– c’est-à-dire qui rendrait la marche sur elle pénible et rude.
On a également dit : Il l’a affermie par les montagnes afin qu’elle ne vacille pas avec ses habitants ; si elle avait tangué, oscillant de droite et de gauche, elle ne se serait point soumise à nous.
D’autres ont avancé qu’il est fait allusion à la possibilité de cultiver, de planter, de faire jaillir les sources et les rivières et de creuser les puits.
﴾Parcourez donc ses flancs﴿ : il s’agit d’un ordre d’autorisation qui manifeste le bienfait divin.
Il a aussi été dit : c’est une information formulée sous la forme de l’impératif, c’est-à-dire : « afin que vous marchiez sur ses confins, ses régions, ses collines et ses montagnes ».
Ibn ʿAbbâs, Qatâda et Bashîr b. Kaʿb ont dit : « Ses manākib sont ses montagnes. »
Il est rapporté que Bashîr b. Kaʿb possédait une servante et lui dit : « Si tu m’indiques ce que sont les manākib de la terre, tu es libre. » Elle répondit : « Ses manākib sont ses montagnes. » Elle fut donc affranchie. Voulant ensuite l’épouser, il consulta Abû ad-Dardâʾ, qui lui dit : « Délaisse ce qui te met dans le doute pour ce qui ne t’y met pas. »
Mujâhid a dit : « sur ses extrémités. » De lui également : « sur ses routes et ses passages » – avis partagé par as-Suddi et al-Hasan.
Al-Kalbî a dit : « sur ses côtés. »
Les deux mankib de l’homme sont ses deux côtés. À l’origine, le terme mankib signifie « côté » ; de là provient « l’épaule ». De même, un vent oblique est appelé rîḥ nakbâʾ, et l’on dit : « Untel s’est écarté (tanakkaba) d’untel. »
Le sens est donc : « Marchez où bon vous semble, car Je l’ai rendue pour vous docile et elle ne vous oppose aucune résistance. »
Qatâda rapporte d’Abû al-Jalad que la terre mesure vingt-quatre mille parasanges : douze mille pour les Soudanais, huit mille pour les Byzantins, trois mille pour les Perses et mille pour les Arabes.
﴾et mangez de ce qu’Il vous attribue comme subsistance﴿ : c’est-à-dire de ce qu’Il vous a rendu licite, selon al-Hasan ; il a aussi été dit : de ce que Je vous ai fourni.
﴾et c’est vers Lui que se fera la Résurrection﴿ : c’est-à-dire le retour.
Il a encore été dit : le sens est que Celui qui a créé le ciel sans la moindre fissure, et la terre docile, est parfaitement capable de vous ressusciter.
﴾Vous sentez-vous à l’abri de Celui qui est au ciel qu’Il ne vous engloutisse la terre et qu’elle ne se mette soudain à chanceler ?﴿ (16)
Ibn ʿAbbâs a dit : « Vous sentez-vous à l’abri du châtiment de Celui qui est au ciel si vous Lui désobéissez ? »
Il a aussi été dit : le verset signifie : « Vous sentez-vous à l’abri de Celui dont le pouvoir, l’autorité, le Trône et la royauté sont au ciel ? » Il mentionne le ciel – bien que Sa royauté soit universelle – afin de rappeler que la divinité dont la puissance s’exerce dans le ciel n’est pas celle qu’ils vénèrent sur la terre.
D’autres ont dit : c’est une allusion aux anges.
D’autres encore : à Gabriel, l’ange chargé du châtiment ¹.