Allah scellera son cœur. (Chaîne de transmission authentique.)
Quant au ḥadîth de Jâbir ibn ʿAbd Allâh, il rapporte :
« Le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a dit :
“Quiconque délaisse la prière du vendredi trois fois sans nécessité, Allâh scellera son cœur.” »
Ibn al-ʿArabî poursuit :
« Il est également établi du Prophète – paix et salut sur lui – qu’il a dit :
“Se rendre à la prière du vendredi est une obligation pour tout musulman.” »
Dixième point
Allâh – Exalté soit-Il – a prescrit la marche (as-saʿy) vers la prière du vendredi de façon absolue, sans condition particulière. En revanche, la condition de l’ablution a été établie par le Coran et la Sunna pour toutes les prières, conformément à la Parole du Très-Haut :
« Ô vous qui croyez ! Lorsque vous vous levez pour la prière, lavez vos visages… » (Al-Mâʾidah, 5 : 6) (1).
Le Prophète – paix et salut sur lui – a dit également :
« Allâh n’accepte pas de prière sans purification. »
Une frange marginale est allée jusqu’à prétendre que le ghusl du vendredi est obligatoire. Ibn al-ʿArabî répond :
« Cette affirmation est infondée, car an-Nasâʾî et Abû Dâwûd rapportent dans leurs Sunan que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – a dit :
“Celui qui se contente des ablutions le jour du vendredi, cela lui suffit et c’est excellent ; et celui qui accomplit le ghusl, le ghusl est préférable.” »
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allâh – paix et salut sur lui – a dit :
« Celui qui fait ses ablutions le jour du vendredi (2), les perfectionne, puis se rend à la prière du vendredi, écoute et reste attentif, Allâh lui pardonne les péchés commis entre ce vendredi-ci et le vendredi suivant, ainsi que trois jours supplémentaires. Et quiconque touche les cailloux (3) a certes commis une futilité (4). » – Texte explicite.
Dans le Muwaṭṭaʾ, il est relaté qu’un homme entra un jour de vendredi tandis que ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb prononçait le khuṭbah… [le hadith] … jusqu’à ce qu’il dise : « Je n’ai rien fait d’autre que des ablutions. » ʿUmar répliqua : « Les ablutions seulement ? Alors que tu sais que le Messager d’Allâh ordonnait le ghusl ! » Il lui ordonna donc de se laver sans toutefois lui enjoindre de ressortir de la mosquée. Cela indique que le ghusl est porté au compte de la recommandation. En effet, il n’était pas concevable, une fois qu’il s’était déjà acquitté de l’obligation – à savoir assister au sermon et l’écouter – de l’en détourner pour une sunna, et ce en présence des éminents Compagnons et des grands Muhâjirûn réunis autour de ʿUmar, dans la Mosquée du Prophète – paix et bénédictions sur lui.