au moyen du doigt contigu au pouce ; alors le Prophète — paix et salut sur lui — lui donnait la permission, puis lui faisait signe de la main. Parmi les hypocrites, il y en avait à qui la khuṭbah et le fait de rester assis dans la mosquée pesaient ; aussi, lorsqu’un homme parmi les musulmans demandait l’autorisation de sortir, l’hypocrite se levait à ses côtés, se dissimulant derrière lui jusqu’à ce qu’il eût quitté (la mosquée).
Alors Allâh — Très-Haut — révéla :
« Allâh sait parfaitement ceux d’entre vous qui se glissent subrepticement. »
(Sourate an-Nûr, v. 63).
As-Suhaylî dit : « Même si ce récit ne nous est pas parvenu par une chaîne solidement établie, la bonne opinion que nous entretenons à l’égard des Compagnons du Prophète — paix et salut sur lui — impose qu’il soit authentique. »
Qatâdah a dit : « Il nous est parvenu qu’ils le firent à trois reprises : chaque fois, c’était une caravane venant de Syrie, et cela coïncidait toujours avec le vendredi. »
On a dit également : leur sortie à l’arrivée de Dihyah al-Kalbî avec sa marchandise et le fait de regarder passer la caravane relevaient d’un divertissement sans utilité ; en soi, l’acte eût été exempt de péché s’il s’était produit dans d’autres circonstances. Mais, parce qu’il s’accompagnait d’un détournement vis-à-vis du Messager d’Allâh — paix et salut sur lui — et d’une dispersion loin de sa présence, il devint grave et sérieux : un passage du Coran fut révélé, le blâmant sous l’appellation de « divertissement ».
Il est rapporté du Messager d’Allâh — paix et salut sur lui — qu’il a dit :
« Toute distraction à laquelle l’homme s’adonne est vaine, excepté lorsqu’il tire de son arc. »
Ce ḥadîth est déjà passé dans la sourate al-Anfâl — et à Allâh la louange.
Jâbir b. ʿAbd Allâh a dit : « Lorsque des jeunes filles se mariaient, elles passaient en jouant du hautbois et du tambourin ; les gens se dispersaient vers elles, et le verset fut révélé. » Le pronom est rattaché au « commerce » parce que celui-ci est plus important. Ṭalḥah b. Muṣarrif lisait pour sa part : « Et quand ils voient les marchands et le divertissement, ils s’y précipitent. »
On a dit encore : le sens est : « Quand ils voient un commerce, ils s’y précipitent, ou un divertissement, ils s’y précipitent » ; le second complément a été omis parce qu’il est sous-entendu, comme dans le vers :
« Nous, satisfaits de ce que nous possédons,
Et toi, content de ce qui est tien,
Tandis que les opinions divergent. »
Il a aussi été dit : la tournure la plus élégante en arabe veut que le pronom de rappel se rapporte au dernier des deux noms.
Deuxième question : les savants ont divergé quant au nombre minimum de personnes par lequel la prière du vendredi devient valide.
• Al-Ḥasan : elle est valide avec deux personnes.
• Al-Layth et Abû Yûsuf : avec trois.
• Sufyân ath-Thawrî et Abû Ḥanîfah : avec quatre.
• Rabîʿah : avec douze hommes.
An-Najjâd, Abû Bakr Aḥmad b. Sulaymân, a rapporté : « Abû Khâlid Yazîd b. al-Haytham b. Ṭihmân ad-Daqqâq nous a narré, il dit : Ṣubḥ b. Dînâr nous a narré, il dit : … »