et nous cherchons refuge auprès de Lui contre les méfaits de nos propres âmes. Celui qu’Allâh guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. Nous attestons qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allâh, et que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager, qu’Il a envoyé avec la vérité, annonciateur et avertisseur, en avant-cours de l’Heure. Quiconque obéit à Allâh et à Son Messager est certes dans la bonne direction, et quiconque leur désobéit s’est égaré. Nous demandons à Allâh, notre Seigneur, de nous compter parmi ceux qui Lui obéissent ainsi qu’à Son Messager, recherchent Son agrément et évitent Sa colère, car nous sommes, en vérité, à Lui et par Lui.
Az-Zuhrî rapporte encore : « Il nous est parvenu du Messager d’Allâh — paix et salut sur lui — qu’il disait lorsqu’il prêchait : “Tout ce qui est à venir est proche, (1) rien n’est lointain pour ce qui est promis. Allâh ne Se hâte pas pour la hâte de quiconque, (2) et Il ne s’allège point pour le souci des gens. Ce qu’Allâh veut, et non ce que veulent les gens. Allâh veut une chose et les gens en veulent une autre ; ce qu’Allâh veut adviendra, même si les gens le détestent. Nul n’éloigne ce qu’Allâh rapproche, nul ne rapproche ce qu’Allâh éloigne. Rien ne survient si ce n’est par la permission d’Allâh, puissant et majestueux.” »
Jâbir a dit : « Le Prophète — paix et salut sur lui —, lorsqu’il prononçait le sermon du vendredi, disait, après avoir loué Allâh et invoqué la bénédiction sur Ses Prophètes : “Ô gens ! Vous avez des jalons : parvenez donc à vos jalons. Vous avez une limite : atteignez donc votre limite. Le serviteur croyant se situe entre deux craintes : un terme écoulé dont il ignore ce qu’Allâh a décrété, et un terme restant dont il ignore ce qu’Allâh décidera. Que le serviteur prenne donc de lui-même pour lui-même, de sa vie d’ici-bas pour sa vie future, de sa jeunesse avant sa vieillesse, et de sa vie avant sa mort. Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, après la mort il n’est point d’occasion de se faire agréer, et, après ce bas monde, il n’est d’autre demeure que le Paradis ou le Feu. Je dis donc cette parole et je demande pardon à Allâh pour moi et pour vous.” » Il a déjà été rapporté le sermon qu’il — paix et salut sur lui — prononça lors du premier vendredi à son arrivée à Médine.
Douzièmement — Se taire pendant le sermon est une obligation de rang sunna pour celui qui l’entend. La sunna veut que se taisent aussi bien celui qui entend le sermon que celui qui ne l’entend pas ; tous deux, si Allâh le veut, reçoivent une même récompense. Qui parle alors commet une futilité, sans que sa prière en soit annulée.
Dans le Ṣaḥîḥ, Abû Hurayrah rapporte que le Prophète — paix et salut sur lui — a dit : « Lorsque, le jour du vendredi, l’imâm prêche et que tu dis à ton compagnon : “Écoute !”, tu as commis une futilité. »
Az-Zamakhsharî a commenté : « Si l’auditeur dit à son voisin : “Chut !”, il tombe lui aussi dans la futilité ; à plus forte raison l’orateur qui, en ce domaine, va à l’excès, n’est-il pas, lui aussi, fautif ? Nous cherchons refuge auprès d’Allâh contre l’isolement de l’Islam et la dureté des jours. »