Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

« Sâʾil » (avec hamza) – telle est la leçon rapportée de Zayd ibn Thâbit.

Al-Thaʿlabî dit : « La première lecture est la meilleure », comme dans ces vers d’al-Aʿshâ où la hamza est allégée :
Elles m’ont réclamé divorce sitôt qu’elles m’ont aperçu ; (A)
Mes biens étaient amoindris ; quelle étrange demande vous m’avez faite ! (A)

Dans le Ṣiḥâḥ, al-Akhfash rapporte : on dit : « Nous sommes sortis interroger ʿan untel, ou bi-untel. »

La hamza peut encore être allégée ; on dira alors : « sâla – yasâlu. »

Un poète a dit :
Tel fugitif chercha refuge dans son fin sous-vêtement ; (A)
Il n’appela point au secours, tandis que la mort l’enveloppait. (A)

Le murhaq est celui qu’on a rejoint pour le mettre à mort.
L’uṣda (avec ḍamma) est une petite chemise portée sous le vêtement.

Al-Mahdawî explique : Celui qui lit « sâla » a pu alléger la hamza en la remplaçant par une alif ; c’est une substitution hors-méthode. Il se peut aussi que l’alif provienne du retournement d’une wâw, selon la langue de ceux qui disent : « siltu asâlu », comme « khiftu akhâfu ».

Al-Naḥḥâs rapporte que Sîbawayh mentionne la forme « siltu asâlu », analogue à « khiftu akhâfu », signifiant « saʾaltu ». Il cite ce vers :
Hudhayl demanda au Messager d’Allah une turpitude ; (A)
Hudhayl s’égara par ce qu’elle demanda et n’atteignit point son but. (A)

On dit encore : « Ils se questionnent l’un l’autre » (humâ yatasaawalâni).

Al-Mahdawî ajoute : on peut encore voir dans la hamza une substitution d’une yâʾ, dérivée de « sâla – yasîlu » (s’écouler) ; « sâʾil » désignerait alors un ravin de l’Enfer. Ainsi, selon le premier avis, la hamza de « sâʾil » est originelle ; selon le second, elle remplace une wâw ; selon le troisième, elle remplace une yâʾ.

Al-Qushayrî conclut : « sâʾil » est hamzé ; car, s’il vient de « saʾala » (avec hamza), il porte naturellement la hamza ; et même s’il provenait d’une forme sans hamza, il resterait hamzé, à l’instar de « qâʾil » et « khâʾif », la seconde radicale étant défectueuse dans le verbe comme dans son participe actif. L’altération n’a pas été faite par omission, de peur d’ambiguïté ; on a donc procédé au remplacement par une hamza, qu’il est toutefois permis d’alléger pour parvenir à une prononciation intermédiaire. Quant à « wâqiʿ », il désigne le châtiment qui s’abattra au milieu des mécréants.

سَائِلٌ، وَهُوَ قَوْلُ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ. قَالَ الثَّعْلَبِيُّ: وَالْأَوَّلُ أَحْسَنُ، كَقَوْلِ الْأَعْشَى «١» فِي تَخْفِيفِ الْهَمْزَةِ: سَالَتَانِي الطَّلَاقَ إِذْ رَأَتَانِي ... قَلَّ مَالِي قَدْ جِئْتُمَانِي بِنُكْرِ وَفِي الصِّحَاحِ: قَالَ الْأَخْفَشُ: يُقَالُ خَرَجْنَا نَسْأَلُ عَنْ فُلَانٍ وَبِفُلَانٍ. وَقَدْ تُخَفَّفُ هَمْزَتُهُ فَيُقَالُ: سَالَ يَسَالُ. وَقَالَ: وَمُرْهَقٍ سَالَ إِمْتَاعًا بِأُصْدَتِهِ ... لَمْ يَسْتَعِنْ وَحَوَامِي الْمَوْتِ تَغْشَاهُ «٢» الْمُرْهَقُ: الَّذِي أُدْرِكَ لِيُقْتَلَ. وَالْأُصْدَةُ بِالضَّمِّ: قَمِيصٌ صَغِيرٌ يُلْبَسُ تَحْتَ الثَّوْبِ. الْمَهْدَوِيُّ: مَنْ قَرَأَ " سَالَ" جَازَ أَنْ يَكُونَ خَفَّفَ الْهَمْزَةَ بِإِبْدَالِهَا أَلِفًا، وَهُوَ الْبَدَلُ عَلَى غَيْرِ قِيَاسٍ. وَجَازَ أَنْ تَكُونَ الْأَلِفُ مُنْقَلِبَةً عَنْ وَاوٍ عَلَى لُغَةِ مَنْ قَالَ: سِلْتُ أَسَالَ، كَخِفْتُ أَخَافُ. النَّحَّاسُ: حَكَى سِيبَوَيْهِ سِلْتُ أَسَالَ، مِثْلُ خِفْتُ أَخَافَ، بِمَعْنَى سَأَلْتُ. وَأَنْشَدَ: سَالَتْ هُذَيْلٌ رَسُولَ اللَّهِ فَاحِشَةً ... ضَلَّتْ هُذَيْلٌ بِمَا سَالَتْ وَلَمْ تُصِبِ «٣» وَيُقَالُ: هُمَا يَتَسَاوَلَانِ. الْمَهْدَوِيُّ: وَجَازَ أَنْ تَكُونَ مُبْدَلَةً مِنْ يَاءٍ، مِنْ سَالَ يسيل. ويكون سائل واديا في جهنم، فهمزه سائل عَلَى الْقَوْلِ الْأَوَّلِ أَصْلِيَّةٌ، وَعَلَى الثَّانِي بَدَلٌ مِنْ وَاوٍ، وَعَلَى الثَّالِثِ بَدَلٌ مِنْ يَاءٍ. الْقُشَيْرِيُّ: وَسَائِلٌ مَهْمُوزٌ، لِأَنَّهُ إِنْ كَانَ مِنْ سَأَلَ بِالْهَمْزِ فَهُوَ مَهْمُوزٌ، وَإِنْ كَانَ مِنْ غَيْرِ الْهَمْزِ كَانَ مَهْمُوزًا أَيْضًا، نَحْوَ قَائِلٍ وَخَائِفٍ، لِأَنَّ الْعَيْنَ اعْتَلَّ فِي الْفِعْلِ وَاعْتَلَّ فِي اسْمِ الْفَاعِلِ أَيْضًا. وَلَمْ يَكُنِ الِاعْتِلَالُ بِالْحَذْفِ لِخَوْفِ الِالْتِبَاسِ، فَكَانَ بِالْقَلْبِ إِلَى الْهَمْزَةِ، وَلَكَ تَخْفِيفُ الْهَمْزَةِ حَتَّى تَكُونَ بَيْنَ بَيْنَ. واقِعٍ أي يقع بالكفار بين
(١). لم تجد البيت في شعر الاعشين. وفى كتاب سيبويه (ج ١ ص ٢٩١، ج ٢ ص ١٧٠) أنه لزيد بن عمرو ابن نفيل القرشي. وعلق عليه الأعلم الشنتمرى أنه يروى لنبيه بن الحجاج. (٢). لم يستعن، أي لم يحلق عانته. وحوامى الموت وحوائمه: أسبابه. قال ابن برى: أنشده أبو على الباهلي غيث بن عبد الكريم لبعض العرب يصف رجلا شريفا، ارتث في بعض المعارك فسألهم أن يمتعوه بقميصه، أي لا يسلب. [ ..... ] (٣). البيت لحسان بن ثابت.

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