Paroles du Très-Haut :
« Les hôtes du Feu ne sauraient être égaux aux hôtes du Paradis » ; c’est-à-dire en ce qui concerne le mérite et le rang.
« Les hôtes du Paradis, eux, sont les victorieux », c’est-à-dire les rapprochés, honorés. – Et l’on a dit : ceux qui seront sauvés du Feu.
Nous avons déjà exposé le sens de ce verset dans la sourate « al-Mâʾidah », à la parole du Très-Haut : « Dis : le mauvais et le bon ne sont pas pareils » (1) [al-Mâʾidah : 100] ;
et dans la sourate « as-Sajdah », à la parole du Très-Haut : « Celui qui est croyant est-il comme celui qui est pervers ? Ils ne sont pas semblables » (2) [as-Sajdah : 18] ;
et dans la sourate « Ṣâd » : « Allons-Nous traiter de la même façon ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres et ceux qui sèment la corruption sur la terre ? Allons-Nous mettre les pieux (3) au même rang que les dépravés ? » [Ṣâd : 28].
Il n’y a donc pas lieu de revenir sur l’explication ; louange à Allâh (4).
[ Sourate al-Ḥashr (59) : verset 21 ]
« Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l’aurais vue humble, se fendant par crainte d’Allâh. Tels sont les exemples que Nous proposons aux gens afin qu’ils réfléchissent » (21).
Paroles du Très-Haut :
« Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l’aurais vue humble… »
Il exhorte ainsi à méditer les exhortations du Coran et montre qu’il n’existe aucune excuse pour délaisser la réflexion ; car si les montagnes, dotées même de raison, étaient interpellées par ce Coran, elles se soumettraient à ses admonitions et, malgré leur dureté et leur masse, tu les verrais humbles, se fissurant, c’est-à-dire se fendant, par crainte d’Allâh.
Al-khâchiʿ : le soumis, l’humble.
Al-mutasaddiʿ : le fissuré, le fendu.
On a dit : humble devant Allâh en raison de ce qu’Il lui impose comme obéissance, se fissurant par crainte d’Allâh de Le désobéir et d’être châtiée.
Et l’on a dit encore : il s’agit d’une parabole à l’adresse des mécréants.
Paroles du Très-Haut :
« Et tels sont les exemples que Nous proposons aux gens »
c’est-à-dire que, si Allâh avait révélé ce Coran sur une montagne, elle se serait inclinée devant Sa promesse et se serait fendue à l’annonce de Sa menace, alors que vous, ô vous que Son inimitabilité a réduits à l’impuissance, vous ne désirez pas Sa promesse, ni ne redoutez