Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Je dis : toutes ces interprétations – si Allah, Très-Haut, le veut – sont correctes au regard de la langue et du sens.

En effet, l’iddihân désigne : la douceur et la conciliation.
On a dit également : la flatterie de l’ennemi et l’inclination vers lui.
D’autres ont dit : le rapprochement dans le propos et l’adoucissement de la parole.

Le poète a chanté :
Un brin de dureté se montre plus avisé A
Dans maints périls que le temps peut chahuter ; A
Il vaut mieux que la complaisance trompeuse B
Que l’on réserve à l’ennemi plein de ruse. B

Al-Mufaḍḍal a déclaré : « C’est l’hypocrisie et l’abandon du conseil sincère. »
Ainsi, selon ce sens, c’est blâmable ; selon le premier sens, cela ne l’est pas, et rien de semblable ne s’était produit.

Al-Mubarrad a dit : « On dit : ad-dahana fî dînihi et dâhana fî amrihi ; c’est-à-dire : il l’a trahi et a montré le contraire de ce qu’il cache. »

D’autres ont affirmé : « Dâhantu signifie : j’ai dissimulé ; ad-hantu signifie : j’ai trompé », comme l’a rapporté al-Jawharî.

Il a encore expliqué : l’expression fa-yud’hinûna est employée ici comme simple coordination ; si l’on avait voulu en faire la réponse au verbe de défense, on aurait dit : fa-yud’hinû.

Le sens recherché est : s’ils souhaitent que tu agisses ainsi, alors ils agiront comme toi, par pure coordination, sans idée de rétribution ni de contrepartie ; il ne s’agit que d’une comparaison et d’un parallélisme.

[Sourate al-Qalam (68), versets 10 à 13]
« Ne suis pas tout grand jureur vil, (10)
calomniateur, colporteur de médisances, (11)
empêcheur de bien, transgresseur, grand pécheur, (12)
rustre et, par-dessus tout, bâtard. » (13)

Il s’agit, selon ash-Shaʿbî, as-Suddî et Ibn Isḥâq, d’al-Akhnas ibn Shurayq.
D’après Mujâhid, il s’agirait d’al-Aswad ibn ʿAbd Yaghûth ou de ʿAbd ar-Raḥmân ibn al-Aswad.
Une autre opinion – rapportée par Muqâtil – y voit al-Walîd ibn al-Mughîra : celui-ci proposa au Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – de l’argent et jura de le lui donner s’il se détournait de sa religion.
Ibn ʿAbbâs a dit : « C’est Abû Jahl ibn Hishâm. »

Le hallâf : celui qui multiplie les serments.
Le mihîn : le faible de cœur, selon Mujâhid.
Ibn ʿAbbâs a dit : « C’est le menteur ; or le menteur est méprisable. »
Al-Ḥasan et Qatâda ont dit : c’est celui qui multiplie le mal.
Al-Kalbî a dit : « Le mihîn est l’impie incapable. »
On a également dit : il signifie le vil aux yeux d’Allah.
Ibn Shajara a déclaré : c’est l’humilié.
Ar-Rummânî a écrit : « Mihîn désigne l’ignoble du fait de l’abondance de ses turpitudes. Le terme est sur la forme faʿîl, tirée de mahâna (bassesse) au sens de petitesse ; il évoque ici la petitesse d’esprit et de jugement. Il peut aussi relever de la forme faʿîl ayant la valeur de mufʿal : c’est-à-dire “avilé”. »

(Hammaz)
Ibn Zayd a dit : « Le hammaz est celui qui repousse les gens de la main et les frappe, tandis que le lammaz agit par la langue. »
Et il dit

قُلْتُ: كُلُّهَا إِنْ شَاءَ اللَّهُ تَعَالَى صَحِيحَةٌ عَلَى مُقْتَضَى اللُّغَةِ وَالْمَعْنَى، فَإِنَّ الِادِّهَانَ: اللِّينُ وَالْمُصَانَعَةُ. وَقِيلَ: مُجَامَلَةُ الْعَدُوِّ مُمَايَلَتُهُ. وَقِيلَ: الْمُقَارَبَةُ فِي الْكَلَامِ وَالتَّلْيِينُ فِي الْقَوْلِ. قَالَ الشَّاعِرُ: لَبَعْضُ الْغَشْمِ أَحْزَمُ فِي أُمُورٍ ... تَنُوبُكَ مِنْ مُدَاهَنَةِ الْعِدَهْ وَقَالَ الْمُفَضَّلُ: النِّفَاقُ وَتَرْكُ الْمُنَاصَحَةِ. فَهِيَ عَلَى هَذَا الْوَجْهِ مَذْمُومَةٌ، وَعَلَى الْوَجْهِ الأول غير مذمومة، وكل شي مِنْهَا لَمْ يَكُنْ. قَالَ الْمُبَرِّدُ: يُقَالُ ادَّهَنَ فِي دِينِهِ وَدَاهَنَ فِي أَمْرِهِ، أَيْ خَانَ فِيهِ وَأَظْهَرَ خِلَافَ مَا يُضْمِرُ. وَقَالَ قَوْمٌ: دَاهَنْتُ بِمَعْنَى وَارَيْتُ، وَأَدْهَنْتُ بِمَعْنَى غَشَشْتُ، قَالَهُ الْجَوْهَرِيُّ. وَقَالَ: فَيُدْهِنُونَ فَسَاقَهُ عَلَى الْعَطْفِ، وَلَوْ جَاءَ بِهِ جَوَابُ النَّهْيِ لَقَالَ فَيُدْهِنُوا. وَإِنَّمَا أَرَادَ: إِنْ تَمَنَّوْا لَوْ فَعَلْتَ فَيَفْعَلُونَ مِثْلَ فِعْلِكَ، عَطْفًا لَا جَزَاءَ عَلَيْهِ وَلَا مُكَافَأَةَ، وإنما هو تمثيل وتنظير. [سورة القلم (٦٨) : الآيات ١٠ الى ١٣] وَلا تُطِعْ كُلَّ حَلاَّفٍ مَهِينٍ (١٠) هَمَّازٍ مَشَّاءٍ بِنَمِيمٍ (١١) مَنَّاعٍ لِلْخَيْرِ مُعْتَدٍ أَثِيمٍ (١٢) عُتُلٍّ بَعْدَ ذلِكَ زَنِيمٍ (١٣) يَعْنِي الْأَخْنَسَ بْنَ شَرِيقٍ، فِي قَوْلِ الشَّعْبِيِّ وَالسُّدِّيِّ وَابْنِ إِسْحَاقَ. وَقِيلَ: الْأَسْوَدُ ابن عَبْدِ يَغُوثَ، أَوْ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْأَسْوَدِ، قَالَهُ مُجَاهِدٌ. وَقِيلَ: الْوَلِيدُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَرَضَ عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَالًا وَحَلَفَ أَنْ يُعْطِيَهُ إِنْ رَجَعَ عَنْ دِينِهِ، قَالَهُ مُقَاتِلٌ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: هُوَ أَبُو جَهْلِ بْنُ هِشَامٍ. وَالْحَلَّافُ: الْكَثِيرُ الْحَلِفِ. وَالْمَهِينُ: الضَّعِيفُ الْقَلْبِ، عَنْ مُجَاهِدٍ. ابْنُ عَبَّاسٍ: الْكَذَّابُ. وَالْكَذَّابُ مَهِينٌ. وَقِيلَ: الْمِكْثَارُ فِي الشَّرِّ، قَالَهُ الْحَسَنُ وَقَتَادَةُ. وَقَالَ الْكَلْبِيُّ: الْمَهِينُ الْفَاجِرُ الْعَاجِزُ. وَقِيلَ: مَعْنَاهُ الْحَقِيرُ عِنْدَ اللَّهِ. وَقَالَ ابْنُ شَجَرَةَ: إِنَّهُ الذَّلِيلُ. الرُّمَّانِيُّ: الْمَهِينُ الْوَضِيعُ لِإِكْثَارِهِ مِنَ الْقَبِيحِ. وَهُوَ فَعِيلٌ مِنَ الْمَهَانَةِ بِمَعْنَى الْقِلَّةِ. وَهِيَ هُنَا الْقِلَّةُ فِي الرَّأْيِ وَالتَّمْيِيزِ. أَوْ هُوَ فَعِيلٌ بِمَعْنَى مُفْعَلٍ، وَالْمَعْنَى مُهَانٌ. (هَمَّازٍ) قَالَ ابْنُ زَيْدٍ: الْهَمَّازُ الَّذِي يَهْمِزُ النَّاسَ بِيَدِهِ وَيَضْرِبُهُمْ. وَاللَّمَّازُ بِاللِّسَانِ. وَقَالَ

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