[Sourate at-Tahrîm (66), verset 7]
«Ô vous qui avez mécru ! Ne vous excusez pas aujourd’hui : vous ne serez rétribués que selon ce que vous faisiez.»
Parole du Très-Haut :
«Ô vous qui avez mécru ! Ne vous excusez pas aujourd’hui» : votre excuse ne vous servira à rien ; cette interdiction vise à faire naître en eux le désespoir (de toute rémission).
«Vous ne serez rétribués que selon ce que vous faisiez» dans le bas-monde.
Un verset analogue est la parole d’Allah : «En ce jour, l’excuse des injustes ne leur sera point utile et il ne leur sera pas donné de complaisance» (ar-Rûm, 57), déjà citée.
[Sourate at-Tahrîm (66), verset 8]
«Ô vous qui croyez ! Revenez à Allah par un repentir sincère ; il se peut que votre Seigneur efface vos méfaits et vous fasse entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, le jour où Allah n’humiliera ni le Prophète ni ceux qui ont cru avec lui. Leur lumière avancera devant eux et sur leur droite ; ils diront : “Notre Seigneur, parachève pour nous notre lumière et pardonne-nous. Tu es, certes, capable de toute chose.”»
Parole du Très-Haut :
«Ô vous qui croyez ! Revenez à Allah par un repentir sincère.» — Il y a ici deux points :
Premier point : la Parole du Très-Haut «Ô vous qui croyez ! Revenez à Allah» constitue un ordre de se repentir ; le repentir est une obligation individuelle en toutes circonstances et en tout temps. Son explication détaillée a déjà été donnée dans (an-Nisâ’) et ailleurs (2).
«Par un repentir sincère» : les expressions des savants et des maîtres du cœur divergent touchant la définition de ce repentir sincère, et l’on recense vingt-trois avis à ce sujet.
Il a été dit : c’est celui après lequel on ne revient plus au péché, à l’instar du lait qui ne retourne pas dans la mamelle ; cela est rapporté de ʿUmar, Ibn Masʿûd, Ubayy ibn Kaʿb et Muʿâdh ibn Jabal — qu’Allah les agrée —, et Muʿâdh l’a attribué au Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui.
Qatâdah a dit : c’est le repentir véridique et profitable. On a également dit : le repentir pur ; on dit en arabe naṣaḥa, c’est-à-dire il a purifié sa parole.
Al-Ḥasan a dit : c’est qu’il déteste le péché qu’il aimait autrefois et qu’il implore le pardon lorsqu’il s’en souvient.
Il a été dit : c’est le repentir dont l’auteur ne se croit pas assuré de l’acceptation et demeure dans la crainte à son propos.
Et il a été dit : c’est celui qui n’a pas besoin