Treizième :
Les fidèles se tournent vers l’imâm lorsqu’il monte en chaire. En effet, Abû Dâwûd rapporte, en mursal, d’après Abân b. ‘Abd Allâh, qui a dit : « J’étais, un vendredi, avec ‘Adiyy b. Thâbit. Lorsque l’imâm sortit – ou, dit-il, lorsqu’il gravit la chaire –, ‘Adiyy se tourna vers lui et déclara : “Ainsi agissaient les Compagnons du Messager d’Allâh – paix et salut sur lui – à l’égard du Messager d’Allâh – paix et salut sur lui.” » Ibn Mâjah l’a également consigné d’après ‘Adiyy b. Thâbit, d’après son père, en ajoutant dans la chaîne : d’après son père, qui dit : « Lorsque le Messager d’Allâh – paix et salut sur lui – se tenait sur la chaire, ses Compagnons se tournaient vers lui de leurs visages. » Ibn Mâjah dit : « J’espère que la chaîne est continue. »
Je dis : Abû Nu‘aym, le ḥâfiẓ, l’a également rapporté : Muḥammad b. Ma‘mar nous a narré – ‘Abd Allâh b. Muḥammad b. Nâjiyah nous a narré – ‘Abbâd b. Ya‘qûb nous a narré – Muḥammad b. al-Faḍl al-Khurâsânî, d’après Manṣûr, d’après Ibrâhîm, d’après ‘Alqamah, d’après ‘Abd Allâh, a dit : « Lorsque le Prophète – paix et salut sur lui – s’installait sur la chaire, nous nous tournions vers lui de nos visages. » Ce hadith est rapporté uniquement par Muḥammad b. al-Faḍl b. ‘Aṭiyyah d’après Manṣûr.
Quatorzième :
Selon Mâlik – qu’Allâh lui fasse miséricorde –, celui qui entre dans la mosquée tandis que l’imâm prononce le sermon ne doit pas accomplir l’inclination. Tel est également l’avis d’Ibn Shihâb – qu’Allâh lui fasse miséricorde – et d’autres.
Dans le Muwaṭṭa’ il est rapporté de Mâlik : « La sortie de l’imâm interrompt la prière, et sa parole interrompt la parole. » Ce hadith est mursal. Or, dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, on lit, d’après Jâbir, que le Prophète – paix et salut sur lui – a dit : « Lorsque l’un de vous vient le jour du vendredi et que l’imâm prêche, qu’il accomplisse deux rak‘a et qu’il les abrège «1» . » Il s’agit là d’un texte explicite au sujet des deux inclinations, et tel est l’avis d’ash-Shâfi‘î et d’autres.
Quinzième :
… «2» …
Ibn ‘Awn rapporte d’après Ibn Sîrîn qu’ils désapprouvaient le sommeil pendant que l’imâm prêche et qu’ils condamnaient cela avec vigueur. Ibn ‘Awn poursuit : il me rencontra ensuite et me dit : « Sais-tu ce qu’ils disent à ce sujet ? » Je répondis : « Non. » Il dit : « Ils disent : “Leur exemple est celui d’une expédition militaire qui a échoué.” » Puis il ajouta : « Sais-tu ce que signifie “elle a échoué” ? C’est qu’elle n’a rien remporté comme butin. »
Samurah b. Jundub rapporte encore que le Prophète – paix et salut sur lui – a dit :
« Lorsque l’un de vous est gagné par la somnolence, qu’il se déplace à la place de son voisin, et que son voisin se déplace à la sienne. »