Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Son mari était Aws ibn al-Ṣâmit. Les savants ont divergé quant à sa lignée.
Certaines autorités disent : c’était une Ansârîte, fille de Thaʿlaba ;
d’autres affirment : elle est la fille de Dulaij ;
on a également avancé : elle est la fille de Khuwailid ;
d’autres encore : elle est la fille de al-Ṣâmit ;
d’aucuns enfin prétendent qu’il s’agissait d’une esclave appartenant à ʿAbd Allâh ibn Ubayy et que c’est à son sujet qu’Allah révéla : « Et ne contraignez pas vos servantes à la prostitution, si elles veulent rester chastes », parce qu’il la forçait à la débauche.
On a aussi dit : elle est la fille de Ḥakîm.
Al-Naḥḥâs commente : rien de tout cela n’est contradictoire ; on peut la rattacher tour à tour à son père, à sa mère ou à son grand-père, et il se peut qu’elle ait été l’esclave de ʿAbd Allâh ibn Ubayy, de sorte qu’on l’appela Ansârîte par alliance, puisqu’il était compté parmi les Ansâr, bien qu’il fût des hypocrites.

Deuxième question : le verset « qad samiʿa llâhu » a été récité avec assimilation, et également avec articulation distincte. Le sens premier de « samʿ » est la perception des sons audibles ; tel est l’avis retenu par le shaykh Abû al-Ḥasan. Ibn Fawrak dit : l’opinion correcte est qu’il s’agit de la perception de ce qui est entendu.

Al-Ḥâkim Abû ʿAbd Allâh explique le Nom divin « as-Samîʿ » : Il est Celui qui perçoit les voix que les créatures perçoivent avec leurs oreilles, sans qu’Il possède pour autant d’oreille ; aucun son ne Lui échappe, bien qu’Il ne soit pas décrit par l’organe sensoriel composé qu’est l’oreille. Ainsi, l’homme sourd, privé de cet organe, n’est pas apte à percevoir le son. L’ouïe et la vue sont deux attributs, tout comme la science, la puissance, la vie et la volonté ; ils font partie des attributs essentiels, et le Créateur — exalté soit-Il — n’a jamais cessé d’en être qualifié.

Les verbes « shakâ » et « ishtakâ » ont le même sens. Le terme « tuḥâwiruka » signifie : elle échange la parole avec toi, et « tujâdiluka » : elle te questionne.

« Ceux d’entre vous qui prononcent le ẓihâr à l’encontre de leurs épouses — celles-ci ne sont nullement leurs mères ; leurs mères ne sont que celles qui les ont enfantés. Ils ne profèrent là qu’une parole répréhensible et mensongère, et Allah est certes Pardonneur, Miséricordieux. » [Coran 58 : 2]

وَزَوْجُهَا أَوْسُ بْنُ الصَّامِتِ، وَاخْتَلَفُوا فِي نَسَبِهَا، قَالَ بَعْضُهُمْ: هِيَ أَنْصَارِيَّةٌ وَهِيَ بِنْتُ ثَعْلَبَةَ، وقال بعضهم: هي بنت دليج، وَقِيلَ: هِيَ بِنْتُ خُوَيْلِدٍ، وَقَالَ بَعْضُهُمْ: هِيَ بِنْتُ الصَّامِتِ، وَقَالَ بَعْضُهُمْ: هِيَ أَمَةٌ كَانَتْ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَيٍّ، وَهِيَ الَّتِي أَنْزَلَ اللَّهُ فِيهَا (وَلا تُكْرِهُوا فَتَياتِكُمْ عَلَى الْبِغاءِ إِنْ أَرَدْنَ تَحَصُّناً) لِأَنَّهُ كَانَ يُكْرِهُهَا عَلَى الزِّنَى. وَقِيلَ: هِيَ بِنْتُ حَكِيمٍ. قَالَ النَّحَّاسُ: وَهَذَا لَيْسَ بِمُتَنَاقِضٍ، يَجُوزُ أَنْ تُنْسَبَ مَرَّةً إِلَى أَبِيهَا، وَمَرَّةً إِلَى أُمِّهَا، وَمَرَّةً إِلَى جَدِّهَا، وَيَجُوزُ أَنْ تَكُونَ أَمَةً كَانَتْ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَيٍّ فَقِيلَ لَهَا أَنْصَارِيَّةٌ بِالْوَلَاءِ، لِأَنَّهُ كَانَ فِي عِدَادِ الْأَنْصَارِ وَإِنْ كَانَ من المنافقين. الثانية- قُرِئَ (قَدْ سَمِعَ اللَّهُ) بِالْادْغَامِ وَ (قَدْ سَمِعَ اللَّهُ) بِالْإِظْهَارِ. وَالْأَصْلُ فِي السَّمَاعِ إِدْرَاكُ الْمَسْمُوعَاتِ، وَهُوَ اخْتِيَارُ الشَّيْخِ أَبِي الْحَسَنِ. وَقَالَ ابْنُ فَوْرَكٍ: الصَّحِيحُ أَنَّهُ إِدْرَاكُ الْمَسْمُوعِ. قَالَ الْحَاكِمُ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ فِي مَعْنَى السَّمِيعِ: إِنَّهُ الْمُدْرِكُ لِلْأَصْوَاتِ الَّتِي يُدْرِكُهَا الْمُخَلِّقُونَ بِآذَانِهِمْ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَكُونَ لَهُ أُذُنٌ، وَذَلِكَ رَاجِعٌ إِلَى أَنَّ الْأَصْوَاتَ لَا تَخْفَى عَلَيْهِ، وَإِنْ كَانَ غَيْرَ مَوْصُوفٍ بِالْحِسِّ الْمُرَكَّبِ فِي الْأُذُنِ، كَالْأَصَمِّ مِنَ النَّاسِ لَمَّا لَمْ تَكُنْ لَهُ هَذِهِ الْحَاسَّةُ لَمْ يَكُنْ أَهْلًا لِإِدْرَاكِ الصَّوْتِ. وَالسَّمْعُ وَالْبَصَرُ صِفَتَانِ كَالْعِلْمِ وَالْقُدْرَةِ وَالْحَيَاةِ وَالْإِرَادَةِ، فَهُمَا مِنْ صِفَاتِ الذَّاتِ لَمْ يَزَلِ الْخَالِقُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى مُتَّصِفًا بِهِمَا. وَشَكَى وَاشْتَكَى بمعنى واحد. وقرى (تحاورك) أي تراجعك الكلام و (تُجادِلُكَ) أي تسائلك. [[سورة المجادلة (٥٨) : آية ٢]] الَّذِينَ يُظاهِرُونَ مِنْكُمْ مِنْ نِسائِهِمْ مَا هُنَّ أُمَّهاتِهِمْ إِنْ أُمَّهاتُهُمْ إِلاَّ اللاَّئِي وَلَدْنَهُمْ وَإِنَّهُمْ لَيَقُولُونَ مُنْكَراً مِنَ الْقَوْلِ وَزُوراً وَإِنَّ اللَّهَ لَعَفُوٌّ غَفُورٌ (٢)

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