Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Un autre groupe a déclaré : « Elle est rattachée au second passage, c’est-à-dire au verset d’Al-Anfâl. » Ceux qui la rattachent audit verset se sont, à leur tour, divisés : est-elle abrogée, comme cela a été évoqué, ou demeure-t-elle en vigueur ? La rattacher – par le témoignage même d’Allâh – à ce qui la précède est plus pertinent, car l’on y trouve un avantage et un sens renouvelés ; or il est reconnu que donner à une expression coranique, outre le reste du verset, une utilité nouvelle vaut mieux que de la rapporter à une utilité déjà répétée.

Ibn Wahb rapporte de Mâlik, au sujet de la Parole du Très-Haut : « … vous ne l’avez poursuivi ni à cheval ni à dos de chameau » – au sujet de Banû an-Naḍîr – qu’aucun cinquième n’y fut prélevé et qu’aucune monture n’y fut engagée. Il s’agissait d’un butin réservé à titre exclusif au Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – ; il le distribua entre les Émigrés et trois Auxiliaires, comme cela a été rappelé plus haut.

Quant à Sa parole : « Ce qu’Allâh a restitué à Son Messager provenant des habitants des cités », elle vise [les biens de] Qurayẓah ; et Qurayẓah eut lieu le même jour que la bataille du Fossé.

Ibn al-ʿArabî dit : « L’opinion de Mâlik, selon laquelle le second verset concerne Banû Qurayẓah, indique que son sens renvoie au verset d’Al-Anfâl et qu’il est touché par l’abrogation ; cette thèse est plus solide que celle qui soutient son maintien. Néanmoins, nous ne retenons que ce que nous avons exposé : le second verset comporte un sens renouvelé, ainsi que nous l’avons démontré ; et Allâh sait mieux. »

Je dis : ce qu’il a choisi est judicieux. On a même avancé que la sourate « Al-Ḥashr » fut révélée après « Al-Anfâl » ; il est donc impossible que l’antérieur abroge le postérieur.

Ibn Abî Najîḥ a dit : « Les biens sont de trois types : butin, fayʾ ou ṣadaqah ; il n’existe pas un seul dirham dont Allâh n’ait déterminé la destination. » C’est là l’opinion la plus proche [de la vérité].

Troisièmement – les biens sur lesquels les imâms et gouverneurs ont prise se divisent en trois catégories :

  1. Ce qui est prélevé aux musulmans à titre de purification, tels les ṣadaqât et les zakât ;
  2. Les butins (ghanāʾim), c’est-à-dire les richesses des mécréants qui tombent aux mains des musulmans par la guerre, la contrainte et la victoire ;
  3. Le fayʾ, qui est ce qui revient aux musulmans des biens des mécréants, spontanément et à titre gracieux, sans combat ni mobilisation : accords de paix, jizyah, kharâj, dîmes perçues sur les commerçants mécréants, ou encore le cas où les idolâtres prennent la fuite en abandonnant leurs biens, ou qu’un d’eux décède dans le Territoire de l’Islam sans héritier.

Quant à la ṣadaqah, son affectation revient aux pauvres, aux nécessiteux et aux agents qui en ont la charge, conformément à ce qu’Allâh, Exalté soit-Il, a énoncé – ce qui a déjà été traité dans la sourate « Barâ’ah ». Quant aux butins, ils étaient

وَمِنْ طَائِفَةٍ قَالَتْ: هِيَ مُلْحَقَةٌ بِالثَّانِيَةِ وَهِيَ آيَةُ الْأَنْفَالِ. وَالَّذِينَ قَالُوا إِنَّهَا مُلْحَقَةٌ بِآيَةِ الْأَنْفَالِ اخْتَلَفُوا، هَلْ هِيَ مَنْسُوخَةٌ- كَمَا تَقَدَّمَ- أَوْ مُحْكَمَةٌ؟ وَإِلْحَاقُهَا بِشَهَادَةِ اللَّهِ بِالَّتِي قَبْلَهَا «١» أَوْلَى، لِأَنَّ فِيهِ تَجْدِيدَ فَائِدَةٍ وَمَعْنًى. وَمَعْلُومٌ أَنَّ حَمْلَ الْحَرْفِ مِنَ الْآيَةِ فَضْلًا عَنِ الْآيَةِ عَلَى فَائِدَةٍ مُتَجَدِّدَةٍ أَوْلَى مِنْ حَمْلِهِ عَلَى فَائِدَةٍ مُعَادَةٍ. وَرَوَى ابْنُ وَهْبٍ عَنْ مَالِكٍ فِي قَوْلِهِ تَعَالَى: فَما أَوْجَفْتُمْ عَلَيْهِ مِنْ خَيْلٍ وَلا رِكابٍ بَنِي النَّضِيرِ «٢» ، لَمْ يَكُنْ فِيهَا خُمُسٌ وَلَمْ يُوجَفْ عَلَيْهَا بِخَيْلٍ وَلَا رِكَابٍ. كَانَتْ صَافِيَةً لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَسَمَهَا بَيْنَ الْمُهَاجِرِينَ وَثَلَاثَةٍ مِنَ الْأَنْصَارِ، حَسَبَ مَا تَقَدَّمَ. وَقَوْلُهُ مَا أَفاءَ اللَّهُ عَلى رَسُولِهِ مِنْ أَهْلِ الْقُرى هِيَ قُرَيْظَةُ، وَكَانَتْ قُرَيْظَةُ وَالْخَنْدَقُ فِي يَوْمٍ وَاحِدٍ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: قَوْلُ مَالِكٍ إِنَّ الْآيَةَ الثَّانِيَةَ فِي بَنِي قُرَيْظَةَ، إِشَارَةٌ إِلَى أَنَّ مَعْنَاهَا يَعُودُ إِلَى آيَةِ الْأَنْفَالِ، وَيَلْحَقُهَا النَّسْخُ. وَهَذَا أَقْوَى «٣» مِنَ الْقَوْلِ بِالْإِحْكَامِ. وَنَحْنُ لَا نَخْتَارُ إِلَّا مَا قَسَمْنَا وَبَيَّنَّا أَنَّ الْآيَةَ الثَّانِيَةَ لَهَا مَعْنًى مُجَدِّدٌ حَسَبَ مَا دَلَّلْنَا عَلَيْهِ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ. قُلْتُ- مَا اخْتَارَهُ حَسَنٌ. وَقَدْ قِيلَ إِنَّ سُورَةَ " الْحَشْرِ" نَزَلَتْ بَعْدَ الْأَنْفَالِ، فَمِنَ الْمُحَالِ أَنْ يَنْسَخَ الْمُتَقَدِّمُ الْمُتَأَخِّرَ. وَقَالَ ابْنُ أَبِي نَجِيحٍ: الْمَالُ ثَلَاثَةٌ: مغنم، أو في، أَوْ صَدَقَةٌ، وَلَيْسَ مِنْهُ دِرْهَمٌ إِلَّا وَقَدْ بَيَّنَ اللَّهُ مَوْضِعَهُ. وَهَذَا أَشْبَهُ. الثَّالِثَةُ- الْأَمْوَالُ الَّتِي لِلْأَئِمَّةِ وَالْوُلَاةِ فِيهَا مَدْخَلُ ثَلَاثَةِ أَضْرُبٍ: مَا أُخِذَ مِنَ الْمُسْلِمِينَ عَلَى طَرِيقِ التَّطْهِيرِ لَهُمْ، كَالصَّدَقَاتِ وَالزَّكَوَاتِ. وَالثَّانِي- الْغَنَائِمُ، وَهُوَ مَا يَحْصُلُ فِي أَيْدِي الْمُسْلِمِينَ مِنْ أَمْوَالِ الْكَافِرِينَ بِالْحَرْبِ وَالْقَهْرِ وَالْغَلَبَةِ. وَالثَّالِثُ: الْفَيْءُ، وَهُوَ مَا رَجَعَ لِلْمُسْلِمِينَ مِنْ أَمْوَالِ الْكُفَّارِ عَفْوًا صَفْوًا مِنْ غَيْرِ قِتَالٍ وَلَا إِيجَافٍ، كَالصُّلْحِ وَالْجِزْيَةِ وَالْخَرَاجِ وَالْعُشُورِ الْمَأْخُوذَةِ مِنْ تُجَّارِ الْكُفَّارِ. وَمِثْلُهُ أَنْ يَهْرَبَ الْمُشْرِكُونَ وَيَتْرُكُوا أَمْوَالَهُمْ، أَوْ يَمُوتَ أَحَدٌ مِنْهُمْ فِي دَارِ الْإِسْلَامِ وَلَا وَارِثَ لَهُ. فَأَمَّا الصَّدَقَةُ فَمَصْرِفُهَا الْفُقَرَاءِ وَالْمَسَاكِينَ وَالْعَامِلِينَ عَلَيْهَا، حَسَبَ مَا ذَكَرَهُ اللَّهُ تَعَالَى، وَقَدْ مَضَى فِي " بَرَاءَةٍ" «٤» . وَأَمَّا الْغَنَائِمُ فَكَانَتْ
(١). فِي المطبوعة:" بشهادة الله بالأولى أولى". (٢). في ز، ل:" هي النضير". (٣). في ح، ز، س، ط، هـ:" وهو أقوى منا من القول ... ". (٤). راجع ج ٨ ص ٦٧.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies