[Exégèse de la sourate al-Jumuʿah]
La sourate al-Jumuʿah est médinoise d’après l’avis unanime, et elle comporte onze versets.
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, il est rapporté d’après Abû Hurayrah que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a dit :
« Le meilleur jour sur lequel le soleil s’est levé est le vendredi ; c’est en ce jour qu’Âdam fut créé, c’est en ce jour qu’il entra au Paradis, c’est en ce jour qu’il en fut expulsé, et l’Heure ne se lèvera que par un vendredi. »
Et, toujours d’après Abû Hurayrah, le Messager d’Allâh – paix et bénédictions sur lui – a dit :
« Nous sommes les derniers, mais les premiers ¹ au Jour de la Résurrection, et nous serons les premiers à entrer au Paradis ². Ils ont certes reçu le Livre avant nous, puis nous l’avons reçu après eux ; ils divergèrent, alors qu’Allâh nous a guidés à la vérité sur laquelle ils divergeaient. Tel est leur jour au sujet duquel ils ont différé ; Allâh nous y a guidés – dit-il – : il s’agit du vendredi. Ainsi, aujourd’hui est pour nous, demain est pour les Juifs, et le surlendemain est pour les Chrétiens.
Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
[Sourate al-Jumuʿah (62) : verset 1]
Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
« Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre exalte la gloire d’Allâh, le Souverain, le Très-Saint, le Tout-Puissant, le Sage. » (1)
Nous avons déjà parlé de ce verset. Abû al-ʿÂliyah et Naṣr ibn ʿÂṣim le récitent ainsi :
(الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ)
tous les mots au nominatif : c’est-à-dire « Il est le Souverain ».
[Sourate al-Jumuʿah (62) : verset 2]
« C’est Lui qui a suscité, parmi les illettrés, un Messager issu d’eux-mêmes, pour leur réciter Ses versets, les purifier, leur enseigner le Livre et la Sagesse, alors qu’auparavant ils étaient certes dans un égarement manifeste. » (2)
Sa – Très-Exalté soit-Il – parole :
« C’est Lui qui a suscité, parmi les illettrés, un Messager issu d’eux-mêmes… »
Ibn ʿAbbâs a dit : « Les illettrés sont tous les Arabes, qu’ils sachent écrire ou qu’ils ne sachent pas, car ils n’étaient pas les gens d’un Livre. »
Et l’on a dit : les illettrés