Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Qu’elle parvienne ou non à distinguer ce sang, le délai de viduité qui lui est applicable, selon Mālik dans la synthèse de son école, est d’une année : neuf mois pour s’assurer qu’aucune grossesse n’existe, puis trois mois de ʿidda.

Aš-Šâfiʿī – dans l’un de ses avis – dit : sa ʿidda est de trois mois ; tel est aussi l’avis d’un groupe de tâbiʿīn et des savants postérieurs de Kairouan.

Ibn al-ʿArabī : voilà, à mon sens, l’opinion correcte.

Abū ʿUmar dit : la mustaḥāḍa, lorsque son sang est distinct de sorte qu’elle connaît le début et la fin de ses menstrues, observe trois qurūʾ. C’est, en considération rationnelle, l’avis le plus solide et le plus étayé par l’analogie comme par la tradition.

Parole du Très-Haut : « …et celles qui n’ont pas encore eu leurs menstrues… » – à savoir la fillette – : leur ʿidda est de trois mois ; le prédicat est sous-entendu. Sa ʿidda est comptée en mois parce qu’elle est, d’ordinaire, dépourvue de menstrues, et les prescriptions qu’Allah – Très-Haut – a instituées suivent les usages ; elle compte donc par mois. Si ensuite elle voit le sang à un âge où la chose est possible chez les femmes, elle passe au calcul par le sang, la cause originelle étant présente ; or, lorsque l’original existe, le substitut n’a plus cours, de même que la ménopausée qui, après avoir compté par le sang puis vu celui-ci cesser, revient au calcul par mois. Et cela fait l’objet d’un consensus.

Parole du Très-Haut : « Quant aux femmes enceintes, leur terme est qu’elles mettent au monde leur fœtus ». Deux questions s’y attachent.
Premièrement : bien que l’expression paraisse viser la répudiée – puisqu’elle lui est accolée et revient à elle dans le discours –, elle concerne également la veuve, en vertu de la généralité du verset et du ḥadith des sept ; ce point a été traité en détail dans la sourate « Al-Baqarah »¹.
Deuxièmement : si la femme expulse quoi que ce soit – qu’il s’agisse d’un caillot (ʿalaqa) ou d’un embryon informe (muḍgha) –, elle devient licite.
Aš-Šâfiʿī et Abū Ḥanīfa disent : elle ne devient licite que par l’expulsion de ce qui peut être un enfant. La question a déjà été abordée dans la sourate « Al-Baqarah »² et la sourate « Ar-Raʿd »³ – et louange à Allah.

Parole du Très-Haut : « Quiconque craint Allah, Il lui ménagera, en son affaire, une facilité ».
Ad-Ḍaḥḥāk dit : c’est-à-dire : celui qui Le craint dans le ṭalāq conforme à la Sunna, Il lui accordera une facilité pour reprendre son épouse.
Muqātil : quiconque craint Allah en se tenant loin de Ses désobéissances, Il lui accordera, en son affaire, une facilité en le guidant vers l’obéissance.

« Cela est l’ordre d’Allah » : c’est-à-dire ce qu’Il vient de mentionner comme dispositions juridiques.

وَمَيَّزَتْ ذَلِكَ أَوْ لَمْ تُمَيِّزْهُ، عِدَّتُهَا فِي ذَلِكَ كُلِّهِ عِنْدَ مَالِكٍ فِي تَحْصِيلِ مَذْهَبِهِ سَنَةٌ، مِنْهَا تِسْعَةُ أَشْهُرٍ اسْتِبْرَاءٌ وَثَلَاثَةٌ عِدَّةٌ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ فِي أَحَدِ أَقْوَالِهِ: عِدَّتُهَا ثَلَاثَةُ أَشْهُرٍ. وَهُوَ قَوْلُ جَمَاعَةٍ مِنَ التَّابِعِينَ وَالْمُتَأَخِّرِينَ مِنَ الْقَرَوِيِّينَ. ابْنُ الْعَرَبِيِّ: وَهُوَ الصَّحِيحُ عِنْدِي. وَقَالَ أَبُو عُمَرَ: الْمُسْتَحَاضَةُ إِذَا كَانَ دَمُهَا يَنْفَصِلُ فَعَلِمَتْ إِقْبَالَ حَيْضَتِهَا أَوْ إِدْبَارَهَا اعْتَدَّتْ ثَلَاثَةَ قُرُوءٍ. وَهَذَا أَصَحُّ فِي النَّظَرِ، وَأَثْبَتُ فِي الْقِيَاسِ وَالْأَثَرِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَاللَّائِي لَمْ يَحِضْنَ) - يَعْنِي الصَّغِيرَةَ- فَعِدَّتُهُنَّ ثَلَاثَةَ أَشْهُرٍ، فَأُضْمِرَ الْخَبَرُ. وَإِنَّمَا كَانَتْ عِدَّتُهَا بِالْأَشْهُرِ لِعَدَمِ الْأَقْرَاءِ فِيهَا عَادَةً، وَالْأَحْكَامُ إِنَّمَا أَجْرَاهَا اللَّهُ تَعَالَى عَلَى الْعَادَاتِ، فَهِيَ تَعْتَدُّ بِالْأَشْهُرِ. فَإِذَا رَأَتِ الدَّمَ فِي زَمَنِ احْتِمَالِهِ عِنْدَ النِّسَاءِ انْتَقَلَتْ إِلَى الدَّمِ لِوُجُودِ الْأَصْلِ، وَإِذَا وُجِدَ الْأَصْلُ لَمْ يَبْقَ لِلْبَدَلِ حُكْمٌ، كَمَا أَنَّ الْمُسِنَّةَ إِذَا اعْتَدَّتْ بِالدَّمِ ثُمَّ ارْتَفَعَ عَادَتْ إِلَى الْأَشْهُرِ. وَهَذَا إِجْمَاعٌ. قَوْلَهُ تَعَالَى: (وَأُولاتُ الْأَحْمالِ أَجَلُهُنَّ أَنْ يَضَعْنَ حَمْلَهُنَّ) فِيهِ مَسْأَلَتَانِ: الْأُولَى: قَوْلُهُ تَعَالَى: وَأُولاتُ الْأَحْمالِ أَجَلُهُنَّ وَضْعُ الْحَمْلِ، وَإِنْ كَانَ ظَاهِرًا فِي الْمُطَلَّقَةِ لِأَنَّهُ عَلَيْهَا عَطَفَ وَإِلَيْهَا رَجَعَ عَقِبَ الْكَلَامِ، فَإِنَّهُ فِي الْمُتَوَفَّى عَنْهَا زَوْجُهَا كَذَلِكَ، لِعُمُومِ الْآيَةِ وَحَدِيثِ سبعة. وَقَدْ مَضَى فِي " الْبَقَرَةِ" الْقَوْلُ فِيهِ مُسْتَوْفًى «١» . الثَّانِيَةُ- إِذَا وَضَعَتِ الْمَرْأَةُ مَا وَضَعَتْ مِنْ عَلَقَةٍ أَوْ مُضْغَةٍ حَلَّتْ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ وَأَبُو حَنِيفَةَ: لَا تَحِلُّ إِلَّا بِمَا يَكُونُ وَلَدًا. وَقَدْ مَضَى الْقَوْلُ فِيهِ فِي سُورَةِ " الْبَقَرَةِ" «٢» وَسُورَةُ " الرَّعْدِ" «٣» وَالْحَمْدُ لِلَّهِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَمَنْ يَتَّقِ اللَّهَ يَجْعَلْ لَهُ مِنْ أَمْرِهِ يُسْراً) قَالَ الضَّحَّاكُ: أَيْ مَنْ يَتَّقِهِ فِي طَلَاقِ السُّنَّةِ يَجْعَلْ لَهُ مِنْ أَمْرِهِ يُسْرًا فِي الرَّجْعَةِ. مُقَاتِلٌ: وَمَنْ يَتَّقِ اللَّهَ فِي اجْتِنَابِ مَعَاصِيهِ يَجْعَلْ لَهُ مِنْ أَمْرِهِ يُسْرًا فِي تَوْفِيقِهِ لِلطَّاعَةِ. (ذلِكَ أَمْرُ اللَّهِ) أَيِ الَّذِي ذكر من الأحكام
(١). راجع ج ٣ ص (١٧٤) (٢). راجع ج ٣ ص (١٧٤) [ ..... ] (٣). راجع ج ٩ ص ٢٨٤

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