions sont des dépôts qu’Allâh a confiés à Ses serviteurs. Elle englobe aussi les dépôts des gens – objets confiés, etc. – et tout cela a été traité en détail dans la sourate « an-Nisâʾ ».²
ʿAbbâs ad-Dûrî, d’après Abû ʿAmr et Yaʿqûb, a récité « bi-shahâdâtihim » (au pluriel), tandis que les autres ont récité « bi-shahâdatihim » (au singulier) en référence au Tawḥîd ; en effet, le masdar au singulier peut valoir pour le pluriel. Le nom verbal peut ainsi rester au singulier tout en étant rattaché à un pluriel, comme dans Sa parole : « Le plus détestable des bruits est bien le braiment de l’âne. »³
Al-Farrâʾ a dit : ce qui montre que « leur témoignage » renvoie au Tawḥîd est Sa parole : « Et établissez le témoignage pour Allâh. » [aṭ-Ṭalâq : 2].
« Et ceux qui veillent à leur Ṣalâh » : Qatâdah a dit : « à son ablution, à son inclinaison et à sa prosternation. » Ibn Jurayj a dit : « [il s’agit] des prières surérogatoires. » Cela a déjà été évoqué dans la sourate « al-Muʾminûn ».⁴
La constance (dawâm) diffère de la préservation (muḥâfaẓah). Leur constance consiste à l’accomplir assidûment, sans y manquer ni se laisser distraire par quoi que ce soit ; leur préservation consiste à parfaire l’ablution, à en respecter les horaires, à établir ses piliers, à l’achever par ses sunan et ses convenances, et à la protéger d’être annulée en s’approchant du péché. Ainsi, la constance concerne l’acte même des prières, tandis que la préservation concerne leurs conditions.
« Ceux-là seront honorés dans des Jardins » : Allâh les y comblera de toutes sortes de nobles faveurs.
[Sourate al-Maʿârij (70), versets 36-39]
« Qu’ont donc les mécréants à s’élancer vers toi, tête baissée,
par groupes à ta droite et à ta gauche ?
Chacun d’eux convoite-t-il d’être introduit dans un Jardin de délices ?
Certes non ! Nous les avons créés de ce qu’ils savent. »
Sa parole – exalté soit-Il :
« Qu’ont donc les mécréants à s’élancer vers toi, tête baissée ? »
Al-Akḥfash a dit : « c’est-à-dire : en se pressant. »
Il a cité ces vers :
« À La Mecque, ses habitants – je les ai vus … –
se précipiter vers lui, avides d’écouter. »