Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Parole du Très-Haut :

« Ou bien vous croyez-vous à l’abri de Celui qui est au ciel, qu’Il ne déchaîne contre vous un hasib ? »

c’est-à-dire : des pierres venues du ciel, comme Il en lança sur le peuple de Lût et les gens de l’Éléphant.

On a également dit : un vent chargé de pierres et de gravier ;

d’autres ont dit : un nuage contenant des pierres.

« Vous saurez alors quel est Mon avertissement »

c’est-à-dire Mon avertissement menaçant.

Il a encore été dit : « nadhîr » a le sens d’« al-mundhir », c’est-à-dire Muḥammad — paix et salut sur lui — ; vous reconnaîtrez alors sa véridicité et le sort réservé à votre démenti.

[Sourate Al-Mulk (67), verset 18]

« Ceux qui les ont précédés traitèrent déjà (la vérité) de mensonge ; et quelle fut alors Ma réprobation ! » (18)

Parole du Très-Haut :

« Et certes, ceux qui les ont précédés crièrent au mensonge »

c’est-à-dire les mécréants des anciennes nations : le peuple de Nûḥ, ʿÂd, Thamûd, le peuple de Lût, les gens de Madyan, les habitants d’ar-Rass et le peuple de Pharaon.

« et quelle fut alors Ma réprobation ! »

c’est-à-dire Mon blâme, comme il a déjà été expliqué (1).

Warsh maintient la yâʾ, en liaison, dans « nadhîrî » et « nakîrî » ; Yaʿqûb la maintient aussi bien en pause qu’en liaison ; les autres l’omettent, se conformant au muṣḥaf.

[Sourate Al-Mulk (67), verset 19]

« N’ont-ils pas vu les oiseaux au-dessus d’eux, étendant leurs ailes et les repliant ? Nul ne les soutient si ce n’est le Tout-Miséricordieux ; certes, Il voit parfaitement toute chose. » (19)

Parole du Très-Haut :

« N’ont-ils donc pas observé les oiseaux au-dessus d’eux, les ailes déployées » — de même qu’Il a soumis la terre à l’homme, Il a soumis l’air aux oiseaux. « Sâffâtin » signifie « déployant leurs ailes dans l’atmosphère lorsqu’ils volent », car, lorsqu’elles les étendent, elles rangent leurs pattes d’un seul tenant.

« et les repliant », c’est-à-dire qu’elles frappent de leurs ailes leurs flancs.

Abû Jaʿfar an-Naḥḥâs dit : l’oiseau qui déploie ses deux ailes est appelé « sâff » ; quand il les ramène de sorte qu’elles touchent ses flancs, on le dit « qâbiḍ », parce qu’il les rétracte.

Abû Khirâsh a dit :
Il devance l’ombre de la nuit, chasseur déterminé, (A)
puis hâte son aile, l’étend et la replie sans répit. (A)

قَوْلُهُ تَعَالَى: (أَمْ أَمِنْتُمْ مَنْ فِي السَّماءِ أَنْ يُرْسِلَ عَلَيْكُمْ حاصِباً) أَيْ حِجَارَةً مِنَ السَّمَاءِ كَمَا أَرْسَلَهَا عَلَى قَوْمِ لُوطٍ وَأَصْحَابِ الْفِيلِ. وَقِيلَ: رِيحٌ فِيهَا حِجَارَةٌ وَحَصْبَاءُ. وَقِيلَ: سَحَابٌ فِيهِ حِجَارَةٌ. (فَسَتَعْلَمُونَ كَيْفَ نَذِيرِ) أَيْ إِنْذَارِي. وَقِيلَ: النَّذِيرُ بِمَعْنَى الْمُنْذِرِ. يَعْنِي مُحَمَّدًا صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَسَتَعْلَمُونَ صِدْقَهُ وَعَاقِبَةَ تكذيبكم. [[سورة الملك (٦٧) : آية ١٨]] وَلَقَدْ كَذَّبَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ فَكَيْفَ كانَ نَكِيرِ (١٨) قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَلَقَدْ كَذَّبَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ) يَعْنِي كُفَّارَ الْأُمَمِ، كَقَوْمِ نُوحٍ وَعَادٍ وَثَمُودَ وَقَوْمِ لُوطٍ وَأَصْحَابِ مَدْيَنَ وَأَصْحَابِ الرَّسِّ وَقَوْمِ فِرْعَوْنَ. (فَكَيْفَ كانَ نَكِيرِ) أَيْ إِنْكَارِي وَقَدْ تَقَدَّمَ «١» . وَأَثْبَتَ وَرْشٌ الْيَاءَ فِي " نَذِيرِي، ونكيري" فِي الْوَصْلِ. وَأَثْبَتَهَا يَعْقُوبُ فِي الْحَالَيْنِ. وَحَذَفَ الباقون اتباعا للمصحف. [[سورة الملك (٦٧) : آية ١٩]] أَوَلَمْ يَرَوْا إِلَى الطَّيْرِ فَوْقَهُمْ صافَّاتٍ وَيَقْبِضْنَ مَا يُمْسِكُهُنَّ إِلاَّ الرَّحْمنُ إِنَّهُ بِكُلِّ شَيْءٍ بَصِيرٌ (١٩) قَوْلُهُ تَعَالَى: أَوَلَمْ يَرَوْا إِلَى الطَّيْرِ فَوْقَهُمْ صافَّاتٍ أَيْ كَمَا ذَلَّلَ الْأَرْضَ لِلْآدَمِيِّ ذلل الهواء للطيور. وصافَّاتٍ أَيْ بَاسِطَاتٍ أَجْنِحَتَهُنَّ فِي الْجَوِّ عِنْدَ طَيَرَانِهَا، لِأَنَّهُنَّ إِذَا بَسَطْنَهَا صَفَفْنَ قَوَائِمَهَا صَفًّا. وَيَقْبِضْنَ أَيْ يَضْرِبْنَ بِهَا جُنُوبَهُنَّ. قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ النَّحَّاسُ: يُقَالُ لِلطَّائِرِ إِذَا بَسَطَ جَنَاحَيْهِ: صَافٌّ، وَإِذَا ضَمَّهُمَا فَأَصَابَا جَنْبَهُ: قَابِضٌ، لِأَنَّهُ يَقْبِضُهُمَا. قَالَ أَبُو خِرَاشٍ: يُبَادِرُ جُنْحَ اللَّيْلِ فَهُوَ موائل «٢» ... يحث الجناح بالتبسط والقبض
(١). راجع ج ١٢ ص (٧٣) (٢). كذا في نسخ الأصل. وواءل الطائر: لجأ وخلص. والى المكان: بادر. والذي في ديوان أشعار الهذليين وكتب اللغة:" فهو مهابذ" والمهابذة: الإسراع.

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