Al-Naḍr ibn Shumayl a dit : « Le sens est : Nous lui appliquerons le ḥadd pour consommation de vin. Quant au terme khurṭūm, il désigne le vin, et son pluriel est kharāṭīm. »
Le poète a dit :
« Tout le jour tu passes en divertissements et en plaisirs,
Et la nuit tu t’abreuves des kharāṭīm, vins de délires. »
Le rajaziste a chanté :
(1) « Vin vermeil, khurṭūm, liqueur fermentée, pétillante,
(2) Qui gronde dans les jarres et grise la tête vacillante. »
Un autre a dit :
« Ô Abâ Ḥâdir ! Qui fornique verra son forfait dévoilé,
Et qui boit le khurṭūm au matin se lèvera saoûlé. »
Deuxième point
Ibn al-ʿArabî a déclaré : « Autrefois, on marquait au fer le visage du pécheur ; il est même rapporté – comme on l’a vu – que, lorsque les Juifs délaissèrent la lapidation de l’adultère, ils la remplacèrent par les coups et le noircissement (3) du visage ; pratique nulle et non avenue.
Parmi les formes légitimes de marquage du visage figure ce qu’ont jugé admissible les savants : noircir le visage du faux témoin, afin de mettre en évidence la laideur de la faute et de dissuader autrui de s’y adonner, grâce à la crainte du châtiment et de l’opprobre qui frappent le parjure (4). Jadis honoré pour avoir dit la vérité, il devient humilié par le péché, et la pire des avanies est celle qui atteint le visage.
De même, accepter l’atteinte portée au visage par obéissance à Allah est cause (5) de félicité éternelle et le met à l’abri du Feu, car Allah – exalté soit-Il – a interdit au Feu de consumer, chez le fils d’Adam, la trace de la prosternation, ainsi qu’il est établi dans le Ṣaḥîḥ.
[Surat al-Qalam – 68 : 17-19]
« Nous les avons certes éprouvés comme Nous avons éprouvé les gens du verger, lorsqu’ils jurèrent qu’ils en feraient la cueillette au matin,
(17) sans faire d’exception,
(18) si bien qu’un fléau, envoyé par ton Seigneur, s’abattit sur elle tandis qu’ils dormaient. »
(19)