Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il l’a interprété, pour ce qui précède, par la parole d’Allah – Exalté soit-Il : « … aux pauvres Émigrés… » jusqu’à Sa parole : « … notre Seigneur, Tu es certes Compatissant, Miséricordieux ». – Et Allah est plus Savant (1).

Quatrièmement : les savants ont divergé quant à la répartition des biens fonciers.

• Mâlik a dit : il appartient à l’imâm de les constituer en waqf pour l’intérêt des musulmans.
• Abû Ḥanîfah a dit : l’imâm a le choix entre les partager ou les ériger en waqf pour l’intérêt des musulmans.
• Aš-Šâfiʿî a dit : l’imâm n’a pas le droit de les retenir sans leur agrément ; il doit les distribuer entre eux comme le reste des biens. Celui qui renonce volontairement à son droit, l’imâm peut en faire un waqf à leur profit ; celui qui ne s’en satisfait pas est plus en droit de recevoir sa part. ʿUmar – qu’Allah l’agrée – s’employa à obtenir l’agrément des conquérants et racheta leurs parts auprès d’eux.

Je dis : sur cette base, la parole d’Allah : « Et ceux qui viendront après eux » (Al-Ḥashr, 10) est détachée de ce qui précède ; ils sont incités à invoquer en faveur des premiers et à faire leur éloge (2).

Cinquièmement : Ibn Wahb rapporte : j’ai entendu Mâlik évoquer le mérite de Médine sur les autres contrées ; il dit : « Médine a été préparée pour la foi et l’Hégire, alors que les autres villages furent conquis par l’épée. » Puis il récita : « … Ceux qui, avant eux, se sont établis dans la Demeure et la foi, aiment ceux qui émigrent vers eux… » – et l’on a déjà traité cette question.

S’agissant de l’excellence de la prière dans les deux Mosquées – la Mosquée sacrée et la Mosquée de Médine –, il n’y a donc pas lieu d’y revenir.

Sixièmement – Sa Parole, Très-Exalté soit-Il :
« … et ils ne ressentent dans leurs poitrines aucune envie à propos de ce qui leur a été donné »,
c’est-à-dire qu’ils ne jalousent pas les Émigrés pour ce dont ils ont été privilégiés du fayʾ et d’autres biens, ainsi l’ont expliqué les gens. L’expression comporte l’ellipse de deux compléments ; le sens est : « manque ressenti du fait de la privation de ce qui leur a été attribué ». Tout ce que l’homme éprouve dans sa poitrine et qu’il doit écarter est une « hâja ».

Les Émigrés logeaient dans les demeures des Anṣâr. Lorsque le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – eut acquis les biens des Banû n-Naḍîr comme butin, il convoqua les Anṣâr et les remercia pour l’accueil qu’ils avaient réservé aux Émigrés, en les hébergeant dans leurs maisons et en partageant leurs biens.

Puis il dit : « Si vous le souhaitez, je partagerai ce qu’Allah m’a accordé des Banû n-Naḍîr entre vous et eux, et les Émigrés resteront dans vos demeures et auprès de vos biens comme ils le sont actuellement ; et si vous le souhaitez, je le leur donnerai et ils quitteront vos maisons. »

Saʿd ibn ʿUbâdah et Saʿd ibn Muʿâdh dirent : « Au contraire, nous le partagerons entre les Émigrés et ils demeureront dans nos maisons comme auparavant. »

Et les Anṣâr s’écrièrent : « Nous agréons et nous nous soumettons, ô Messager d’Allah. » Alors le Messager d’Allah

تَأَوَّلَ فِي ذَلِكَ قَوْلَ اللَّهِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى: لِلْفُقَراءِ الْمُهاجِرِينَ- إلى قوله- رَبَّنا إِنَّكَ رَؤُفٌ رَحِيمٌ عَلَى مَا تَقَدَّمَ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ «١» . الرَّابِعَةُ- وَاخْتَلَفَ الْعُلَمَاءُ فِي قِسْمَةِ الْعَقَارِ، فَقَالَ مَالِكٌ: لِلْإِمَامِ أَنْ يُوقِفَهَا لِمَصَالِحِ الْمُسْلِمِينَ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: الْإِمَامُ مُخَيَّرٌ بَيْنَ أَنْ يَقْسِمَهَا أَوْ يَجْعَلَهَا وَقْفًا لِمَصَالِحِ الْمُسْلِمِينَ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: لَيْسَ لِلْإِمَامِ حَبْسُهَا عَنْهُمْ بِغَيْرِ رِضَاهُمْ، بَلْ يَقْسِمُهَا عَلَيْهِمْ كَسَائِرِ الْأَمْوَالِ. فَمَنْ طَابَ نَفْسًا عَنْ حَقِّهِ لِلْإِمَامِ أَنْ يَجْعَلَهُ وَقْفًا عَلَيْهِمْ فَلَهُ. ومن لم تطب نفسه فهو أحق بمال. وَعُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ اسْتَطَابَ نُفُوسَ الْغَانِمِينَ وَاشْتَرَاهَا مِنْهُمْ. قُلْتُ: وَعَلَى هَذَا يَكُونُ «٢» قَوْلُهُ: وَالَّذِينَ جاؤُ مِنْ بَعْدِهِمْ [الحشر: ١٠] مَقْطُوعًا مِمَّا قَبْلَهُ، وَأَنَّهُمْ نُدِبُوا بِالدُّعَاءِ لِلْأَوَّلِينَ وَالثَّنَاءِ عَلَيْهِمْ. الْخَامِسَةُ- قَالَ ابْنُ وَهْبٍ: سَمِعْتُ مَالِكًا يَذْكُرُ فَضْلَ الْمَدِينَةِ عَلَى غَيْرِهَا مِنَ الْآفَاقِ فَقَالَ: إِنَّ الْمَدِينَةَ تُبُوِّئَتْ بِالْإِيمَانِ وَالْهِجْرَةِ، وَإِنَّ غَيْرَهَا مِنَ الْقُرَى افْتُتِحَتْ بِالسَّيْفِ، ثُمَّ قرأ وَالَّذِينَ تَبَوَّؤُا الدَّارَ وَالْإِيمانَ مِنْ قَبْلِهِمْ يُحِبُّونَ مَنْ هاجَرَ إِلَيْهِمْ الْآيَةَ. وَقَدْ مَضَى الْكَلَامُ فِي هَذَا، وَفِي فَضْلِ الصَّلَاةِ فِي الْمَسْجِدَيْنِ: الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ وَمَسْجِدِ الْمَدِينَةِ، فَلَا مَعْنَى لِلْإِعَادَةِ. السَّادِسَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَلا يَجِدُونَ فِي صُدُورِهِمْ حاجَةً مِمَّا أُوتُوا) يَعْنِي لَا يَحْسُدُونَ الْمُهَاجِرِينَ عَلَى مَا خُصُّوا بِهِ مِنْ مَالِ الْفَيْءِ وَغَيْرِهِ، كَذَلِكَ قَالَ النَّاسُ. وَفِيهِ تَقْدِيرُ حَذْفِ مُضَافَيْنِ، الْمَعْنَى مَسَّ حَاجَةٍ مِنْ فَقْدِ مَا أُوتُوا. وَكُلُّ مَا يَجِدُ الْإِنْسَانَ فِي صَدْرِهِ مِمَّا يَحْتَاجُ إِلَى إِزَالَتِهِ فَهُوَ حَاجَةٌ. وَكَانَ الْمُهَاجِرُونَ فِي دُورِ الْأَنْصَارِ، فَلَمَّا غَنِمَ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ أَمْوَالَ بَنِي النَّضِيرِ، دَعَا الْأَنْصَارَ وَشَكَرَهُمْ فِيمَا صَنَعُوا مَعَ الْمُهَاجِرِينَ فِي إِنْزَالِهِمْ إِيَّاهُمْ فِي مَنَازِلِهِمْ، وَإِشْرَاكِهِمْ فِي أَمْوَالِهِمْ. ثُمَّ قَالَ: (إِنْ أَحْبَبْتُمْ قَسَمْتُ مَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيَّ مِنْ بَنِي النَّضِيرِ بَيْنَكُمْ وَبَيْنَهُمْ، وَكَانَ الْمُهَاجِرُونَ عَلَى مَا هُمْ عَلَيْهِ مِنَ السُّكْنَى فِي مَسَاكِنِكُمْ وَأَمْوَالِكُمْ وَإِنْ أَحْبَبْتُمْ أَعْطَيْتُهُمْ وَخَرَجُوا مِنْ دُورِكُمْ (. فَقَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ وَسَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ: بَلْ نَقْسِمُهُ بَيْنَ الْمُهَاجِرِينَ، وَيَكُونُونَ فِي دُورِنَا كَمَا كَانُوا. وَنَادَتِ الْأَنْصَارُ: رَضِينَا وَسَلَّمْنَا يَا رسول الله، فقال رسول الله
(١). جملة" والله أعلم" ساقطة من س. (٢). في ح، س:" وعلى هذا يجئ".

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies